Skip to main content

Full text of "Nouvelles fables de Phèdre traduites en vers italiens par M. Petronj et en prose française par M. Biagioli avec les notes latines de l'édition originale et précédée d'une préface française par M. Ginguené"

See other formats


Google 



This is a digital copy of a book that was preserved for générations on library shelves before it was carefully scanned by Google as part of a project 
to make the world's books discoverable online. 

It has survived long enough for the copyright to expire and the book to enter the public domain. A public domain book is one that was never subject 
to copyright or whose légal copyright term has expired. Whether a book is in the public domain may vary country to country. Public domain books 
are our gateways to the past, representing a wealth of history, culture and knowledge that's often difficult to discover. 

Marks, notations and other marginalia présent in the original volume will appear in this file - a reminder of this book' s long journey from the 
publisher to a library and finally to y ou. 

Usage guidelines 

Google is proud to partner with libraries to digitize public domain materials and make them widely accessible. Public domain books belong to the 
public and we are merely their custodians. Nevertheless, this work is expensive, so in order to keep providing this resource, we have taken steps to 
prevent abuse by commercial parties, including placing technical restrictions on automated querying. 

We also ask that y ou: 

+ Make non- commercial use of the files We designed Google Book Search for use by individuals, and we request that you use thèse files for 
Personal, non-commercial purposes. 

+ Refrain from automated querying Do not send automated queries of any sort to Google's System: If you are conducting research on machine 
translation, optical character récognition or other areas where access to a large amount of text is helpful, please contact us. We encourage the 
use of public domain materials for thèse purposes and may be able to help. 

+ Maintain attribution The Google "watermark" you see on each file is essential for informing people about this project and helping them find 
additional materials through Google Book Search. Please do not remove it. 

+ Keep it légal Whatever your use, remember that you are responsible for ensuring that what you are doing is légal. Do not assume that just 
because we believe a book is in the public domain for users in the United States, that the work is also in the public domain for users in other 
countries. Whether a book is still in copyright varies from country to country, and we can't offer guidance on whether any spécifie use of 
any spécifie book is allowed. Please do not assume that a book's appearance in Google Book Search means it can be used in any manner 
anywhere in the world. Copyright infringement liability can be quite severe. 

About Google Book Search 



Google's mission is to organize the world's information and to make it universally accessible and useful. Google Book Search helps readers 
discover the world's books while helping authors and publishers reach new audiences. You can search through the full text of this book on the web 

at http : / /books . qooqle . corn/ 




Digitized by VjOOgLC 



Digitized by Goo 



Digitized by Google 



Digitized by Google 



PHAEDRI 

FABELLAE NOVAE. 



Digitized by Google 



$e fend à FarU , ^ » 

Chez BLANKENSTEIN, libbaire, 
quai Mala<ju»i , n° h> » 



Digitized by Google 



NOUVELLES FABLES 



DE PHEDRE 

TRADUITES EN VERS ITALIENS 

Par M. PETRONJ 

Il BIf PROSE FRANÇAISE 

Par M. BIAGIOLI 

AVEC LES VOTES LATINES DE L'ÉDITION ORIGINALE 

ET PRÉCÉDÉE D'UNE PRÉFACE FRANÇAISE 
- Par M. GINGUENÉ 

MfMlftS DB L'INSTITUT IMPERIAL DS F B. A MCE. 



A PARIS 

DE L'IMPRIMERIE DE P. DIDOT L'AINÉ. 
tt. DCGCXIL 




AL SIGNOR GENERALE 

BARON DE POMMEREUL 



CONSIGLIERE DI STATO, 

DIRETTOR GENERAL DELLE IMPRIMERIE E LIBRERIE 

STEFANO EGIDIO PETRONJ. 



IIGNOR BAROtfE, 



Due rniei dottissimi amici, ilsignor Gaspare 
Mollo de' duchi di Lusciano , poeta di natura 
e d'arte, i cui veri Improvvisi mirabili son. 
eelefyri in tutta V Italia e fuori, e ilsignor Fran- 
'cesco Cancellieri, uno dei più eruditi scrittori 
viyçnti, m inviarono giâ lastampa fatta in 



Digitized by 



Google 



Napoli di trentadue Favole di Fedro tutte 
nuove, ritrovate in un vecchio codice d' un* 
antica biblioteca di quella culta città. Ho 
creduto utile darne subito un 9 edizione in Pa- 
rigi coi hitidi torchi del si famoso Didot il 
maggiore. Vi ho aggiunta la mia traduzione 
in versi italiani; quella in prosa francese del 
letteratissimo signor Biagioli che pubblica ora 
per la terza volta F aurea sua grammaticà 
ragionata , e una prefazione del signor Gin- 
guené chiarissimo per tante sue letterarie fa- 
tiche e per ta belV opéra recentemente uscita 
alla luce sulla Letteratura d'ïtalia. 

Non entro io qui sul merito diqueste Favole* 
Mi restringo a dire soltanto, che un 9 oggetto 
presentano di dotta curiosità e di non picciola 
erudizione. E a chi mai, cultissimo signor Ba- 
rone> potea consacrarsi meglio che a voisimile 
stampa? Taie è il mio tifiesso , e taie si è pur 
quetlo di chi ha meco cooperato. Voi dunque, 
son certo , in lietù volto saprete accogliere il 
dono. - ' 

Parigi, a3 Marco i8i a. 



Digitized by V^OOglC 



PRÉFACE. 

L'anwowcb faite depuis quelque temps de trente- 
deux fablès de Phèdre, inédites jusqu'à ce jour, et 
nouvellement découvertes à Napleç dans un manus- 
crit de Perotti, que possède la bibliothèque royale , 
a dû vivement intéresser le monde littéraire. . 

Le Moniteur du 28 septembre 181 1 , dans un ar- 
ticle daté de Naples, a parlé de la troisième édition 
de ces fables, publiées par M. Cassitti, savant litté- 
rateur, qui assure, est-il. dit dans cet article, « que 
l'honneur de cette découverte lui appartient, non 
pas parcequ'il a eu le mérite facile de les copier dans 
le manuscrit T,rfeviHftnOT t ^ftûlflt P? u intelligible , de 
Perotti, mais parcequ'il est le premier qui ait senti la 
beauté de ces fables, et reconnu l'air de famille qui 
lés rend si ressemblantes aux autres productions de < 
l'affranchi d'Auguste.» 

Dans la Gazette de France du 18 mars 181 2, on 
nous apprend que « le célèbre Heyne de Gœttingen , 
à qui M. Cassitti a envoyé ces fables , croit qu'elles 
ne sont pas de Phèdre. On mande de Naples , y est-il 
dit de plus, que le critique Jannelli, bibliothécaire 
de la bibliothèque royale , est occupé d'en donner 
une nouvelle édition avec un nouveau commentaire; 
qu'il supplée à tout ce qui manquait dans le Codex 
Perotti dans lequel on les a trouvées. » 




Viij PREFACE. 

«*Cet ouvrage sera précieux », ajoute le journa- 
liste. C'est cet ouvrage jmême que M. Petronj , poëte 
italien , connu par le poème lyrique et numismatique , 
intitulé la Napoléonide, par une traduction com- 
plète des fables de La Fontaine *, et par plusieurs 
autres ouvrages, redonne en France, avec une tra- 
duction de lui en vers libres", et une traduction en 
prose française du savant grammairien M. Biagioli; 
il le redonne d'après le texte de l'édition napolitaine 
de M. Cataldo Jannelli , dont il a même cru devoir 
conserver les notes latines, pour que l'on pût mieux 
apprécier le travail du premier éditeur. 

En Italie, le nom de Perotti est généralement 
connu; ce nom y donne de l'intérêt et de l'autorité 
à tout ce qui vient de lui; et il a dû suffire a an- 
noncer la publication d'un de ses manuscrits pour 
que ce titre Codex Perottinus excitât la curiosité 
publique. En France, cette publication exige quel- 
ques explications. 

Niccolo Perotti est un de ces savants italiens du 
XV e siècle , auxquels la littérature a eu de si grandes 
obligations , qui ramenèrent leurs contemporains à 
l'étude de l'antiquité, et que l'on peut regarder 
comme les fondateurs de l'érudition moderne. Né à 
Sassoferrato'y en i43o, il se rendit, jeune encore, 
célèbre par son savoir, et tint à Bologne une école 
d'éloquence, de poésie, ensuite de philosophie, et 



* En quatre volumes in-18, dont les trois premiers ont déjà 
para, et le quatrième est sous presse. ^ 



PREFACE. • IX 

même de médecine. H y traduisit du grec en latin 
l'Histoire de Polybe, le Manuel d'Epictète, le Com- 
mentaire de Simplicius sur la Politique d'Aris- 
tote, etc. Sa réputation le fit appeler à la cour de 
Rome , où il fut employé dans des affaires impor- 
tantes, et reçut les titres de secrétaire pontifical et 
de comte du palais de Latran. Enfin il fut fait, en 
1 458 , archevêque de Manfredonia , dans cette 
partie de la Pouille qu'on nomme la Capitanate : il 
nfcvait alors que vingt-huit, ans, et mourut en 1480, • 
n étant âgé que de cinquante. 

Le siège de son archevêché était anciennement à 
Sipontq, dans la même provinoe; cette ville ayant 
été ruinée , il fut transféré à Manfredonia. Dans la 
'langue littéraire d'Italie, Sipontus est toujours le 
nom de l'archevêché, étl'on appelle communément 
, Perotti j&pcwtita 

Le plus célèbre de ses ouvrages est intitulé C6fc 
nucopia ; ce fut en effet pour l'érudition de son siècle 
une vraie Qorne d'abondance. La plus belle et la 
meilleure édition , donnée par Aide en 1 5i 3 , est un 
grand et gros in-folio à deux colonnes et en caractères 
très serrés : mille trente-deux de ces fortes colonnes 
sont remplies par un ample commentaire sur le seul 
premier livre des épigrammes de Martial, c'est-à- 
dire celui des spectacles. 

Apostoloufeno , dans le tome I de ses Dissertations 
sur Vossius ( Dissertazioni Vossiane ) , termine la 
notice très exacte de tous les ouvrages, tant im- 
primés qu'inédits de Peroik, par un manuscrit qui 



y 



Digitized by 



Google 



X PRÉFACE. 

a littéralement le même titre que celùi de Naples: 
Epitome fabularuax jEsopi,Aviani et Phœdri ad 
Pyrrhum Perottum y fratris filium , adolescentem 
suavissimum ; mais il place ce manuscrit à Milan 
dans la bibliothèque ambroisienne , soit qu'il eût mal 
retenu ou mal entendu ce tju'il dit avoir su à Vienne 
du savant hollandais Jacques - Philippe d'Orville. 
Nous reviendrons bientôt sur cette erreur. 

£1 paraît _4|ue la publication récente des trente- 

- deux fables inédites de Phèdre, qui forçt partie de *e 
manuscrit , a occasionné à Naples une guerre assez 
vive entre M. Cassilti et M. JanneUi. Je me garderai 
bien de prendre parti dans cette guerre : je n'ai vu 
aucune des trois .éditions de ces fables, publiées, 
dit-on, par M, Cassitti; j'ai au contraire sous les* 
yeux l'édition que M. JanneUi a donnée du manus- 
crit entier de Perotti: elle est divisée en quatre par^ 
ties , dont la première contient trente-deux fables 

, de Phèdre déjà connues , la seconde les trente-deux 
fables inédites, la troisième trente-six fables d'Àvien , 
et la quatrième des poésies* inédites de Perotti. Le 
tout est précédé d'un Avis au lecteur, qui contient 
quelques 1 faits dont on peut désirer d être instruit. Je 
ne les en puis tirer sans être obligé de dire en sub- 
stance ce que l'éditeur dit lui-même de M. Cassitti; 
je ne renoncerai point pour cela à l'impartialité la 
plus complète : ne connaissant ni l'un ni l'autre de 
ces deux savants, je n'affirmerai nullement que les 
faits soient ainsi, mais seulement que c'est ainsi qu* 
M. JanneUi les a rapportés. 




uigmzGQ oy vjv_/v^* 



PRÉFACE. XJ 

Le frontispice de son livre porte la date de 1809, 
et Y avis ftu lecteur celle de février 181 1 ; il com- 
mence par nous apprendre la cause de cette diffé- 
rence. Le livre est en effet imprimé depuis 1809; 
mais M. Jannelli voulait y joindre trois longues dis- 
sertations, qui devaient être imprimées, comme le 
livre même , à l'imprimerie royate. Cetlèinïpfimerie 
occupée d'objet^ importants fut forcée* dlttterrôtn^ 
pre ce travail. Cependant Tes fables de Phèdre étaient 
achevées depuis deux ans; elles étaient annoncées, 
et le public savant les attendait. Il a vu enfin qu'il 
pouvait publier d'abord les poésies contenues dans 
le manuscrit , et dans un volume à part les trois dis- 
sertations. C'est le parti auquel il s'est arrêté. 

Tout était prêt; les fables nouvellement décou- 
vertes et transcrites avaient été lues par plusieurs 
savatits; un^è¥&^ chargé 
l'imprimerie royale de les imprimer, quand parut 
tout-à-coup un livret de quelques pages*, publié pair 
M. J. Ànt. Cassitti) où l'on annonçait qu'étaient con- 
tenues ces mêmes fables. Après la première surprise , 
M. Jannelli reconnut que le texte des fables, dans 
cette édition , différait si étrangement de celui que 
fournissait le manuscrit de Perotti, que c'était une 
raison de plus pour lui de se hâter d'opposer des 
leçons authentiques aux fausses leçons de ce livret. 

Premièrement , dit-il , plusieurs vers entiérs , qui 
sont cependant aisés à lire dans le manuscrit, man- 

* Pancitlantm paginarum libellnlm. 




Xlj PRÉFACE. 

quent entièrement dans l'édition; il y manque de 
même un grand nombre de fragments, d0 mots, de 
syllabes, d éléments de lettres, de tracés enfin dont 
on 1 peut tarés souvent tirer des leçons certaines. En- 
suite 1 éditeur s'est permis plusieurs altérations dans 
les leçons même les plus évidentes et les plus claires 
du manuscrit, pour soutenir les leçons qu'il -a sup- 
pléées. Enfin ces différents vices , et d'autres encore , 
ont tellement changé et défiguré le texte de ces fables 
qu'il n'est presque plus reconnaisdable. 

Cela est venu, tQujours selon M.^Jannelli, de ce 
que ce n'est point M. Cassitti lui-même qui a copié, 
qui a examiné, qui a même lu le manuscrit de Pe* 
rotd - y c!est son frère , qui étant allé quelquefois à la 
bibliothèque royale pour un autre objet, y a con- 
sacré quelques moments , et a fait rapidement ces 
copies. L'édition s'est même faite en l'absence de 
M. Cassitti 9 et l'on trouve dans cet avis de M. Jan* 
neUi toutes les raisons quipeuvent la rendre suspecte. 

..Enfin ce dernier ayant appris qu'il en avait été 
envoyé des exemplaires à Paris et jusqu'au fond de 
l'Allemagne, n'a plus cru qu'il lui fût permis de re- 
tarder à faire paraître son édition ; elle a paru en 
éffet , et peu de temps après a mis au jour un au- 
tre volume contenant les trois dissertations latines 
dont il avait parlé dans son avis au lecteur, et quï 
dévoient servir de prolégomènes au manuscrit de 
Perotti*. 

* Ce Volume a pour titre : Cataldi Jannellii in Peroitùium 
Codiccm prolegomena. 



Digitized by Google 



PRÉFACE. XÎij 

La première a pour objet ce qui regarde ce ma- 
nuscrit et sa publication ; dans la seconde , l'auteur 
démontre que Phèdre est bien réellement l'auteur 
des trente-deux nouvelles fables; dans la troisième, 
il parle de Pétrone , qui paraît étranger à la question , 
mais qui lui fournit cependant de nouvelles preuves 
de ce qu'il a établi dans la seconde. 

Je dirai, mais en peu de mots, ce qu'il y a d'essen- 
tiel dans toutes les trois; voici d'abord les faits que 
contient la première. 

Ce fut pour servir à l'instruction du jeune Pyrtha 
Perotti, fils de son frère aîné , qu'étant lui-même en- 
core jeune, Niccolo Perotti composa ce recueil. Il 
eut ensuite le dessein de le publier, mais les emplois 
dont il fut bientôt revêtu, et sa mort prématurée, 
empêchèrent l'exécution de ce projet. Après lui, ni 
son neveu r ni personne ne paroisses a^re occupés 
de son manuscrit ; il resta profondément ignoré , et 
passa de main en main jusque dans la bibliothèque 
du duc de Parme, où un jeune savant étranger le 
découvrit en 17Î7. s 

Ce savant était Jacques-Philippe d'Orville, dont 
on a. parlé plus haut. Il voyageait en Italie , visitant 
sur-tout les bibliothèques , eç y cherchant avec une 
curiosité très active le» manuscrits les plus rares et les 
plus ignorés ; il trouva celui-ci couvert de poussière, 
et én reconnut facilement le prix. P. Barman son 
ami s'occupait alors à Leyde d'une ample édition 
de Phèdre, in-4°; d'Orville ayant au premier coup- 
d'oeil aperçu dans Yépitome de Perotti des fable* de 



m 



Digitized by 



Goo 



Xiv PRÉFACE. 

Phèdre , avec des leçons différentes de celles que 
portaient jusqu'alors 'toutes les éditions, s'empressa 
d'instruire son ami de sa découverte , copia de sa 
main plusieurs de ces fables, et les lui fit passer, en 
lui offrant d'en copier et de lui en faire passer un 
plus grand nombre : l'offre fut acceptée , et d'Orville 
continua d'extraire avec beaucoup d'exactitude et de 
soin différents morceaux de ce manuscrit. Mais cette 
copie arriva lorsque l'édition de Burman était trop 
avancée pour qu'il pût en faire usage ; il parla seule- 
ment, à la fin de sa préface , du manuscrit de Perotti, 
de la découverte de d'Orville, des extraits qu'il lui 
avait envoyés , et en tira quelques variantes qu'il 
accompagna d'observations. 

Cela fit connaître au monde savant l'existence de 
ce manuscrit: les actes de Leipsick, Fabricius, Er- 
nesti, Apostolo Zeno , etc., en parlèrent. On re- 
chercha soigneusement l'extrait fait par d'Orville , 
et envoyé par lui à Burman : ou l'original même de 
cet extrait , ou une copie faite en Hollande , passa 
dans la bibliothèque du collège de Louis-le-Grand 
à Paris. Valart et Philippe la consultèrent avec fruit 
pour leur élégante édition de Phèdre, chez Barbou, 
1748. Après l'abolition des jésuites , Gabriel Brotier 
devint possesseur de cet extrait de d'Orville, et s'en 
servit utilement dans son édition de Phèdre , donnée 
à Paris en 1783. Après sa mort, elle passa entre les 
mains de son neveu, et s'est définitivement perdue 
, les troubles de la révolution ; perte qui parois- 





PRÉF A.CE. -XV 
dit au public dans sa préface , ni d'Orville n avait 
écrit en tête de son extrait , dans quelle bibliothèque 
d'Italie il avait découvert le manuscrit de XEpitome 
de Perotti. i 
La fausse indication donnée paf Apostolo Zeno, 
iju'on ne peut attribuer qu'à un défaut de mémoire, 
faisait croire que ce manuscrit original était à Mi- 
lan ; mais on l'y avait inutilement cherché. Le savant 
abbé Andrès r auteur de FHistoire générale de la Lit- 
térature, avait autrefois écrit à ce sujet au comte 
Mazzuchelli > qui lui avait répondu, après les recher- 
ches les plus exactes, qu'il n'y avait actuellement, 
et qu-il n'y avait même jamais êu dans la bibliothè- 
que ambroisienne , de manuscrit qui ressemblât à la 
description" que Burman en avait donnée à la fin de 
sa préface , et qu'il avait reçue de d'Orville. 
' -Cependant cé manuscrit dç^Peréfttéymàriton *Ux 
ans après la découverte que ce savant hollandais on 
avait faite , avait été transporté de Parmé à Naples 
avec tous les livres appartenant aux Farnèse. Il y 
resta long-temps enfermé dans une caisse, comme 
tous les autres. Lorsqu'il en fut tiré; ce lut pour être 
livré à des mains ignorantes; on y mit même pour 
titoe, Perotti fabulœ, an lieu de F'eterum fabu~ 
larum çpitome, et ce fut sous ce titre inepte qu'il 
fut porté , dix autres années après , sur le catalogue 
des manuscrits provenant de la bibliothèque Fais 
nèsfc. Mais celle de Naples ayant ënfin reçu une or* 
ganisation. fixe > et le savant M. Àndrès ayant été mis 
à la tête de cette riche bibliothèque, il y a retrouvé 



Digitized by Google 



XV f PRÉFACE. 

lui-même ce précieux manuscrit; il l'a reconnu à sa 
parfaite conformité avec la description donnée par 
Burman , aux variantes placées par celui-ci à la fin 
de sa préface , et qui se trouvent toutes sans excep- 
tion dans le manuscrit, aux lacunes indiquée^dans 
l'une , et qui sont exactement dans l'autre ; enfin à 
tous les signes de conformité que des yeux exercés 
peuvent saisir. 

Ge manuscrit est sur papier , dè format in-8°, et n'a 
que cent scfeante-dix pages , encore y en a-t*il au com- 
mencement huit entièrement remplies par la table 
des, matières , et à la fin trente restées en blanc. 11 con- 
tieiiren tout cent soixante pièces, parmi lesquelles il a 
été facile de reconnaître trente-deux fables de fchèdre 
impriméés, et trente-six d'Avien. Une soixantaine 
depigrammes de Pero&i lui-même portent assez 
généralement le nom de l'auteur, mais il ne se 
trouve en têté"d*aucune des fables , et il y en a trente- 
deux totalement inédites. Toutes ces pièces s'entre- 
mêlent et se succèdent sans aucun ordre : une fable 
oo»no& dé Phèdre en suit une inédite, celle-ci une 
fable d'Avien , ét cette dernière unè épigramme de 
Perûtti. Les feuillets, restés en blanc à la fin portent 
à croire que le recueil n était pas fini , et que Fauteur 
comptait y ajouter plusieurs morceaux. • r j *'' 

Au reste ce manuscrit est en très mauvais ~*élati 
gâifé par des tachés d'eau sale et de moisissure, et, 
ce qui est phi* fttâiéux , entièrement effacé dans 
un grand nombre d'endroits ; dans beaucoup d'au- 
tres 1 et même presque par-tout , les éléments des 



Digitized by Google 



PRÉFACE. XVÎj 

lettres sont incertains, vagues, et tellement altérés 
par l'humidité qu'à peine en peut-on saisir la forme. 
La principale cause de ces détériorations est la li- 
queur qui a servi à l'écrire; ce n'est ni de l'encre 
noire , ni aucune autre substance acide , pénétrante 
et tenace ^ mais une liqueur de couleur verte , à 
l'exception des lettres initiales et de quelques notée 
qui sont en rouge. 

Perotti eut principalement pour but, en formant 
ce recueil, l'instruction de son neveu qu'il aimait 
tendrement; pour rendre cette instruction plus fa- 
cile, il mit en tête de chaque fable une affabulation 
ou maxime morale tirée de la fable même; et lorsr 
qu'elle y était exprimée , comme dans presque toutes 
les fables de Phèdre, il la mit de vers en prose , pour 
qu'elle fut plus claire et plus facile à saisir. Il voulut 
aussi inviter à l'étude par la variété des objets; et 
c'est pour cela qu'il eut soin d'entremêler, et des 
fiftles de déférents auteurs, et ses propres épi- 
grammes avec les fables. 

Plusieurs savants l'ont accusé, les uns d'avoir al- 
tere les fables de Phèdre, les autres d avoir voulu se 
les attribuer. M. Jannelli le défend avec avantage 
contre toutes ces accusations; il fait sentir le prix 
du manuscrit que possède la bibliothèque d-e Naples , * 
même .pouj la partie des fables de Phèdre qui était 
déjà publique , puisque , selon toute apparence , Tan- , 
cien manuscrit dont elkîs furent tirées n'existe plus, 
et que les deux seuls autres que l'on connût ont péri , 
lun dès i 77 4, l'autre depuis environ quinze ans. 




XVlij PREFACE- 

Mais ce qui le rend plus précieux, ce sont les 
trente-deux fables inédites dont tout paraît garantir 
l'authenticité. L'examen attentif qu'en a fait ; un sa- 
vant aussi éclairé que M. l'abbé Andrès et 1 munie 
persuasion où il est quelles sont de Phèdre, sutnra, 
Lur le faire croire. C'est lui qui a engage, qui a ins- 
tamment exhorté M. Jannelli à publier le manuscrit 
entier : celui-ci , en cédant à cette invitat.on , a pris 
le parti fort sage de séparer en quatre parties diffc- 
' rentes ce qui est confus et mêlé dans le manuscrit, 
l ies a rangées dans l'ordre que l'on a vu plus haut, 
e ne dois "parler que de ce quil a fait pour la se- 
conde partie , c'est-à-dire pour les trente-deux non 
velles fables qui reparaissent ici , traduites en italien 

Ct nyT 'fidèlement et scrupuleusement copié le 
texte de Perotti. Les leçons bonnes ou mauvaises, 

formées par les caractères et les mots effaces, il a 
ont reproduit exactement; il n'a point épargne sa 

; o :;: e l* cet* v^r r ^jz^t 

Pendant plusieurs mois il s'est continuellement oc 
Lp de ces fables ; il assure les avoir lues et relues 
Z fois chacune, et n avoir jama,s quitte le hvre 
sans en avoir fixé la leçon de la manière la moin 
arbitraire et la plus certaine. Ses yeux, quil dit 
tt bons, nebiont pas suffira loupe * 
souvent au secours de ses yeux et il a sounus , 
, instruits dans ce genre d étude» les ena 



PRÉFACE, XÎX 

douteux. On peut donc être sûr que son édition 
représente fidèlement tout ce qui reste de lisible 
dans le manuscrit de Perotti. 

Les lacunes, malheureusement très nombreuses, 
sont figurées par autant de points qu'il y a de lettres, 
ou totalement effacées, ou tronquées et illisibles 
dans l'original. Le savant éditeur y supplée dans des 
notes remplies d'érudition et de sagacité, qui sont 
placées au bas des pages. Il est , le plus souvent , diffi- 
cile de ne pas adopter les leçons qu'il propose ; il se 
borne pourtant à les proposer , comme celles qui lui 
ont paru les plus vraisemblables et les meilleures : 
c'est aux savants, dit-il avec modestie, à les fixer. Il 
se gardera bien de défendre obstinément les siennes, 
et dès qu'on en présentera de préférables, c 'est-à-dire 
de plus conformes au manuscrit^ aux fragments , aux 
traces , et aux vestiges que l'on peut distinguer 
encore; qui offrent enfin plus d élégance dans le 
style et un meilleur sens, il est prêt à les préférer et 
à les adopter au lieu des siennes. 

On n'a pas dû, dans cette édition parisienne, 
suivre tout-à-fait la même méthode. Ces points et 
ces vides dans le texte, et ces, leçons rejetées-dans 
des notes latines auraient paru trop incommodes à 
nos lecteurs français : on a préféré mettre en carac- 
tère romain tout ce qui est dans le texte donné par 
M. Jannelli d'après le manuscrit original, et en ca- 
ractère italique les letyes et les mots qu'il a suppléés 
dans ses notes. On distinguera ainsi sans embarras 



Uigitized by VJUU' 



X* PRÉFACÉ. ' 

ce qui s'est conservé du texte de l'auteur, et les res- 
titutions proposées par le premier éditeur, à la place 
de ce que le temps a détruit. 

Après qu'un littérateur aussi célèbre que M. An- 
drès, et un latiniste aussi habile que paraît l'être 
M. Jannelli, ont reconnu Phèdre pour auteur des 
trente-deux nouvelles fables, s'il restait encore quel- 
ques doutes sur leur légitimité, ils seraient dissipés 
par la lecture attentive de la deuxième dissertation. 
Elle est divisée en deux chapitres; dans le premier, 
l'auteur prouve avec beaucoup de méthode , d'éru- 
dition et de clarté , que de tous les fabulistes qui 
ont écrit depuis le siècle d'Auguste jusqu'au temps 
où vivait Perbtti, aucun autre que Phèdre ne peut 
être l'auteur de ces fables ; ce sont des preuves né- 
gatives très fortes. Il prouve de même dans le se- 
cond , mais par des preuves affirmatives et positives, 
que Phèdre en est bien véritablement l'auteur. Je 
ne pourrais le suivre dans ces deux cathégories de 
raisonnements, sans donner à cette préface une 
étendue qu'elle ne comporte pas ; je ne puis qu'as- 
surer que si, après avoir lu avec attention les nou- 
velles' fables , j avais eu besoin de nouveaux motifs 
pour repousser quelques doutes qui se sont offerts à 
mon esprit, cette dissertation me les eût fournis. 

La troisième dissertation a pour objet de fixer 
le temps où Pétrone a vécu, et de tirer de là un 
argument pour démontrer qu^l'auteur des nouvelles 
fables ne peut être que l'affranchi d'Auguste. Ce 
qui met un rapport intime entre deux questions qui 



Préface, xxj 
paraissent tférf avoir aucun, c'est la quatorzième de 
ces fables, dont le sujet est l'histoire de la Matrone 
d'Éphësè, racontée brièvement, élégamment, et 
tout-iifait dans la maitïère de Phèdre. Le fond et les 
prlttéipaleS drfctftfs&rtces sont tellement les même» 
dans' les deux autettrs, qu'il» lie pëavent leS avoir 
tirés que de la même source ; et tottt prouve que 
c'étâit un événement arrivé du vivant de l'un et de 
l*aùtre. Or l'opinitm la plus générale est que Pétrone 
vivait sous Claude et scftis Néron , et quant à l'af- 
franchi <FÀugusre, qui n'écrivit ses fables que dans 
une vieillesse avancée, quoiqu'il passe ordinaire- 
ment pour les avoir faites sous Tibère , plusieurs ont 
pensé que ce ne fat qu après la mort de cet empe- 
reur*, ce qui le rapproche de fèrt près du temps oii 
écrivait Pétrone. 

* 

M. Jannelli prouve très solidement , dans un pre- 
mier chapitre, que cet auteur florissait sous Claude 
èt sous Néron , et , dans un second chapitre, que c'était 
aussi vers le même temps que PhèHre composait ses 
fables. Quel serait à cette époque le troisième auteur 
qui aurait pu raconter cette histoire cotnme un fait 
récent? 

Pbr aliquot an sos , quœdam dilectum viruut 
Amisit, 

dit notre fable XIV; et dans la satire de Pétrone, 
Eumolpe , qui la raconte , dit qu'il n'ira pas chercher 

* Fabricius, Bibl. latin. , 1. II, c. 3 , de Phœdro. 



Digitized by Google 



XX1J PRÉFACE» 

de ces vieux sujets de tragédies, ni de ces nom* 
coanus depuis des siècles, mais que, si Ton veut 
l'écouter, il contera une aventure arrivée de son 
temps *. Quel serait aussi le poète des temps posté- 
rieurs qui aurait pu trouver ou imiter dans cette 
fable, et dans toutes celles qui raccompagnent, cette 
élégante simplicité du style de Phèdre? 

Il reste donc prouvé, après avoir lu ces trois dis- 
sertations , il peut letre même sans les lire , que les 
trente-deux fables nouvelles , publiées à Naples d'a- 
près le manuscrit de Perotti , sont réellement de 
Phèdre, et ne peuvent être que de lui. 

La Gazette de France nous dit que le célèbre Heyne 
n'est pas de cette opinion ; mais d'abord il faudrait 
savoir d'où elle a 'reçu ce renseignement ; ensuite 
l'exemplaire qu'a vu M. Heyne est un de ceux de l'édi- 
tion de M. Cassittij puisqu'il tenait de lui-même cet 
exemplaire ; et sans vouloir prendre parti dans la ques- 
tion de priorité qui s'est élevée entre les deux édi- 
teurs napolitains, tout porte à croire que, s'il y a de 
la différence entre les deux textes , la préférence est 
due au texte de M. Jannelli. Il faudrait donc que 
M. Heyne eût aussi un exemplaire de ce texte , pour 
pouvoir prononcer avec connaissance de cause. 

M. Pc lronj a pensé qu'il rendrait un service à ceux 
qui cultivent les langues latine et italienne, en pu- 
bliant à Paris le texte de ces fables avec une 



* Nec se tragœdias veteres curare, aut nomina sceculis nota, 
sed rem sua memoriâ factam quant exposituram se esse si Dél- 
ierons audire. Petron. , Satyr. 




Digitized by Google 



PREFACE. xx "j 

tion italienne en vers ; il a cru qu'il serait utile aux 
Français qui étudient ces deux langues d'y joindre 
une traduction en prose française, et il a engagé 
M. Biagioli, qui a plus d'usage que lui de notre 
langue, à se charger de ce travail : tous deux prêts 
à donner leur édition , que leurs soins réunis et les 
presses de M. Didot l'aîné recommandent suffisam- 
ment , m'ont prié d'y ajouter une préface où Seraient 
simplement exposés les faits relatifs à cette publica- 
tion qui peuvent intéresser les amis des lettres. Quoi- 
que pressé par d'autres travaux qui ne me laissent 
aucun loisir, je n'ai pu refuser ce léger service à deux 
hommes de lettres étrangers dont j'estime le talent 
et la personne. Je me suis procuré les dissertations 
de M. Jannelli qu'ils n'avaient pas, et j'en ai tiré 
rapidement ces détails, que j'ai crus nécessaires et 
suffisants pour éclairer le public impartial sur ce 
présent de trente-deux nouvelles fables de Phèdre 
qui lui est offert. 

Paris, ce? a5 mars 181*. 

P. L. GlNGUENÉ. 



* 



« 



•\ ..i 




Digitized by " 



/ 




FAVOLE NUOVE 



DI FEDRO. 




FAVOLA I. 

LA SCIMMIA E LA VOLPE. 

L'avaro non dà volentieri ne anche quel che ha 
ai troppo. 

A la volpe cbiedea parte la scimmia 
De la sua coda , acciô che onestamente 
Potesse ricoprir le nude natiche ; 
La maligna cosi : Benchè diventi 
Più lunga , io trascinar la vo più presto 
Pel fango e per le spine , che a te darne 
Una quantunque particella minima. 



L LE SING#ET LE RENARD. 

L'avare ne donne rien volontiers 9 pas même 
ce qu'il a de trop, 

JLe singe priait le renard de lui donner une portion 




PHAEDRÏ 

FABELLAE NOVAE. 
FABULA I. 

SltalUS ET VULPES 

v Avarum etiam quod sihiW superest non, 
libenter dare. 

Vulpem rogabat partem caudae Simïus (3) 
Contegere honeste posset ut nudas nates ; 
Ctti sic maligna : Longior fiât licet , 
Tamen illam citius per lutum et spinas traham, 
Qùam tibi irapartiar parvam quamvis partes (4) . 



de sa queue, pour qu'il pût en couvrir honnêtement 
ses fesses nues. Le malin lui répondit : Fut-elle en- 
core jfïus longue, j'aimerais mieux la traîner dans la 
boue et à travers les épines , que de t'en donner une 
portion, quelque petite quelle pût être. 



1 



Digitized by Google 



AD FABULAM PRIMAM 

NOTAE. 

(i) Fabellam hanc soluta tamen oratione descriptam habet 
Romulus, quem edidit Rimicius lib. III, n. 17. Alter, -quem 
vulgavit Fridericus Nilantitts n. XXXVI , et Anonymus antî- 
quus n. XLVI. Fabula tor autem Elegiacus carminé expressif. 
Nemo nescit istos Scriptores fabellas suas ex Pbaedro mutuatos 
fuisse, solutis plerumque, interpretatis , #t explicatis versi- 
culis. Quainobrem Petrus Burmannus in iambos eam coercuit , 
et postliminii iure , ut ita dicam , Phœdro vindicare conatus 
est. Abiit quidem longe a stilo et elegantia eius , quemadmo- 
dum ipsemet ingénue fatetur Praef. ad Comtn. nov. in Phaedr. 
sed id dandum potissimum illis interpolatoribus , qui prolixe 
saepe auctorem suum commentantur, et non raro corrumpunt. 
Attamen qui eorum fabellas cum Iambis , quos modo produ- 
cimus , confert , vix dubitare potest , quin illa; horum inter- 
pretatio , atque , ut ita*dicam, glossa habendœ sint. 

(%) Sibi. Ita quidem in Codice. Burmannus in Schedulis 
Doryillianis legit ei. 

(3) Sim. . . Nempe Simius. Burmannus in Excerptis dédit 
Simia. Id sane parum interest , quum utraque vox probata sit 
ac latina , sed illud tamen Godicis vestigia pris se ferunt , et 
Phxdrus quoties vocem usurpât in eo génère , quod Gram- 
matici vocant , usurpât. Ita quoque Romulus Niiantii habet 
Simius, et alter Rimicii Symeus. 

(4,) Pa Scilicet partent, quod ex vestigiis reliquarum 

etiam literarum satis clare eruitur. Sed vox spondaeum habet , 
ideoque versiculus tlaudi eâ nequit. Verum quidem est antea 
scriptum fuisse in Codice bonum , sed verbum hoc neque hic 
elegans est , neque satis subiecto *congruens. Tum cur dele- 
tum fuisset , si genuina vetusti MS. lectio fuisset ? Burmannus 
autem reponebat pilum , quœ coniectio placuisset , ni ?a par- 
tem argute repetitum ex superioribus videretur, et ni alia 
insuper vitia in versiculo essent , qus aliam emendationis ra- 
tionem expostularent. Etenim in.primâ sede, adhibitâ, ut 
par est, synaloephe trochaeus offenditur, quem carminis ratio 
omnino abhorre t. Non negaverim Poetas haud raro serrasse 



t 



Digitized by Google 



NOTAE. 5 

vocales literas sibi invicem occurrcntes, quod alibi etiam 
observavimus, sed, si animadvertatur, id plerumque factum , 
ubi nomina insîgnia , prœclara sententia, peculiaris versiculi 
structura veniam licentiaï facile exorarent. Sed nil liuius- 
modi, ni fallor , apparet in nostro versiculo. Praeterea , etiarasi 
reiiciatur synalœphe , oinnes dipodiaï integrae versiculum 
solvunt et corrumpunt. Atqui omnium carminum lex est, ut 
in versiculis caesura inducatur, et ne omnes pedes integris 
verbis constent : Quod profecto ita tenuit vir poeticœ artis 
calleutissimus Gabriel Faernus, ut non dubitaverit in libello 
suo de versibus Comicis ad eam legem emendare nonnullos 
versicules Catulli , Horatii , et Senecœ, quamvis iam vulgatos 
et receptos. Quamobrem etsi probare et recipere nolimus cas 
leges de lambis, quas Aulus Gellius, Ub. XVIII , Noct. Actic. , 
c. i5. Iuvenatius ad fab. 7. Pbaedri, lib. III, aliique tenendas 
esse censuerunt, cogimur saltem verbum unum inbuiusmodi 
versiculis scandendo dividere ut pedi sequenti etiam inserviat. 
Quamobrem, quum versiculus noster aliquo pacto vitiatus 
appareat, et lenissîma emendatio sit traiectio verborum , non 
dubitaverim scribere : ^ 

Tibi quam parvam quamvis partem impartiar. 
vel potius : 

Quant parvam quamvis partem impertiar tibi. 
Quœ profecto metrum egrcgie servant. Haec autem emendatio 
eo lubentius, ut arbitror, recipi potest , quo sœpius in fa- 
bellis Pb*dri , quas iam protulimus , genuinum verborum 
ordinem inversum novimus et immutatum. Fastidium for- 
tasse creaverit auribus delicatis illud partem impartiar vel im- 
pertiar: sed nemo nescit quam fréquenter Scriptores prœstan- 
tissimi loquendi modos plane similes usurpaverint , ut vivcrc. 
vitam, gaudere gaudium , scrvire servitutem, ludere ludum, 
et alia huiusmodi. Plautus Capt. II, 3, v. 3i. Milit. glor. II, 
6, v. a. III, 1 , v. 34. Terentius Andr. V, 5 , v. 8. Eunuch. > 
III , 5j , v. 38. Cicero Topic. et pro Murena , et alii passim 
sexcenta exempla suppeditant. Sed ipse Cicero pro Sylla , c. 3 , 
scripserat: Oneris mei partem nemini impertio , gloriam bonis 



J 



ÏAVOLE DI FEDRO. 



FAVOLA II. 



L AUTO R E. 



Non doversipih del giuste riehiederc. 

Se a piacer mio natura il germe umano 
.Formato avesse, ei più saria perfetto. 
Mentr' ella avrebbe compârtiti a noi 
Tutto quel, che indulgente la Fortuna 
A gli animai largi : d%T elefante 
Le forze, e del lion Y impeto altero; 
La diuturna età de la cornacchia , n 
L'onor del truce toro, il mansueto 



IL l'auteur. 



Qu'il ne faut pas demandetëaudelà du besoin. 

S i la nature eût formé à mon gré le genre humain, 
il «serait beaucoup mieux partagé; car elle nous 



Digitized by Google 



t r ' ' : 

r . , 1 . . « t 4 1 i f- • f • '• ►» 

' > < ' ,s »-■*.- -* - 

. , : EABUliA IL . ; .,,..Ï.;ï 

• . il* r 

; : . * . » • - ♦ » m » ♦ » « 1 * » * > ! • : j ] v : ! : ; . : . 

Non es$a pl\tf œqiko peten<km* . r,.,:, 



Mf i 



Genus mortale , longe foret instructius : 
Nam cuncta (4) nofois attribuisset commoda 

Elepha/î&V vires ( % et teoîiis^impefuth, 
Corpuis ad œvum (9 \ glonam Tauri trticis , " 
Eqiu ve/ocïs (I0) placidam mansuetudinem , 
Et adesset homini sua tamen solertia. 



aurait attribué tous les avantages que l'indulgente 
fortune a répartis aux animaux. : la force de l'élé- 
phant , Finipétuosité du lion , l'âge de la cor- 
neille, la gloire du redoutable taureau, la paisible 
docilité du coursier rapide \ et Thomme aurait en- 
core eu de plus son industrie. Mais Jupiter sourit 



Digitized by Google 



8 FAVOLE I>I FEDRO. 

Facile umore del corsier veloce ; 
E l'argomento de la mente a Fuomo - * 
Non faancheria : Ma in ciel Giove sorride 
In suo pensier, die àrcaAamente giusto, 
Tanto a Puomo negô, perché del mondo 
Il nostro ardir non gli Tapisse il freno. 
Stiam dunque paghi de Y invitto Giove 
, Al don , viviamo lietamente gli anni , 
Che dienne il fato, e non osiam giammai 
Oltre 1 prescritto a là montai progenie. 



en : lui-même dans le ciel, lui qui, dans sa pro- 
fonde sagesse , refusa au* hommes ces avantages , 
de peux <jue notre.audace ne lui ravît le sceptre du 
monde. Soyons donc contens de ce gue le tout- 



Digitized by Google 



PtiÀE'b RI FAB-EliLÂÈ.; 9 

Nimirum in Cœlo secum ridet Iupiter , 

Hcec qui (1,) negavit magno consilio hominibus^, 

Ne sceptrunp Mundi raperet nostra audacia. 

Ergo contenti minière invicti Iovis, 

Fatalis annos decurramus temporis , 0 

Nec plus conemur quam sinit mortalitas. 



puissant Jupiter nous a donné; laissons couler pai- 
siblement les années que le destin nous accorde , et 
n'aspirons jamais au-delà de ce qui est permit à un 
mortel. 



AD FABULAM II 

: ; " NOTAÉ. . 

(i) A Verbum praster eam lïteram ceternm plane 

deletum est. JUegerera tamen avbitrio, quofi loco plane t . et 
sentent iae congruit. Phaedrus autem ad rem fere similem scrip- 
•ratfab. 18, lib. 111, y. 10: : fc 

Fatomm arbitrio parles sunt vohis datée. < 

(a) . a . . r . Legerem Natura. Vis enim et ordo literarum 
superstitum , et locus deficientium id unum probant. Sen- 
tentia vero, ni falfor, aptissime argumenta convenit. Nam 
nil fere frequentius pênes Philosophos et Poetas occurrit, 
qnam omnîa parente Natura progenita attpe édita fuisse. Sic 
Lucretius, lib. I , de Nat. rerum, y. 6a3 , et passim toto opère ; 
Sic Cicero, Parad. I, Tusculan. Quaest. lib. I , c. 118. Blinius 
Secundus , lib. If , .Hist. natar. , c. i ; XXVIÏ , c. i3 ; XXXI , 
cj. VirgUijus, 1, Georg., t. 6 t , et H, v. ao , et alii ^plurea. 
Verum quidem est patere ex sequentibus Iovem habçri ab 
Àuctore nostro bumani generrs conditorem : Id tamen lec- 
tîoni n%strae nonobstant. Natura enim est vecabulum maxime 
-zFvXvoifMf , atqne etiam apud Veteres ita significatioae ^ar 
rium , ut mblestum sit smgtda percensere. Saepe vero pro ipso 
Deo Opt. Max. sumtura est , quemadmodum a Plinio, lib. I, 
Hist. nat, c. 7. Cicérone, lib. I, de nat. Deor., c. 8; lib. II, 
c. a 2 et 3a. Manilio, lib. I, Astron., y; 82 , io3 , 11 3. Oyidio , 
I, Metam., v. ai. Seneca, de Benefic, lib. IV, c. 7; Quaest. 
nat., lib. II, c. 43 , et aliis quoque. Iste autem Deus lupiter 
Latinis dicebatur, et ea de re idem praesertim Seneca, Quaest. 
nat , lib. II, e.^S, multa ac egregia disserit. 

. (3) F. . . . sset. Legi potest vel finxisset vel formasses Utrum- 
que enim fragmentis et loco congruit , necnon ad rem facit. 
Primum tamen praeferrem tum quia nonnulla yestigia illud 
potius innuunt , tum quod ad eam sententiam frequentius , si 
memini , a Scriptoribus usurpatur. Cicero pro Murena, c. 29 , 




NOT AE. JJ 

Natura te fînxit ad honestatem ; Sallustius , bell. Catilin. , c. i» 
Quœ Natura prona atque ventri obedienlia fînxit : Et phires 
similia. 

(4) Na Reponerem nam cetera, vel nam cuncta, 

quuin utraque congruant. Sed ex quibusdani vestigiis hoc po- 
tius tenerem, quod rêvera videtur melius ad rem : Cicero, de 
Orat. , c. 44* Non omnia quaecumque loquimur mihi uidentur 
ad artem, et ad prœcepta esse revocanda. Oration. , III, de 
Leg. Agrar. , c. 5. Omnia quaecumque Me fecisset essenù nota. 

(5) Q que! Nempe, ut omnino exploratum videtur, 

quύumque. 

(6) Fortuna indulgens. Haec est clara et perspicua Codicis 
lectio. Sed, quid hîc Fortuna, quis inquiet? Quomodo ad 
brutorum animantium formationem arcessitur, si omnium 
parens Natura, et Iupiter homines finxisse paullo inferius di- 
citur? Philosophi porro et Poetae sive originem aliquam ani- 
mantibus adstruerent, ut Plato in Timaeo, Euripides in Mena- 
lippe apud Diodorum Siculum , lib. I, Biblioth., c. 7, et 
Eusebium , praepar. Evang., lib. I, c. 4. Lucretius , lib. V, de 
Nat. rerum , v. 778. Horatius, I, Satyr. 3, v. 99. Yirgilius , 
II, Georg., v. 34o. Ovidius, I, Metam., v. y,\ ; sive ea œterna 
cum Mundo autumarent, ut Pythagoras, Critolaus, Dicaear- 
chus ex sententia Varronis , lib. Il, de R. R. , c. a , et Censo- 
rini de Die natal., c. 4 , Aristoteles, lib. I, de Cœlo , Ocellus 
Lucanus, de nat. universi, c. 3 , vulgo arbitrati sunt omne 
animans et rationale et brutum ab uno veluti sinu , et parente 
genitum et eductum fuisse. Ita quidem : Verumtamen nihil 
inde adversus lectionis auctoritatem deduci potest. Veteres 
ennn de rerum atque animantium ortu et origine in tam varias 
et discrepantes , tam obscuras et incertas opiniones abierunt, 
ut vix eae numerari, et plerumque intelligi nullo pacto queant. 
Aristoteles, Cicero, Manilius, Plutarcbus, Diogenes Laertius, 
Sextus Empiricus, Stobaeus, Lactantius vel in eis exponend^ 
et referendis saepe discrepant ac pugnant. Quamobrem mi- 
nime mirum esset, si Auctor noster in re tam ambigua et 



involuta opinionem haud vulgarem, vel minus perspicuam 



Mi 







* 



12 



AD FABULAM II 



•F '-• 



sequi videretur. Quod si multi ex turbido Chao animantia 
producta fuisse prodiderunt , ut Orpheus Argonaut., v. 399, 
et hyinn. in Océan. Euripides in Menalippe cit. Aristophanes 
in Avibus , t. 610, aliique plures : Si plerique ex bruta tel- 
lure, ut Archelaiis Milesius docuit, teste Diogene Laertio in 
Vita, et Pboenicii, Aegvptii, aliique populi tenere visi sunt, 
ut ex fragmentis Sanchuniatonis apud Eusebium , Prœp. 
Evang. , lib. I, c. 7, et Diodoro Siculo , loc. cit., patet : Si alii 
animantia irrationalia ab Epimetheo Prometbei fratre ficta 
putarunt, quidni Auctor noster eorum formationem Fortunœ 
tribuere potuit? Fortuna autera Gracis et Romanis Dcatum 
maxima et rerum domina babebatur. A Pindaro, in Olymp. 
Ode XII. Stropb., I, dicitur Iovis filia; in veteri Inscriptione 
apud Gmterum,p. LXX1I, coli dicitur proxima Iovi Tar- 
peio : a Virgilio, lib. VIII, Aen. , v. 334, omnipotens 
Jatur, quod siugillatim observarunt Lactantius , lib. 
Instit. , c. 29, et Macrobius, lib. V, Saturn. , c. 16, et Pe- 
tionio Arbitro tandem in tentam. Bell. CiviJ., v. 89, rerum 
humanarum , divinarumque potestas. Qnot autem nomina , 
quot templa , quem cultuin habuerit, satis superque constat 
ex Orpbeo in Hymn., ex Pausania in Messeniac. et Boeotic. 
Plutarcbo de Fort. Roman., et in Probl. Rom. Horatio , lib. I, 
Carm. Od. 35. Plinio, lib. II, Hist. nat., c. 7. Ovîdio, IV, 
Fast. , v. i45. S. Augustino, VI, de Ci?it. Dei , c. 18, atque 
ex Inscriptionib. apud Gruterum et Muratorium; et si qua 
alia quis cupit abunde suppeditabit vir eruditissimus Clemens 
Biagius , I, Dissert, ad Monum. Graeca ex Musœo Xaniano. 
Fortuna igitur uec absurde nec indecore ad animantium for- 
mationem accersiri potuit. Quin fuerunt rêvera Pbilosopbi 
qui id iam pridem fecerunt. Praeter Epicureos, aliosque mul- 
tos, de quibus Plato meminit lil). X, de legib., prêter Stra- 
tonem Lampsacenum, de quo copiose egerunt Philippus 
Seblosserus in dissert, de Stratone et eius Pbilosoph. Radul- 
pbus Cudworthus in System, intellect., c. 3, §. 4> neenon 
Laurentius Mosfaemius notis in System, alii plures qui de 



m 




NOTAE. l3 

Dco recte sentire visi snnt Fortunam , tw^u» Graecis , rerum 

opificio praeposuerunt , et quod etiam obsc rvandum, Naturœ 
Çvcit sociam dederiint. Fuit inter hos Pythagoras , ut Ano- 
nymus eius vit* auctor refert ; fuit Plato , ut luculenter evin- 
cunt quae IV, lib. de legib. disserit ; fuit tandem jAristoteles , 
qui multus de eà re est lib. H, Physicor. , c. î, et seqq. Quin 
vero Auctoris nostri opinio et rectior et clarior apparebit , 
si ex Sapientiorum Philosophiâ repetamus. Hi enim Fortunam, 
Naturam , et Deum unura idemque esse praedicabant , atque 
unius rei nomina. Id docebant Stoici , quemadmodum recte 
observavit Ger. Vossius de Orig. Idolol. , lib. II, c. 43. S. Au- 
gustinus , IV, deCivit. Dei,c. n. Fortunam barbatam fuisse 
lovem Romanis scribit ; et Lactantius Firmianus Tir Philoso- 
phiae veteris callentissimus : P'erum Philosophi, ait , Fortunam 
Deum esse dicunt, eumdem lamen interdum Naturam, inter- 
dum Fortunam vocant : Atque ex ista persuasione factum 
videtur, ut in MSS. Codicibus alterum verbum in alterum 
non raro transierit, quemadmodum Vir doctissimus Petrus 
Burmannus Comm. novo in Phaedrum, fab. i5, lib. III, v. 17, 
et Lud. Carrio, Antiq. Lect I , c. i5 , observant. Haec autem 
vera fuit Auctoris nostri sententia , ut ex totius fabellae ra- 
tione, et ex iis quae superius diximus abunde, ut arbitror, 
patet: neque hic Deum Fortunam appellavit, niei ut egregia 
illa et sublimis retractatio maius pondus haberet et luculen- 
tius appareret. JSatura enim quae hominibus negasset, quae 
abunde largiri animalibus vfsa fuisset , vocabulo aliquantum 
invidioso notanda erat, et Fortuna quidem temere et impru- 
denter agere dicebatur. Sic graecus Sinon apud Virgilium se 
non a Natura vel Deo, sed a Fortuna fïctum dicit lib. II, 
Aen., v. 79. 

.... Nec si miserum Fortuna Sinonem 

Finxit, vanum etiam mendacemque imprcba finget. 

(7) Versiculus est syllabâ longior: Ideo scriberem 

Ouœcumque indulgens Fortuna animait dédit. 



14 A D FABULAM II 

vél etiam 

Quœquœ Fortuna indulgens , etc. 

(8) El ..ha ... . vires. Scilicet Êlephantis vires, qùod cer- 
tum est. Fragmenta enim, locus, sententia id unice pos- 
tulant. 

(9) C . rpus . . trvum. Nempe corpus in œvum, Tel ad 
œvum quum utraque particula loco congrnat. Sed ista lectio 
explorata quidem videtur , haud tamen recta et genuina. 
Nam p ri mura , si trochaeum habet , rationem carminis invertit, 
si'dactylum , yersicùlum breviorem facit. Non negpverim vitio 
occurri posse scribendo : In œvum corpus. Sed QUl^ Jgec 
tandem sibi volunt , quae syntaxis, quae verborùm proj^ev 
tas? Quomodo Àuctor sibi constat? Proposuerat enim^uàs- . 
dam dotes, quae hominibus deessent, a brut 19 animantibus 
veluti mutuatas enumerare. Longe ergo rectius legi po&set. 
Phœnicis œvum, quod metrum, et propositum servat: 
quum hoc loco requiri videatur animal maxime lon^e^am^ 
nullum certe Phœnice vivacius Veteres extitisse putarunt. 
lierodotus in'Euterpe,Pomponius Mêla, lib. III, de situ Orb., 
c. 4- OVidius, Metam., XV, v. $91. Seneca, Epist. 
Aelianus, lib. VI, de Hist. animal. , c. 5& Pbilostratustn vita 
Apoll. , lib. II. Horus Apollo , lib. I, Hieroglyph., c. 5/{. 
Aurelius Victor de Csesarib. in Claud. et in Epitom. aetatem 
eius ad annos quingentos producunt : quin Solinus in Polyhist, 
c. 36, ad quingentos quadraginta; Plinius , lib. X , Histor. nat., 
c. a, ad sexcentos sexaginta ; Martialis , lib. V, Epigr. 7, Clau- 
diapus dePbœnic, v. 27. Lactantius de eod., y. 59, ad annos 
mille: Tum multi apud Tacitum, Annal. Vl, c. 28, ad mille 
quadragentos sexaginta, Joannes Tzctzes , Chil. V, ad sepjujjgi 
millia, Hesiodus tandem apud Plutarchum de defeût&'uSa- 
cul., et Ausonius, Idyll. X, ex eodëm Hesiodb ,àff* nescio 
quot annqrum myriadas singularis avis vi ta m (jetant. 

quo factum est ut Pbœnicis longaevitas in commune adagium 
et in proverbium abierit. V. Erasmum Chil. II, CenÇ, I, Sy. 
Quamobrem yideretur neque temere neque inopportune , 



spectatâ quoqtre Codicis conditioner éàm vocem in ve^sictflum 

posse recipi. Ita profecto est ; verum re maturius perpensâ 
ego potius legerem Cornicis œvum. Primum quia propius ad 
Codicis lectionem accedit , quod in huiusmodi disquisitio- 
nihus magni ponderis gravisque momenti est. Praeterea mi- 
nime verisimile est Auctorem nostrum in tam gravi et lucu- 
lenta re, exemplum arcessere voluisse a fabuloso prorsus 
animali, quod purum putumque Aegyptium Hieroglyphicum 
fuit, et nuda pictura symbolica. Vid. Deusingium in Dissert, 
de Phœnic. Kirchmaierum Disputât. Zoolog. Ab. Pluche , Hist. 
du Ciel,liv. II, ch. a,§. a 5. Non inficior quidem multos ex 
Veteribus ita de Phœnice locutos , perinde ac verissime exti- 
tisset; sed prudentiores plerique omnes vel vulgata de eo 
riserunt, vel gravissime dubitarunt. Aristoteles , Strabo, Dio- 
dorus Siculus subacti iudicii viri ne obiter quidem commen- 
tum adtingunt, alii apud Tacitum , loc. cit., nuliam fîdem 
fabula? adhibent : Ipse Tacitus, Herodotus, Plinius ambigunt: 
Ceteri plerumque addunt verba aiunt , ferunt, et similia. 
Auctorem autem nostrum nemo ullus gravis et excellentis 
iudicii virum non dixerit. Sed Cornix veracissimum animal 
est, et notissimum, a;que ac Elephas , Léo, Equus, qui ab 
Auctore in fabella inducuntur , atque habita semper est pênes 
universos ut avis maxime vivax , quemadmodum ex Plutarcho 
in Gryllo et Sympos. IV, quaest. I, ex Lucretio, lib. V, 
v. 1084 , Horatio, III , Carm. Od. 17, v. i3. Martiali, lib. X, 
Epig. 07, ipso Auctore nostro fab. XXV, v. 7 , aliisque plu- 
ribus abunde patet. Quin etiam de eius longœvitate adagium 
invaluit, quod Erasmus refert Chil. I, Cent. 6, §. 63. Et Cor- 
nici quidem Aristophanes in Avib., v. 610, quinque hominum 
œtates attribuit : Bene vero novem Hesiodus apud Plutarchum 
loc. primum cit. Ausonius, Idyll. X. Plinius, lib. VIII, Hist. 
nat., c. 48. Aratus in Phœnom. Ovic^is, VII , Metam., v. 214, 
et Amor., II, Eleg. 6, v. 35. Iuvenalis, Satyr. X, v. 247» alii— 
que. Tandem Porphyrion Horatii Interpres ad hune loc. ad 
annos mille alitis vitam producit. Haec autem, ni fallor, satis 
commode lectionem propositam probant. 

6 



Digitized by Google 



l6 AD FABULAM II 

(10) Equ .v... cis. Nerape equi velocis. Nam omnibus in- 
spectis id unice tenendum videtur. Nec lectionis fides ullo 
pacto infirmatur, quod placida mansuetudo tribuatur equo , 
quem recte Virgilius, IV, Aen., v. 107, et Ovidius, III, 
Metam., v. 704, acrem vocant : tum ille I, Aen., v. 472 , et 
Manilius, IV, Astrom. , y. *3 2 , ardentem , Ovidius autem 
iterum I, Amor. Eleg. 2, v. i5, et Statius, IV, Silv. Carm. 4, 
V. 69 , asperum appellant. Istœ enim Armant eam magis et 
iuvant. Hoc enim loco mansuetudo non est ea animalis dos, 
qua labores, flagellum, verbera tacite fert et patienter, qua 
irâ minime exardescit, nec prœceps in adversa et obstantia 
ruit : sed ea potius proprietas est , qua facile se usui prœbet, 
facile ad mannin accedit, facile regilur atque instruitur. Et 
haec quidem. prima fuit et germana vocis potestas. Nam man- 
suetus est omnino manu suetus , qui scilicet manu tractari se 
sinit, et, ut eleganter Virgilius, VII, Aen., v. 490, ait ma- 
Tiumpatiens est, ideoque proprie fero atque indomito oppo- 
nitur. Sic Plautus Asinar., 1. a , v. 19. Reddam ego te ex fera 

famé mansuetam. Cicero de Invent., lib. II. Deinde propter 
rationcm , atque orationem studiosius audièntes ex feris et 
immanibus mites reddidit et mansuetos. Haec autem dos cui 
magis ex animantibus brutis insit, quam cquo nequaquam 
video. Namnullum apparet, quod ea corporis vi, ea alacri- 
tate , et solertiâ tam facile et lubenter homini docile et obe- 
diens fiât. 

(11) Qui. Ita plane in Codice, et quidem non maie. Ego 
tamen nescio an rectius legi possit quia. Tum enim egregia 
adesset ratio et caussa , qua merito Iupiter hominum im- 
prudentem audaciam rideret. 

(12) Hic versiculus in quinta sede babet proceleusmaticum 
pedem , sed exploratum est eo metrum Iambici Carminis non 
corrumpi. Pbacdrus non |emel usurpât, ut fab. 1 , lib. HI, 
v. 4; fab. i5 ? v. 12; fab. 10, lib. IV, v. 3; fab. a3, v. 17. 
Publius Syrus in Sentent. , v. 35 ad 4a , et ipse Seneca qui 
iambos elaboratiores conscripsit, ut in Agamemn. , v. 280, etc. 



NOTAE. 17 

Et quidem iure. Lex enim carminis est, ut in eo recipiantur 
quotquot pedes eamdejn syllaharum quantitatem habent ac 
spondœus. Inter hos autera, ut pueri norunt, proceleusœa- 
ticus est. 



Digitized by 



Google 



FAVOLE DI FEDRO.i 






FA VOL A III. 

MERCURIO E LE DUE DONNE. 

A Itra favola sullo stesso soggetto. 

Di Maja al figlio dier tetto ospitale 

Un di, ma scarso e sordido due donne. ' 

In culla Funa un bambinello avea, 

Ed era l'altra femmina da coniô. 

Per dar lor dunque grazie al merto pari, 

In sul partire , e già presso a la soglia, 

Ei disse : Donne, un dio sta innanzi a yoi, 

V' accorder ô quel che vorrà ciascuna. 



III. MERCURE ET LES DEUX FEMMES. 

Autre fable sur le même sujet, 

Deux femmes donnèrent l'hospitalité à Mercure, 
mais une hospitalité mesquine et sordide. L une 




Digitized by Google 



PHAEDRI F A BELL AÉ. ' 19 



FABULA III, 

MERCURIUS ET D U AE M U LIER ES. 

De eodem alia Fabella* 

Mer curïum hospitio mulieres duae (,) 

llliberali et sordido receperaiat ; 

Quaruna una in cuiûs parvum habebat fîUum , ♦ 

Quaestus placebat alteri meretricius. v 

Ergo ut referret gratiara officiis parera 

Àbiturus, et iam limen excedens , ait : 

Deura videtis, tribuam vobis protinus, 

Quod quaeque optarit. Mater supplicat , rogays^ 

r 

d'elles avait un enfant au berceau r l'autre faisait le 
métier de courtisanne. Voulant donc les récompen- 
ser comme le méritait leur accueil, Mercure prêt à 
partir, et déjà presque hors du seuil, leur dit : Vous 
voyez en moi un dieu, je vous accorderai à l'instant 
même ce que chacune de vous aura désiré. Age- 



IliiJ^fc. 

Digitized by Google 



30 FA VOLE DI FEDRO. 

La madré supplichevole dimanda 
Di veder tosto il suo bambin barbato, 
E la sgualdrina , che le venga dietro 
Quanto sarà che tocchi. À vol si leva 
Mercurio, ed esse se ne tornan dentro. 
. Ecco barbato il figliolin vagisce : 
À gran risa ridendo a cotai vista 
La meretricè , empiè , siccome suole , 
D'umrore il naso, e nel volersel mugnere, 
Lo strinse co la manô, e '1 trasse a terra 
Quant' era lungo. Altrui cosi ridendo , 
A riso e a beffe se medesma offerse. 



nouilïée devant le dieu, la mère lui demande de 
voir au plutôt de la barbe à son enfant; et la cour- 
tisanne, que tout ce qu'elle touchera Ja suive aussi- 
tôt. Mercure s'envole, les femmes rentrent chez 
elles ; voilà que l'enfant déjà barbu fait entendre 
ses vagissements ; la courtisanne éclatant de rire à 



Digitized by Google 



PHAEDRI PABELl AE. 11 

Barbatum ut videat natum quamprimum suum f 
Mœcha ut sequatur sese quidquid tetigerit^K 
Voiat Mercurius, intro redeunt mulieres. 
Barba tus / infans ecce vagitus ciet : 
Id quum forte meretrix ridet validius^, 
"Rares replet huipor (6) , ut fieiî solet : 
E/rcragere igitur se volens prenait manu 
Traxitque ad terram nasi /ottgitudinem < 8 >. 
Et sAium ridens W ipsa ridenda extitit. 



ce spectacle, ses narines se remplissent comme il, 
arrive ordinairement; elle veut se moucher, porte 
la main à son nez, et l'entraîne jusqu'à terre dans 
toute sa longueur. C'est ainsi qn'en riant d autrui , 
elle devint elle-même un objet risible. 




AD FABULAM III 

NOTAE. 

(i) In hoc versiculo integer pes desideratur, nec Çuia 
aliquod verbum humore aliove casu exciderit, sed quod scrip- 
tum non fuerit. Sententia tamen egtfegie constat, idtoque 
arbitrarer iacturam facillime reparari posse , si partfcula quon- 
dam vel olim recipîatur. Huiusmodi enim voces, sin minus 
in fabellis prorsus re quiruntur , pulchrè tamen atque ele- 
ganter in eis collocantur. Ex duabus autem primam praefer- 
renà, ea praesertim de caussa, quod sequens fabella iterum 
habeat olim , et propterea scriberem : Mercufium quondam 
hospitio: vel Mer atrium hospitio quondam. Pbœdrus quidem 
fab. 6, lib. î, v. 3. Uxorem quondam Sol, etc., fab. a5, 
lib. IV, v. 33. Ego quondam legi : Tum fab. 28, lib. f , v. 3. 

Vulpinos catulos Aquila quondam sustulit. 

Scribi etiam posset mulieres quondam duœ, sed tum sententia 
. ambigua fieret : perinde ac mulieres qupndam quidem cluse, 
deinceps vero maiore vel minore numéro extitissent. 

(2) Par.. Lego parem, ut colligere pronum est. Frag- 
mentum, sententia, metrum id tantummôdo postulant. Sal- 
lustius in Bel. Iugurth. , c. 109. In qno offensas minimum* 
gratia^par, ac si prope adessemus. Et Phœdrus , fab. 2, lib. III, 
v. 1. Solet a despeciis par referri gratia. 

(3) Ro Scriberem rogans /quod satis, ni fallor, illud 

fragmentum innuit, et metrum versiç$4s probat. Neque obstat 
ro supplicat proxime praecedere : Hoc enim verbum absolute 
interdum a probatis Scriptoribus usui patur. Plautus Curcul. , 
IV, 2,v. 41. Volo hîcinfano supplicare. Cicero , Parad. , V, 
c. 3. Noctu venire domum . . . pmcari , supplicare. Praeterea 
supplicare yi et potestate sua non est orare , precari, obsecrare; 
verum pliearefie sub , plicare manus, genua, curvare corpus, 
et se prosternere; nec significavit orare et rogare, nisi quod 
orantes , et rogantes hac plerumque corporis positura se col- 
locarent, unde etiam et supplices dicti. Quamobrem dici iure 
potest, Auctorem verbum usurpasse primâ et propriâ signi- 



Digitized by Google 



NOTAE. 



ficatione, perinde ac dixisset : Mater in supplicis actum se 
collocat , ante Deum se incurvât. Tandem etsi quis conten- 
deret hîc supplicare esse omnino precari, orare haud perti- 
naciter repugnarem. Id enim neque sententiam , neque syn- 
taxim corrumpit. Et re quidem vera baec ad rem plane 
nostram scripsit elegantissimus Phaedrus, fab. 19 , lib. I, y. 6, 

Preces admovit, tempus exorans breçe, 
Dum firmiores posset catulos ducere, 

ubi animadvertendum est exorare non esse impetrare , obti- 
nere, sed vehementer orare, et expostulare, quod sententia 
per se clare indicat, et doctissimi Interprètes Gaspar Bar- 
tbius, XVII, Adversar., c. 33, Ludoyicus Praschius in notis, 
aliique plures graviter confîrmarunt. 

(4) Tetig .... scilicet tetigerit, quod perspicuum est. 

(5) Versiculus est syllabâ truncus, nec ceterum probato 
métro instructus ; quamobrem dubitari nequit , quin aliquo 
vitio laboret. Metrum recte procederet , si meretrix mediam 
produceret, et scriberetur : 

Id forte quum meretrix ridet validius. 

Attamen ego vereor ne iure id, et tuto ôeri possit. Quamvis 
enim tum latin» linguœ analogiâ, tum auctoritate nonnùl- 
lorum Doctorum, qui de yoers «quanti ta te egerunt média et us 
syllaba anceps yideatur, Scriptores tamen, si memini, nun- 
quam produxegunt, ideoque teneo iure prœcepisse Pbilippum 
Labbeum in Indice emend. pronunt. eam perpetuo esse cor- 
ripiendam. Melius porro metri yitio occurretur, si levi im-' 
mutatione loco t* id scribatur ideo, yel ob id: scilicet versK 
cujus esset : 

Ideo quum forte meretrix ridet vahdius , 

yel etiam ob id quum, etc. 

Sed baec recipi, mea sententia , nequeunt , quum sensus per 
ea corrumpatur. Nam aliud est ridereid, aliud ridere ob id, yel 
ideo ridere, et Auctor, quum postremo versiculo scripsisset : 
Etalium ridens, ipsa ridenda extitit. 




Digitized by " 



a4 AD F ABU LA M III 

luculenter ostendit superius script u m fuisse id non ideo , etc. 
Neque obstat ro validius indieare hic ridere minus esse illudere 
et deridere, quam risus toile re et cachinnos edere. Nam ridere 
cum accusativo utramque significationem in se eleganter cotn- 
plectitur; et x&irridere alUfuem est araaro et simula to risu 
illudere, sic ridere est germano et naturali risu prosequi. Quara- 
obrem ex proprietate Petronius Arbiter, c. 6^. Satuf\dixit: 
Satins est rideri, quam derideri. Cicero autem ad Q. Fratrem , 
II, Epist. i3. Risi niçem atram , teque hilari animo esse, et 
promto ad iocandum valde me iuvat. Tacitus , de morib. Ger- 
*man. , c. 19. tfemo illic vitia ridet , nec corrumpere et corrumpi 
seculum vocatur. Ego igitur ro ridet potius in rideret produ- 
cerem, quse leyissima emendatio est^ et «ententiâ servatâ, 
metrum restituerem scribens : 

Id forte meretrix quum rideret validius. 
fel potius retinens ipsum 

Id quum forte meretrix rideret validius. 

Syn taxis porro recta est , et quum in sequenti versîculo N legen« 
dum dubio procul yideatur replevit, et hoc rideret potius, 
quam ridet suscipiat , eam lectionem haud temere quis tam- 
quam Yerisimillimam saltem , ut arbitror, tenere potést. 

(6) N . . . . reple . . . humor. Legerem nares replevit kumor, 
quae explorata videntur. Primum enim verbum locq et frag- 
mento aptissime congruit, vestigiis commode indicatur, et 
de naribus agi, quœ sequuntur evidentissiine pqpdunt. Nasum 
Testigia non addicunt. Alterum vero verbum ex fragmento , 
ex numéro deficientium literarum , syntaxi , et sententia 
nullo negotio colligitur. v 

(7) E . . ngere .g*... s . ... .ns ... ndit manu. Haec omnia 
sunt versiculi fragmenta, ex qulbus intégra lectioiiaud facile 
et expedite restituitur. Putarem tamen baud absurde legi posse : 

Ea tangens igitur se imprudent prendit manu. 

nempe nasum. Ex istis autem prendit ut exploratum , igitur 
ut probabile, spectatis etiam yestigiis commode haberi pos- 




Digitized by 



Google 



IfOTAE. a5 
•unt, cetera vero ex uni pendent coniecturâ: Sed tangens 
ideo non displiceret, quod plane responderet flagitationi mu- 
lieris, quae petierat, ut quaecumque tangeret eam subseque- 
rentur, et apte hîc verbum collocaretur , quod tota in eo ar- 
gutia et fallacia posita videatur. Imprudens vero abs re non 
«st : Nam si meretrix quod futurum erat*praevidisset, dubio 
procul volens prudensque numquam se tetîgisset. Haec igitur 
lectio ad sententiam non maie procedit; sed fatendum est, 
ab illis fragmentis minime addicitur. IJam tangens ab rZ 
ngere discrepat , et locus deficientium literarum non apte 
capit imprudens. Quamobrem , qùum ratio postulet baerendum 
esse quam proxime Codicis lectioni , ubi ea evidenter cor- 
rupta non deprehendatur, ego propterea mallem légère : 

Emungere igitur se volens prendit manu. 

qua? locis suis tam apte congruunt, et ita fragmentis respon- 
dent, ut nihil aptius convenientiusque inveniri queat. Mfi- 
trum vero probatum est, sententia, ni fallor, est recta, atque 
egregie ad propositum faciet. Emungere autem absolute , et , 
ut ita dicam xttr ttyx,w est nasum detergere» pituitam expri- 
mere ac tergere , quemadmodum ex . Auctore Rhetor. ad 
Herenn., lib. IV, c. 54- Suetonio, in Vit. Horatii, c. a. Iuve- 
nali, Satyr. VI, v. 146, Martiali, lib. VH, Epigr. 36, aliisque 
abunde patet. Neque obstat quod in Codice post £ aliud ele- 
menfum requiri videatur: Nam rêvera nullum scriptum fuit , 
quum initiales versiculorum litera? intervallo aequo amplîore a 
ceteris -perpetuo distent. Praeterea etsi volens cttm infinitivo 
verborum modo aegre copnlatum bccurrat , nemo tamen , ut 
arbitror, syntaxim huiusmodi ut parum Igtinam damnarè po- 
terit. Ceterum bœc ut reliqua omnia , ubi potiora adsint , ipse 
primus reiicere non dubitarem. 

(8) Nasi . . . gitudinenu Scilicet Nàsi longitudinem , quod 
perspicuum est. SimiHimo plane modo Phaedrus, fab. 8, lib. I, 
v. 8. Collilongitudinemdvx.it.. 

(9) Al,.. Nempe alium, quod etiam ipsa vocis vestigia 
addicunt. • • 



Digitized by 



*6 FAVOLE DI FEDRO. 

FAVOLA IV. 

PROMETEO E DOLO. 
« 

La Kerità e la Mcnzogna. 

Prometeo già del novo germe artefice, 
Fè di creta sottilla Verità, 
Che 1 dritto fra mortali a ognun rendesse. 
Del gran Giove da subito messaggio 
Chiamato , affida la fucina a Dolo 
Fallace, che teetè toise a scolare. 
Costui de Farte da l'amore acceso, 
Mentre il tempo n' avea, finse con raano 
Industre un simulacro egual d' aspetto, 



IV. PftOMÉTHÉE ET LE DOL*. 

La Vérité et le Mensonge. 

Prométhée , fabricateur de la race mortelle, forma 
jadis, dune argile très fine, la Vérité pour rendre 

• * La fraude ou l'artifice personnifié. 




PHAEDRI FABELLAE. 



27 



FABULA IV. 

f 

PROMETHEUS ET DOLUS. 

De Veritate et Mendacio. 

Olim Prometheus seculi novi figulus 

Creta sublili Veritatem fecerat, 

Ut iura posset intter homines reddere. 

Subito accersitus nuntio (a) magni Iovis , 

Commendat officinam fallaci Dolo < 3) , 

In disciplinam nuper quem receperat : 

Hic studio accensus , facie simulacrum pari , 

Unâ staturâ , simile et menibris omnibus , 

Dum tempus habuit , callidâ ûnxit manu. 



la justice parmi les hommes. Appelé par un prompt 
message du grand Jupiter, il confie la garde de son 
attelier au fourbe Dol qu'il avait depuis peu reçu à 
son école. Emporté parle zèle ardent de son art, le Dol 
profita de l'absence , et composa d'une main habile 
une statue tout-à-fait semblable pour la taille , la 
figure, et tous les membres. Son ouvrage étant presque 



Digitized by Google 



a8 FAVOLE DI FEDRO. 

Di statura non men , che d' ogni mçmbro. 
Tratto quasi 1 lavor mirabilmente 
Al fin, mancôgli '1 loto a fargli i piedi. 
Riede iljmaestro, al cui pronto ritorno 
Dolo turbato da timor, nel suo 
Posto rimansi immobile. Mirando 
Prometeo tan ta somiglianza, voile 
De Tarte propria palesar la gloria. 
Entro ne la fornace ambo le immagini 
Ei dunque mise ; e cotte, e in lor trasfusa 

' L'aima, si vide con modesto passo 
Muover la santa Verità , ma immota 
In sul loco restar la tronca effigie. 
' Allor Menzogna si appellô la falsa 
Immago, e la furtiva ovra di Dolo , 

* Cui , mancante di piedi , era negato 
Muover se stessa a passo agile e sciolto. 

achevé, la terre lui manqua pour former les pieds 
de la statue. Son maître revient; saisi de peur à 
son approche, le Qol s'assied, et reste immobile à 
sa place. Prométhée admirant cette ressemblance 
parfaite voulut faire éclater la gloire de son art. Jl 
met donc les deux statues dans la fournaise; dès 




PHAEDRI FABELLAE. 19 

Qtaoâ prope iam totum mire quum positum foret, 

Lutum ad faciendos illi defecit pedes. 

Redit (4) Magister, quo festinante (5) Dolus 

Metu turbatus in suo sedit loco. 

Mirans Prometheus tantam simili tudinem , 

Propriae vider i voluit artis gloriam. 

Igitur fornaci pariter duo signa intulit ; 

Quibus percoctis, atque infuso spiritu, 

Modesto gressu sancta incessit Veritas , 

At trunca species haesit in vestigio. 

Tune falsa imago atque operis furtivi lal>or 

Mendacium appellatum est, quod negetW 

Pedes habere facile (7) ipse consentio (8) . * 

* Le dernier vers latin n'a aucun sens ; l'auteur seul savait ce qu'il 
avait voulu dire, et son vers tronqué et mal restitué ne le dit pas. Il est 
donc nécessaire de lire la huitième note latine; on y verra la variante 
que les traducteurs ont substituée au texte. 



qu'elles sont cuites, et que le souffle de la vie y a 
pénétré, on voit la sainte Vérité marcher d'un pas* 
modeste; mais la figure imparfaite tfeste sans pou- 
voir faire un. pas. Alors cette fausse image, cette 
œuvre fiirtive , fut appelée Mensonge , pareeque , 
faute de pieds, elle ne saurait marcher droit. 



Digitized by Google 



AD FABULAM IV , 

NOTAE. 

(i) Seculi novi jigulus. Ita quidem inCodice, et prorsus 
clare : Legerem tamen seculi Jigulus novi, ne in qaintasede 
offendatur amphibracbus , quem pohtiores iambi reiiciunt. 
Ceterum vero lectio geSuina et probata est, quamvis loquendi 
modus insolentior videatur, atque abstrusa et obscura sen- 
tentia. Et re quidem vera ne qjuis facile , ut fieri solet, eam 
temere cavilletur, ac damnet, animadvtrtendum est seculum 
ibi haud.esse setatem, aevum , certumque tëmporis spatium. 
Vox enim istâ potestate usurpata nullam vel omnîno infict tain 
et ineptam reapse sententiam babere videtur , nec quid œtas 
nova, quid Jigulus novi œvi valeat intelligi perspicue potest. 
Quod si Prometheus lovis setate vixit, quae argentea , et altéra 
abaurea fuit, quemadmodum Hesiodus in Oper. et Dieb., 
v. 127,' et Ovidius, I. Metam., v. 89, tradiderunt, ea vero 
nunquam noya xetr t%o%w dicta est , nec dici quidem po- 
terat, quum aenea, et ferrea statim e vestigio subsecutaefuerint, 
quae potius prœ eâ novae dicendae fuissent. Sed seculum novum s 
in fa bel là oninino est novum animantium genus,'nova proge- 
nies, nova soboles, et quidem bominum. Tota enim, ut ita 
dicam, vetustas tradidit Prometheum bumanum genus condi- 
disse, et itaprofecto, ut fi gui us signa eluto fingit. Testes rei 
sunt Callimachus, apud Clem. Alexandr. , lib. V; Stromat. , 
p. a55, edit. Sylburg.; Lucianus, in Prometh.; Pausan. , 1. X, 
seu Phocaic, c. 4; Tbemis^ius, Orat. XXVI; Horatius, 1. III, 
Garm. , Od. 6 , v. 17 ; Propertius , III, Eleg. 3 , v. 29 ; Statius , . 
Tbebaid. , XI, v. 468 ; Martialis, IX, Epigr. 46, et X, 
Epigr. 3g ; Juvenalis Satyr. XIV, v. 35; Claudianus, II, «n 
Eutrop., v. 490; Servius, ad Virgil. AEn., I, v. 74a ; et alii 
phires. Seculum autem in generis et soboiis potestate rke 
recjteque usurpatur. Nam praeter vocis etymon, quod satis 
perspicue id indicat , quemadmodum alibi commodius obser- 
vabimus, Lucretius Carus ad hanc fere unam sententiam in 




NOT A.E. 



3l 



universo opère suo sumit , et tum muliebre seclum , Jib. V, 
v. 1020; hominum secla, lib. 1* v. 468; V, v. 34o; secla fe- 
rarjim, lib. II, v. 994 , 1095, serpcntia secla, lib. VI, v. 796; 
bucera secla, lib. VI, v. 1220, scribit, sed etiara ef*#»?i» 
secla pro génération^ et sobole, lib. II,. v. 178, 1078; lib. V, 
v. 848 , etc. usurpât. Novùm vero dici potuit huiusmodi 
seculum , quod numquam adhuc super Tellure apparuisset, 
quum ea dicamus noua, qu» iam primum fiunt, et Pro- 
metbeus primos omnino homines finxisse fabulari veteres 
fuerint , ut ex adductis scriptoribus patet. Àtque observatu 
dignum est Lucianum, cit. loc. de ipso Promethei opificto 
loquens hase verba adhibere,nempe xcttvxpyecfyfAUi et'taTtçtg», 
quae novum illud continent ep exprimùnt. Prœterea seculum 
hominum ea etiam de caussa dici potuit novum, quod jam ante 
ipsum tum cetera secla ferarum , ut Lucretii verbis utar, 
omnia scilicet bru ta animantîa, tum Dii minores condîti ge- 
nitive crederentur. Veteris enim Cosmogoni» traditio fuit , 
bominem postremo loco progenitum, quemadmodum ex 
Ovidio constat , qui Deos illos , I. Metam. , t. 73 , Deorum 
formas appellat , ex Hësiodi Theogon. , ex Luciano, loc. cit. , 
Maximo Tyrio, Dissert. I; Seneca,apud Lactantium, lib. I, 
Divin. Institut., c. 5 ; Oppiano, de Piscation. , lib. V, t. 7, 
et aliis pluribus. 

Haec fortasse nohnulli probabunt , quum potissimnm 1S 
Pabellis et Apologis baudquaquam omnia ad Philôsophorum 
normam exigenda plane videantur. Nescio tamen an alia 
potius arrideat interpretatio. Videretur enim seculum abso- 
lu te in versiculo sumi pro hominum génère , quemadmodum 
Lucretius fecit, 1. VI, v. 722 et 1107, nec non, ut doctissimi 
quidam viri arbitrantur, Catullus, Carm. XLIII, 8, Ho- 
ratius, ICarm.^od. 16, v. i3, et Virgilius , Georg. I, v. 468. 
Tum novum dici non caussa et ratione seclorum brutorum 
vel Deorum minorum , sed eiusdem hominum generis , quod 
iam Iupiter vel Natura condidisset : Ita ut novum seculum , 
alia esset hominum ^ropago , quae a prioribus hominibus non 
penderet. Quum enim Auctor noster tam luculenter et gra- 



3a AD F A. B II L A M IV 

Titer Fabellâ II hominum formationem Iovi adtribuisset , 
quem in ista magnum vocat , J3eri non posse videtur , ut id- 
jpsum modo Prometheo adstruat. Neque utrique opinymi 
obstat illa Veterum conscnsio, qua primos plane homines 
a Prometheo fictos traditur. Nam alii ex Natura parente, ut 
diximus; alii ex Chao, alii ex Tellure, ut cetera animantia 
eduxerunt. Quin longe plures et prudentiores ipsum Iovem , 
quodAuctorfecit, humani generis conditorem asseruerunt , 
inter quos , praeter Philosophons Poëtac etiam fuerunt , ut 
Ovidius , I , Metam. , v. 79 ; Manilius, lib. IV, Astron. , v. 88a ; 
Sjliusltal., 1. XV, Punie., v. 89; Plautus Pœnul. IV, 4 , v. 14 ; 
Iuvenalis Sat. XV, v. 148. Et quum Homerus , lliad. A, v. 544» 
A , v. 426 , etc. Hesiodus , Theog. v. 54a, 643, 838, etc. Ennius 
apud Varionem , 1. IV, de L. L. Ovidius, 1. II Fast. , v. i3a , et 
alii Iovem hominum patrem praedicarunt , nec non Virgilius, 
AEn. I, t. a54 , XI , v. 725 , et Phacdrus , fab. 17, 1. III, v. 10. 
Satorem ex eadem plane sententia locuti sunt , quod singilla- 
tim de Homero observarunt Aristotcles , lib. I de Rep., c. 12. 
Diodorus Siculus , lib. I Biblioth. Proclus , Comment, in 
Timaeum Platon, et Auctor anonymus vitae Homeri inter My- 
thographos a Thoma Gale editos. Praeterea quum officinae , 
fornacis, discipuli Auctor meminit, iis, ut puto, non ostendit 
se habere Prometheum , ut totius humani generis conditorem, 
<*d potius ut artificem , qui signa sua sensu praedita et viventia 
fingere posset, quibus nova hominum propago constitueretur. 
Neque vero hujusmodi opinio insolens est , et Veteribus in- 
audita. Juvenalis quidem Satyr. VI , v. 1 1 , haec habet: 

Quippe aliter tune orbe novo, cœloque recenti 
T^ivebant homines , quirupto robore nati, 
Compositwe luto nullos habuere parentes, 

• 

Praeterea Romanis sane et Graecis homo Promethei vel luteus 
in adagium abiit et vulgare proverbium. V. Erasmum Chil. II. 
Centur. X , n. 90 , et Paullum Manutium, Collect., p. 
eoque vilia et humilia capita notabantur , perinde ac 
.suofinxisset, quum cetera 3 





NOTÀE. 33 
Iovem babuissent conditorem. Ita S^nmachus ad Protadium 
scribens, 1. IV, Epist. 33 , Patere igitur, ait , uthomullusPro- 
methei manu foetus mandare cessent papyro, quod dudum in 
va tum foliis non leguntur. Cicero in Pisonem, c. 25, Quid 
cessent hic homulus ex argilla et luto fictus, atque ad eamdem 
sententiam Verrem luteum dixit. Tandem Phsedrus ita plane 
ad rem fab. 14 , lib. IV, v. 3. 

Idem Prometheus auctor vulgi fictilis , 
Qui simul offendit ad fortunam frangitur. 

Vulgus enim ex constantissimo Sçriptorum usu baud uniyer- 
sum humanum genus notât, sed eîus tantummodo partem, 
et eam viliorem ac bumiliorem significat, quod nescio quo- 
modo adbuc Interprètes non observarunt. Neque si vox ad 
eam sententiam sumi aliquando posset , quod falsum omnino 
arbitror , verba Phaedri dubit&e nos sinerent , quin pro bo- 
minum faece vulgus usurpasse t. Nam erant adhuc tum magni 
yiri, quibus potius 

Fortuna omnipotens et inéluctable fatum, , 

ut Virgilii verbis utar, AEn. VIII, v. 334 , cedere videretur. 
Gerte ipsemet Pbaedrus ita se in frac tum et impavidum in For- 
tunam iactat , Epilog., lib. II, v. 18, 

Fatale exitium corde durato feram, { 
Donec Fortunam crîminîs pudeat sui. 

Quamobrem dici etiam potest sœculum novum in fabella esse 
genus vile atque ignobile , quum etiam nemo nesciat komines 
novos **t t%o%n* fuisse bomines obscuros atque ignobilis 
generis.. Certe quidem huiusmodi interpretatio maxime fîr- 
matur historicis de Prometheo traditionibus , qui plebem 
Scytbarum erudiit , atque ad bumanitatem fîniit ; quod nullo 
negotio ostenderemus, ni instituti nostri ratio vetaret. Sed 
bac de re erit fortasse alibi commodior disserendi locus. 

(a) nunùo. Ita vox in Codice scripta est , minusculà scilicet 
priore literâ n , quod quidem ideo animadyertendum est , 

3 



as: 



Digitized by 



Google 



34 AD FABULAM IV » 

quia tum rem ipsam ^^p nuntiatur, tum eum qui nuntiat illa 
significare potest. Id puerulis notum est , et Plautus ad rem 
Stich. II, i l : Mercurius , Iovis qui N untius pcrhibetur, num- 
quamœque Patri suo nuntium lepidum attulit, quam eg&nunc 
meœ herœ nuntiabo. Atqui non parum interest et ad sententiam, 
et ad orthographiam, qua modo utimur, utrum isto vel illo 
pacto vox usurpetur. Equidem putarem nuntium rectius hoc 
loco sumi pro eo quod nuntiatur, quam pro eo qui nuntiat. 
Ea enim potestate sententia egregia est, et plane ad rem facit 
Prometheum accersitum ad Magnum Iovem ex nuntio eius. 
Prœterea interpretationem probat proprietas vocis accersitus. 
Tum enim aliquem accersimus , quum non per nos ipsos, sed 
per aliam personam, vel etiam per epistolas advocamus. Cicero 
ad Attic. I, Epist. 18: Te expectamus , te desideramus , te 
etiam accersimus. Nepos, in ^ttic, c. ai , Agrippam generum 
ad se accersiri jussit. Contra vero , si nuntius magni Iovis pro 
Mercurio sumeretur , neque sententia perspicue , neque ipsa 
syntaxis recte , ni fallor, procederet. 

(3) Fallaci Dolo. Ita scribendum est ex legibus ortho- 
graphia^ qua utimur , non dolo minuscula d , ad vitandam 
ambiguitatem. Dolus hic non est fraus et fallacia , non yer- 
sutia , et r\%m quam quidem Grseci Latinique 

scriptores uno ore Prometheo tribuunt. V. Hesiodus , Theog. 
v. 5i i , 53g , 55ÎL Oper. et Dies. , y. 48. Aesehylus, in Prom. , 
y. 3o8, 477, etc. Horatius, I, Carm. Od. 3, y. *8? II, Od. 18, 
y. 35. Sed Dolus personam gerit, atque est Promethei disci- 
pulus , quod sane prœcipuam elegantiam ac yenustatem fa- 
hellœ conciliât. Nemo yero nescit qnam lubenter fréquenter- 
que Poeta? Discordi» , Invidiœ , Pallori , M oerori , aliisqae 
huiusmodi humani animi affectibus personam induant, exem- 
ploque esse possunt, ques Hesiodus in Scuto Hercul., y. ig&. 
Virgilius, Aeneid., VI, y. 274. Seneca, Hippol., y. 848. Silius 
Italicus, XIII, Punie, y. 58o. Statius, Theb. H, y. 287; m, 
Y. 4a 4* Claudianus, H, de laud. Stilrcon.,y. 873, in Rufin., 
y. 3a,aliique plures usurpant. Quod quidem non modo iure 
auo faciebant Poetœ, sed etiam ex yulgaris Mythologue ra- 



f NOTAS. 35 

tione , qua quidquid m Mundo esset vel fingeretur Deus habe- 
batnr , aut Deum in eo Geniumve inesse credebatur. Ipsum 
vero dolum etiam Valerius Flaccus, lib. II, Argon. , y. ao4, ut 
personam expressk scribens : 

Et Dolus, et Rabies, et Lethi maior imago 
Visa truces exserta manus. . 

Et Plinius , lib. XXXV, c. 1 1 , refert Aristophontem pictorem 
tabulam fecisse, qua exhibebantur Priamus, Helena, Credu- 
litas, Ulysses , Deiphobus , et Dolus. Ibi quidem nonnulli le* 
gère malebant Dolon, qui fuit etiam Priami niius, sed MSS. 
Çodicum auctoritate, aliisque argumentis legendum esse om- 
nino Dolus Io aunes Harduinos in notis , et Stepbanus Falco- 
netus , jOEm>res sur les beaux Arts y t. VI, aliique lucul enter 
ostenderunt. 

(4) Redit. Sic scriptum in Codice pro redit, ut puto, quod 
sententia et syntaxis potius requirunt. Cetera sane omnia verba 
in preterito sunt tempore usurpata : quamobrem ego mallem 
simplex rediit. 

(5) Quofestinante. Legendum plane estfesdnante quo. Se- 
eus habetur trochaeus in quintâ , qui rationem carminis om- 
nino corrumpit, ut sœpius dictum est. 

(6) Ne... Hic scriptum fuisse videtur neget vel negat, 
quod etiam ex vestigiis aliquo pacto colligitur. Verbum porro 
nec longius apparet, nec aliud habere, quo excipîatur. 

(7) F . .. le. Legerem facile, quod cunctis spectatis teneri 
commode potest. * 

(8) C . * s . n . . . Hoc loco nil satius legi posse visum est f 
quam consentio. Quapropter duo hi postremi yersiculi ad 
Codicis fidem restituti videntur, si légat ur : 

Mendacium dppellatum est, quod neget 
Pedes Jiabere facile ipse consentio. 

Sed propterea tamen ad yeram ac genuinam lectiqnem ad- 
ducti non sunt. Etenim neque eorum sententia recta 'est, 
neque iusta syntaxis , et propterea yideatur aliquèm alium yar- 



Digitized by 



Goo 



36 AD F À BU L À M IV 

si cul u m excrdisse, vel postremi partem non ad fabellam,sed 
ad epimylhium speotasse. Tum vcrsiculus superior toto pede 
truncus est, si adhibeatur Echtblipsis , ut par est , et si quis 
concedere etiam vellet licere in paucis verbis eam semel et 
iterum relicere, offendentur statim oranes dipodise intégra, 
quas probae notae versiculi non agnoscunt. Alter vero in quarta 
sede trocbaeum habet a quo vitiatur. Quomodo ergo ambo res- 
tituentur? Incœptura arduum, cui me imparem fateor. Atta- 
men addam hîc tantummodo nonnulla quae experiri coniecturâ 
potui, non quod eis plane adquiescam, sed quia persuasum 
est per buiusmodi tentamina ad veram aut vêrisimillimam lec- 
tionem viam saepe stratam fuisse. Lectio igitur, quae metrum, 
et sententiam haud prorsus absurdam servans, lectioni Co- 
dicis quam proxime accederet videretur huiusmodi : 

Mendacium appeUatum es t ; 9 uod ne ë a V erint { nege t Deus) 

{fatum ncget ) 
Pedes habere. Facile ipse id consentit). 

Sed eam qui iureprobare possit nescio. Rectius fortasse scribe- 
retur : 

Mendacium appellation est; Quod negat modo 
Pedes habere et ipsa hominum consensio. 

Vbi tjuod non esset particula caussalis , sed pronomen ipsura. 
Et animadvertendum sane est totam fabellœ solertiam in verbo 
mendacium sitam esse , ut ut tandem hi versiculi legendi sint. 
Mendacium est a menda , quod exploratum est fieri a minus. 
Et Charisius scribit mendum in significatione mendacii recte 
et latine dici. Adest autem menda ubialiquid ad integritatem 
desideratur, ideoque menda? sunt brachium b revins, pes de- 
curtatus, et similia, qu* veluti ex instituto suo persequitur 
Ovidius, lib. II, de Art. y v. 653 ; III, v. a6i. Quamobrem pris- 
cis Romanis mendacium fuit, quidquid veluti truncum, mu- 
tilum , et decurtatum apparet , et propterea fidem etiam , in- 
genium, carmen, orationem, quœ ad normam exacte non 
essent , cum Grecis pariter , claudicautia dixerunt. Praeterea 



Digitized by 



Google 



• 



gravissimi moment! est ad hanc rem veterés et récentes po- 
pulos , quœ falsa et parum vera visa fuerint ea non recte ambu- 
lare , non bene incedere ; pedibus suis non consistere vulgarô 
adagio prœdicare. Quamobrem propositœ lectioois sententia 
non maie profecto procéderez Esset huiusmodi : Tum falsum 
simulacrum quod mendosum et pedibus carens esset, dictum 
est mtndacium ; quod mendacium etiam modo hommes veluti 
originis et fati eius memores non babere aiunt pedes, quibus 
incfedat. Sed pergamus. Siloeo insuper personne a r* nego in 
primo yersiculo probemus aliquam personam a nequeo factam , 
quœ scribi in Codice potuit, vel in illam nullo negotio tran- 
sire , légère non maie possemus : 

Mendacium appellation est, quod riequiverit 
Pedes habere facile queis consisterez 

t 

Scilicet faisant imaginem eà ratione nuncupatam fuisse men- 
dacium; quod non potuerit babere pedes, supér quos recta, 
et intégra staret. Tandem nec incommode , ut puto , repone- 
retur : % ' 

Mendacium appellatum est, quod nequeat pedes 
Habere , facile quibus et ipsa incedere t. 

Trunca nempe imago ideo appellata est mendacium , qUod 
non potuerit habere pedes, quibus ipsa etiam, ut Veritas de- 
center incedebat, grWerètur. 



Digitized by 



Google 



38 



F A VOLE DI FEDRO 



FAVOLA V. 

l* autore. t 

Niente sta lungamente occulto. 

Giova a P uomo talor coverto il vizio ; 
Ma squarcia il tempo a verità il velame^ 

V. l'auteur. 

Rien ne peut être long- temps caché, 

V 

Les vices cachés sont parfois utiles aux hommes; 
mais le temps dévoile la vérité. 



PHAEDRI FAfiELLAE. 



FABULA V. > 

AU<yroR. 
Nihil diu occultum. ♦ 

Si m u l ata interdum, yitia prosunt hominibus, 
Seà empare ipso t^njea ^pparet veritas M. 

AD FABULAM QUÏNTAM. 

NOTA. •;■>•■*; 



(1) Hi duo versiculi ad promythium vel epimythium ali- 
cuius fabella^per^nuisae vident wr. ,Qu® ea fuerit compertu» 
plane non est 5 non maie vero ad superiorem referri possunt. 



Digitized by Google 



4o F A VOLE DI FEJDRO. 



FA VOLA VI. 



L* AtJTORÏ. 



Sidee considerare il senso, e non i vocabolL 

Tratto Ission da la volubil rota, 
Chiaro dimostra a noi> chë Tuom leggiero 
Qua e là balzato è da la sorte. Sisifo, 
Che per forza di poppa il sasso spigne 
Sul giogo d'alto monte , e che da ciçaà 
Con mal sparso sudor rotola al pian& , 
Segna de l'uomo gf infiniti guai. , (> ; ; 
In Tantalo assetatô in mezzo a' fltitti n 



VI. l'auteur. 

On doit faire attention au sens , et non aux mots. 

Ixion tourmenté 'sur une roue qui tourne sans 
relâche , nous apprend que l'homme inconstant» est 
continuellement agité par la fortune. Sisyphe rou- 



Digitized by 



Google 



PHAEDRI FA BELL AE. 



1ABULA VI. 

AtJCTOR. 

Sensum œstimqndum esse, non verba. 

Ixiow qui versari /actatar rofo (l \ 
Volubilem Fôrtuilâ (a) iactari docet. 
Ad versus altos Sisyphus montes agens 
Saxum labore summo, quod de vertice , 
Sudore semper irrito , révolvitur r 
Ostendit hominum jsine Qne miserias (4) . 
Quod stans in amne Tantalûs medio sitff (5 >, 
Àvari describuntur, quos circumfluit 



lant avec une fati^e extrême sur de hauts monts 
ce rocker qui en retombant toujours trompe se% 
pénibles efforts , nous montre les peines sans nônibre 
, des ambitieux*. Tantale consumé d'une soif brûlante 

* Pour le sens que Ton donne au sixième vers du texte , 
voyez la note latine (4). 



4* FAVOL? DI FEDRO. 

Si pingono gli avari, che ondeggiarsi 
Mirano intyrno i béni de la terra, 
Ma de i medesmi Fuso è a lor negato. 
L'empieDanaidi, ch' nnquemai non ponno 
De Tacque empir le pertugiate bptti, 
Il lusso insaziabile figurano. 
E Pavoltor, che 1 rinascente cuore 
Di Tizio rode ? le cui membra il suold 
Per nove jugeri ingombrano , ne addita , 
Che quanto più ampj poderi avrai, > j ï 
Tanto cura maggior fia che ti strazi. 
Con ragione adorabrô Fantica etade 
La verità , perche '1 saggio intendesse, 
£ perche ne l'error stesse l'ignaro. 

au milieu d'un fleuve , nous représente les avares 
environnés de tous les biens dont ils ne savent point 
foire usage, et qu'ils ne peuvent pas même toucher. 
Les coupables Danaïdes, portent sans cesse dans 
fleurs urnes les eaux dont elt$s ne peuvent wrtnplir 
un tonneau percé; ainsi tout ce qu'on donne au luxe 
s'écoule et se perd. Titye donrfe corps étendu cotivfre 
neuf, arpents , et qui présente à dévorer son foie 



Usus bonorum, sed nil possunt tangere. 
Urnis scelestas Danaides portant aquas , 
Pertusa nec complere "possunt dolia : 
Imo, luxuriae quidquid dederis, perfluet®. 
Wovem porrectus Tityos est per iugera , 
Tristis renatum suggerens pene iecur< 7) ; 
< Quo quisque (8) maiorem possidet tetrae locum , 
Hoc demonstratur cura graviore adfici. 
Gonsulto involvit Veritatem Antiquitas , 
Ut Sapiens inteliigeret, erraret rudis. 



éternellement Renaissant**, nous fait voir que plus 
l'homme possède de vastes domaines, plus il est 
rongé dé soucis. 

L'antiquité a prudemment enveloppé la vérité, 
afin que le sage pût Apercevoir , et que l'ignorant 
restât dans Terreur. * 

* * On a suivi en traduisant ce vers la leçon proposée dans la 
v note latine (7). 



Digitized by 



Google 



AD FABULAM VI 

NOTAE. 

(i) .actat.. . o . • Legerem iactatur rota % quod ex restîgiis 
quoque tamquam certum haberi potest. Rota Ixionis universis 
fere"5criptoribus est célébra ta, ut Virgilio , III, Georg., v. 3g , 
et IV, v. 484- Ovidio, TV, Met. , v. 460; Tibullo , III, Eleg. 3 ) 
y. 73. Claudiano, de Raptu Proserp.* II, v. 335 , Lampridio in 
Heliogab. , c. 9 , aliisque pluribus , itâ quidem ut in aflagium 
ac proverbium abierit. Propterea tamen totum versiculum 
probatum non habçrem. Eâ enim verborum Syntaxi iaçtatur 
est fertur, dicitur^ quod abs re est, quum eo pacto fides narra- 
tioni elevetur, et pretium fabella? concidat. Clare autem ex 
post remis versiculis patet aliam ac adyersam fuisse Auctoiis 
mentem , et quum in altero versiculo iaçtor sit agitor, vexor, 
hue illuc impellor, quse prima et genuina est vocis significatio , 
nec non exploratum videatur comparationem quamdam et 
*-*p*AAuA«» sententiarum hic institui, dubitari non posse 
videtur, quin iactor eadem potestate in primo versiculo sit 
sumendnm. Quamobrem satius legitur : 

Ixion qui versatus iactatur rota . 

Sic Ovidius de eodem Ixione dixerat in Ibin., y. 118. 

Qutfue agitur rapidœ yectus ab orbe roue. 

et Seneca in Thyést/, y. 8. 

' Aut membra céleri differens cursu rota. 

Tum Plautus Gistell. ,11, 1 , v. 4. Iactor,, crucior, agitor, sti- 
mulor, versorin amoris rotd miser. Quin quum iactatur adhuc 
ambigu» potestatis in versiculo videatur, nec portasse admo- 
dum eleganter scribatur versatus iactatur, nescio an satius sit 
reponere: 

Ixion qui versatd iactatur rotd. 

Certe Ovidius, IV, Metam. , v. aai , versatum fusum dixit , et 



Digitized by 



Google 



N6TÀE. 45 
I, Amor. Eleg. a', y. 4 9 versatum corpus, nec non Iuvenalis, 
Satyr. XIII, v. 1 at8, versata membres Tum Plautns, Epid. III, 
a , v. 35. Versutior es quant rota figularis. Horatius , I, Carm. 
Od. I, y. S^Jèrvida rota, de Arte, v. ai, currens. Persius, 
Satyr. III, y. a3, acris; Senéca tandem iterum de Ixione in 
Hippol., v. ia3i. 

Jïœc incitatif membra turbinibus ferat 
Numquam résistons orbe revoluto rota. 

(a) VolubiUm Fortuné. Ita in Codice script um est, et , mea 
quidem sententiâ , recte. Volubilis enim hîc est homo Uns, 
mutabâis, inconstans , qui rêvera yariis fortuna? casibus versa- 
tur ac agitnr. Praeterea Philosophi et prœsertim Stoici , ex 
quorum placitis loqui Auctor videtur, nullam potestatem ha- 
bere praedicabant Fortunam in Constantes , sed in levés tan- 
tummodo. V. Senecam de Provid., c. 3 et 6. Macrobius 
tandem hœc plane ad rem, lib. I, in Somn. Scipion., c. 10. 
Ex veterum, ait , Sapientum placitis... illos radiis rotarum , 
pendere districtos, qui nihil consilio prasvidentes , nihil rations 
modérantes , nihil virtutibus explicantes seque et actus suos 
omnes Fortunée permittentes casibus et fortuids semper rotantur. 
Équidem fateor me nullum adbuc exemplum nactum, qUo 
volubilis pro leyi et inconstanti homine absolu te usurpetur, 
minime yero tamen propterea moveor, ut minus probatam 
Codicis lectionem existimarem. Quamyi» enim verum esset 
nullum exemplum ex Scriptoribus superstitibus suppeditari ad 
rem posse ; qui Latin» lingua? fines noyerit, et quantulam eius 
partem servatam meminerit, nequaquam affirmare audebit, 
Romanos ro volubilis ad eam sententiam numquam sumsisse. 
Certe quidem in sermone nostro Patrio, Gallico, Hispano, 
qui ex Romano , ut pueri norunt , progenhi sunt , ad eam 
ipsam sententiam vox sumitur. Quin etsi primus Auctor noster 
id fecisset babendœ fuissent grates , quum 

Sermonem F atrium ditaçerit et nova rerum 

Nominà pfotuterit. 

"." Horàt. , in Art. J v. 58. 




46 AD FA fe CLAM VI 

idque excellent! sâne et egregià analogiâ. Quod si Gieerôni , 
JI, de Divin., c. 6, volubUitas Fortunes est Fortunae inconstan* 
tia , quidni volubilis inconstans erit ? Quod quidem ideo in 
Auctore nostro probandum est inagis , quia volubilis Ixioni 
comparatur,, qui absoluta proprietate volvi rotâ dicitur, ideo- 
que tox non recta modo est , sed ea, qua hic nec elegantior, ut 
p uto , nec argutior collocari poterat. 

(3) Ag . . . Nempe agens, quod recta syntaxis postulat. 

(4) Huic versiculo deest pes , vel ad minimum syllaba. Si 
loco hominûm soriberetur omnium, metrum quidem commode 
restitueretur , sed quum sententia magis etiam frigida évadât 
ac inficeta , alise vise sunt explorandae» Melius procèdent res si 
addito rfrullo scribatur : 

Os tendit hominum ullo sine fine miserias , 

yel si loco rv miserias reponatur miseras vices, legendo 

Ostendit hominum sine fine miseras vices. 

Attamen ne isto quidem pacto, ut ego arbitror, ad genuinam 
lectionem accessimus. Auctor enim certas pœnas, certosque 
homines. in Tartaro cruciatos exbibens , certa etiam vitia , cer- 
tumque hominum genus, ad quodsingula spectarent, exprès- 
•sisse hoc loco videtur. Et re quidem vera in perspicuo est eum 
in Ixione volubiles, in Tantalo avaros, in Belidibus luxu- 
riosos , in Tityo potentes et divites notasse. Quamobrem quo- 
modo in uno Sisypho omnes generatim homines, ineertumo^ue 
miseriarum genus significasset ? Prœterea qui de Sisyphi pœna 
egerunt ad certos homines eam « retulerunt. Silius Italicus , 
lib. XIII , Punie. , v. 616 , h*c habet : 

Tune alius sasvis religatur ( in Tartaro ) rupe catenis, 
Astalius (Sisyphus) subigit saxum , perçue ardua mohtis 
Vipereo domatjuinc œterna Megœra flagello ; 
Talia lethiferis restant patienda Tyrarinis. 

Lactantius'Placidus ad Statii Thebaid.,IV, y. &3y. Sisyphi, 
ait, exemplo itti designantur, qui contemtd verd Philoiophiâ ad 




NOTAS. 47 
volvendum mundi omis crebro vertuntur. Macrobius, I, in 
Somn. , c. xo. Dicuntur saxiim ingens volvere , ineffica'cibus 
laboriosisque conaùbus vitam terentes. Lucretius tandem long* 
ceteris lnculentins lib. III , y. 1008. 

Sisjrphus in vita quoque nobis ante oculos est; i 
Quipetere a populo fasces sœvasque secures 
Imbibit, et semper victus trisdsque recedit. 
Nampetert împerium, quod non est, nec datur umquam, 
Atque in eo semper duru/n sufferre laborem, 
Hoc est adçerso nixantem trudere monte 
Saxum, quod tamen a summo iam vertice rursum 
s V olvitur, et plani raptim petit œquora campi. 

Quamobrem , quum ab Auctore etiam in Sisypho singulare 
hominum genns , et peculiare vitiam notandum fuisse videa- 
tur, quum qni deSisypho egernnt potestatis ac imperii adfec- 
tatores, atque ambitiosos hominea iai eo agnoyeriut; tum 
« Lucretins non pauca habeat nostria >imilia ; haud temere, ut 
arbitror, loco hominum legeretur ambitus, acilicet 

Ostendit ambitus sine fine miserias. 

Qtue lectio prseterquamquod rectum habet metrum et senten- 
tîam egregiâm , eo etiam probatur quod minorem immutatio- 
nem in yersioulo indueat, et facile cernatur yocnm permuta- 
tionem ab imperitîa Amanuensis fortasse factam. Verbum 
porro latinum est et probatùm, ut exempla passim ostendunt 
Ciceroni, II, de Orat. , c, a 5. Pro Cluent., c.,41. Cornelii Ne* 
potis in Attic. , c. 6. Taciti, Annal. XIII, c. $9. Lucii Flori , 
lib. III, c. 17 , atque aliorum. Quin Iuyenalis" ad nostram rem 
propius, Satyr. VIII , y. 1 3a , scribit : 

Quod si prœcipitem rapit ambitus , atque libido. 

Insuper pretereundum non est, quod lectionem graviter etiam 
firmat, hnmanorum aftec^uum rêvera miserrimum in populari 
imperio ambitionem exti tisse, nec non Romanos Scriptores 
ad ipanm qmoque Sisyphum t*p« spectanies, eam atrocibua 




t 



48 AD FABULÀM VI 

pinxisse coîoribus. Hinc Horatius, I, Satyr. 4 » v. 26, scribit : 
Laborare ambitione misera, et mala , II, Satyr. 3, v. 78; 4, 
v. 16. Cicero de Offic, I, c. 26. Miserrima estomnino ambitio 
honorumque contenlio. Seneca, epist. 84. Relinque ambitum, 
tumida res est, varia, ventosa, nullum habet terminum, tam 
sollicita est ne quem anie se videat, quam ne post , alium. La- 
borat invidiâ, et quidem duplici. Vides autem quam miser sit is 
cui invide tur, si et invidet... Quœcumque videntur eminere in 
rébus humanis , quamvis pusilla sint, et comparatione humilli- 
morum extent ,per difficiles tameri et arduos tramites adeuntur. 
Confragosa in fastigium dignitatis via est. At si conscendcre 
hune verticem licet , cui se fortuna submisit: omnia quidem sub 
teadspices, sed tamen venies per summa ad planum. Tandem 
iterum Lucrelius, lib. V, v. 11 19. 

At claros se homines voluere esse atque patentes. 

Nequicquam , quoniam ad summum succedere honorem 

Certantes iter infestum feccre viaï. 

Et tamen esummo, quasi fulmen, deiieit ictos 

Invidia interdum contemtim in tartara tetra: 

Proinde sine incassum defessi sanguine sudent , 

Angustum per iter luctantes ambitionis- 

Vide etiam, si lubet Iuvenalem Satyr. X, y. 102, et seqq. 

(5) Medio sit. . Nempe medio sitit, quod explorât u m est. 
Ovidius etiam , lib. III , Amor. , eleg. 1 2 , v. 3o. 

Proditor in medio Tan talus amne sitit. 

. Furent., v. 7 5 2 . 

In amne medio faucibus siccis senex. 

(6) Hoc pacto versiculus interpungendus videtur, minime 
vero sic : 

Imo luxuriœ , quidquid dederis , perfluet. 

ut sit , perfluet quidquid dederis imo luxuriœ , veluti bara- 
thro : minime, inquam ; nam neque sententia exsurgit recta, 




Digitized by Google 



JTOTÀE. 49 
aec ad rem facit. Contra vero, quum apposite Auctor luxu- 
rîam pertusis Danaïdum doliis comparasse! , recte arguit ex 
pertuso luxuriae fundo elabi atque efflui quidquid immiseris. 
Yox autem imo ad hanc sententiam probata est, exemplaque 
suppeditant Horatius, II, Sat. 4» î>7 î I9 Epist. 18, y. 33 ; 
De Art. Poët. , v. 126: Plinius, lib. IV, Hist. nat., c. 11; 
XXXII , c. 6; aliique plures. 

(7) Versiculus hic, ut modo legitur, probatus omnîiio 
non est, Trochœura enim habet in quinta, et graviter sententià 
laborat. Attamen , si lenissimâ emendatione pene in pœnœ, 
tristis in tristi convertamus, metrum optimum atque egregiam y 
sententiam ei restituemus. Legemus scilicet : 

Tristi renatum suggèrent pœnœ iecur. 

Quem versiculum , ut plane genuinum tenerem tum quôd 
palam est in isto atqae in reliquis Codicibus facile exctdere 
atque omitti diphtbongos, tum quod Seneca ad eumdem sane 
modum scribit in HippoL, v. ia33: 

Vultur relicto transvolet Tityo férus , 
Meumtjne pœnae semper atcrescat iecur, 

et Virgilius, AEn. VI, v. 5g3. 

( Tityi ) fœcundaquc pœnis 

Viscera , nec fibris requies datur ulla renatis. 

(8) Quisque. Legendum tjuis ; secus nec sententià , nec * 
metrum constat. Nemo vero non yidet quam facile altarum 
in alterum permutari potuisset. f 



5o 



FAVOLE DI FEDBO. 



fAVOLA VII. 

V 

l' àutore. 

L'Oracolo d'Apotlo. 

13 1 grazia a V uom di che più giova , o Fefco , 
Che 'n Delfo siedi e nel ridente Piritto. 
Irte già surgon le sacrate chiome 
De la vergine, il tripode si scuoté, 
S'odon muggire i santi penetraK, 
Tremano i lauri , împallidisce il die? 
Piena dèl delio nume i divi accenti 
La vergin snoda e i suoi consigli espone : 



VII. x/auteuk. 

VOracle d'Apollon* 

i 

O A poîxon , qui habites Delphes et le délicieux 
Parnasse, révèle-nous , de grâce, ce qui peut nous 



PSAXDRI FABSLLAE. 



5l 



FABULA VII. 



1UCTOR. 



De Oracuh ApoQAnts. 



XJtilius nobis quid sit die, Phoèbe, obsecro, 
Qui Deîphos, et formosuiu.Paxnasuni pcolisi 
Qutd o (1) sacratae Vatii horrescuat comœ y 
Tripodes movçntur, mugit adyjùs Eeligia; : 
Tremuntquè lauiîi, et ipse palltecit dies? 
' Voccs /«solvit (a) acta (3) Phyton W Npmine, 
Docetgue Gentes (5) Delii monitus Dei : 
Pièiàîem colite (6)f ; vota Superis reddite ; 



être le plus utile L. Mais déjà les cbflyeu* sacrés dt 
la prophétesse se dressent sur sa tête> le trépied s'é- 
branle, Ijes lieux secrets du; ^actuaire rougissent , les 
lauriers frémissent, le jour même pâlit. Agitée d'une 
sainte fureur, la prêtresse fait entendre aux mortels 
les oracles du Dieu de Délos : Exercez la piété; 



Digitized by 



Google 



5x J&ÀVOLE DI ^EÏ>RÔ% 

« Onorate gli dei, sciogliete i voti , 
«I Patria, parenti , figli ye caste spose 
« Difendete co l'armi, e co l'acciajo 
« Fugate l'inirtiic^, de gli&micH 
« lté al soccorso, e riguardate a i miseri ; 
« I buoni secondâtes prev>efiitê 
« L' ingannator ; le colpe vendicate ; 
« Punite gli empj ch4«oiï ; turpe stupro 
a Del letto nuzial ruppe la fede ; 
« I pei^rersi'fii^ite) eiciecatpeâtei ?• "* î tt r' ; 
k Noii'prestate a nessun . facile *>r ecdaib il'u^J 
Dette^cotai B^atenzey Sal sucfl 8<pditt^zza> iy 
La rarginé fifttebte, sifûFeiité; ^ • ^ 
Chè àperinandar per Jfiafere 1 ! dëtti ftttoit 



» 1 1 1 • j » i 



acquittez yos vœux envers , les Pieux ; défenj^z^ 
patrie , vos parents , vos enfants , vos chastes épouses; 
repoussez vos ennemis parla force et par les armes; 
ftbuiàgfefe vos amis ; èpaïgtiëti lès malheureux ; faVcA 
ràsez lésjbona), prévenez lès?ftorbéb;£Oyéz le vengeur 
du crime, datiez itis im|»i*£\ punissez ftnfaibeaduii 

. , „ ... -, ab ii„ 'CI :;.\> ''jkuj <ot. 



Digitized by 



Google 



PHAUDRI FlBELL AI^ ,\ 53 

Pa£mm< 7 ), parentes, natos, castas coniuges 
Defendite armis hostem ferroque pellite G> ; 
AmicQç suhlevate ; iniseris parçite ; 
Bonis favete: subdolis ite ohviâîn: ; 
Deïicta vîndiçate ; castïgate impioS 7 
Punite turpi thalamos qui violarit stUpro ; 
Malos cavete; nulli nimium crédite. 
Haec eloquuta concidit Virgo furensfr 
Furens profecto, rçam quae dixit percÛdiU. fr , 



tere violateur du lit nuptial ; gardez-vous des m# 
chants; ne vous fiez aveuglément à personne. Ayant 
ainsi parlé, la vierge en fureur tombe à tefrê; ouf 
sans doute en fureur, car tout ce qu'elle a dit, les 
vents l'ont emporté. 



Digitized by 



Google 



AD FABULAM VII 



N • notae. 

(ï) Qu.d. Hoc loco scriptum fuisse yidetur quido. Nam 
quiddam o a prfecédenti et subséquent! verbo satis clare iusto 
intervallo distare cernitur. At quidnam sibit vult istud o? 
Non yidetur omnino esse particula yocantis, aut appellantis. 
Tum enkn legendum fuisset ; 

Quid o sacrata votes korrescunt coma f 

quod sententiam ineptam , et syntaxin vitîotam baBet , nec 
non a ceteris refellitur, quœ lectionem prœcedunt et sub&e- 
quuntur. Melius legeretur o, quod rêvera fortasse scriptum 
fuit. Tum o esset compendium ru modo, et versicul%s ad me* 
trum et sententiam commode procederet : 

Quid modo sacratêe Vatis korrescunt comas ? 

scilicet ad quid pquorsum, cur; Nam Codex paullo post signum 
interrogationis exhibet. Verumtamen nescio an rectius quoque ^~ 
expuncta interrogatîone scrîbatnr quum modo , yel quando 
quse essent quoniam , quandoquidem, siquidem, 

(a) V ...s . . s . hit, Legerem voceS resolvit, quod loco , 
et sentent!» omnino congruit, et vestigiis egregie addicitur. 
Virgilius de Sybilla ; m , Aen . , v. 457. 

Ipsa canot, vocemque volens atque ora résolvait. 

et Seneca * Tbyest. , y. 69 . 

* Laxantur adyto fata , et immugit specus. 

Vocem Deo solyente. 

(3) . cta. Reponerem acta, quod probatum et genuinum 
yidetur. A gère enim est etiam agi tare , commovere , stimttlare. 
Sic Virgilius , Aen. , TV, v. 4^5. 

(Didonem) agitipsefurentem 
In somnis pius Aeneas* 



TÎOTAJE. 55 
Horatius, II, Satyr. 3,v. i35. 

At non ante malis démentent actum Furiïs ( Orestem ). 

Lucanus, VI, Pharsal. , y. 731. 

Non agitis sœvis Erebiper inane flagellis 
Infelicem animant. . 

Proprie vero et déganter Àuctor actam numine dicit Phœba- 
dem, quse rêvera oraculum editara commoyebatur vehementer, 
et mirum in modum agitabatur. Lucanus de ipsa Pythia , 1. V, 
Phars., v. 166: 

.... non umquam plenior anus 

Phœbados irrupit Pasan , meniemque priorem 
ExpuHt ...... nec verbere solo ( Phœbe ) 

Uteris et stimulis , flammas in viscera mergis. 

Et Virgiliui de Sibylla , VI , Aen. , v. 78. 

Bacchatur Vous , magnum si pectore possit 

Excussisse Deum, tanto magis Me fadgat 

Os rabidum,fera corda domans , fingitque premendo. 

(4) Phyton. Verbum dubio proeul corruptum/ Nam 
etiamsi Auctor de Serpente loqueretur ab Apolline iaculis 
confoaso , ut babent faW* apud Ovidium , I , Me tara. , y. 438 ; 
Lucanum, VI, Phars., v. 408; Statium Theb., VI, y. 8, et 
Qaudianûm in Rufin.,1, y. i, scribendum fuisset omnino 
Python, Graecis Uvbw , a mtbîrém, ut Docti tenent deriva- 
tum , et utode Apollo Pythius , et ludi Pythii dicti s un t. Sed hîc 
nullus Serpenti locus. Nec Python probari potest in sensu 
ru ïatftottv pair ixu , de quo Hesychius et Suidas raemine- 
runt , et quod illi est etiam tyy*rfifétt!ht , et vyyavffffrmç 
ventriloqtws acilicel et hariolus ex ventre* V. Plutarchum de 
defect. Oracul. ; TertulUanum , IV, ady. Marcion., c. a5, et 
adversus Prax. , c. 19 , atquc alios etiem quoi adducit Ioannea 
Brodaeus Miscell. , VIII, c. 19 , etc. Etenim non ex se istud 
daunonium oracula fundere putabatur, sed alios ad ea fun- 



56 AD FÀBCLiM VII 

denda afflare et stimulare. Atqui secus fit in fabellâ. Quam- 
obrem omnino legendum esse videtur, Pythia, quae rêvera 
vates et virgo est , a qua oraculum canitur. Vox autem non 
modo probatissima est Graecis Scriptoribus , ut Aeschyni in 
Ctesiph. Demostheni , Plutarcho in Alex, in Hellen. Athenaeo 
Dipnosopb., lib. XIV, etc. Sed latinis etiam, veluti Lucretio, 
lib. V, v. lia. Ciceroni, I, de Divînit., c. 19. Cornelio Ne- 
poti in Miltiad. , e. 1 , et Iuvenali, XIII Satyr. , v. 109. Propius 
quidem accederet ad lectionem Codicis Pytho , quod ipsum 
Pythia esse a quibusdam scribi Aegydius Forcellinius in 
Lexico suo auctor est; sed quura is nec qui ii fuerint prodi- 
derit , nec ullum testimonium unde unde corrasum protulerit, 
ab illa lectione non recederem. Etre quidem vera numquam 
prorsus ro Pytho pro Pythia nec Graecis nec Latinis usurpa- 
tum videtur. Qui eo verbo usi sunt,non Phœbadem, si me- 
mini , signiticarunt , sed urbem Phocidis , quam ipsos fuisse 
Delphos Geograpbi praestantiores rati sunt. Ita quidem Ho- 
merus, Iliad. , B,Catal. , v. a6;Odys.,3-, v. 80. Hesiodus, 
Theog. , v. 499. Pindarus Olymp., Ode II, Stropb. a et 3; 
Od. VI, Stropb. a, etc. Apollonius Argonaut., I, v. aoo et 
ao8. Pausanias in Phocaic, c. 6. Stepbanus de Urbib. Luca- 
nus, V, Phars. , v. i34, atque alii plures : Nec Tibullus ad aliud 
spectavit, quum lib. II , Eleg. 3 , v. a3 , scripsit : 

De/os ubi nunc , Pkœbe , tua est, ubi Delphica Pytho ? 
Nempe amorinparvâ teiubet esse casa. 

.... *-Ww-« f~t. , v . , . , 1 ' ♦ 

(5) D Gentes. Reponerem docetque Gentes. Verum 

quidem est vocem vestigiorum auctoritate non niti, quum 
nulla supersint ; fragmentum tamen , locus , sententia , syn- 
taxis lubenter eam recipere et probare videntur. 

(6) P.. , atem colite. Scilicet Pietatem colite, ut evidctas est. 
Gicero in Somn. Scipion., c. 3. lustiùam cole et pietatem tjuœ 
quum sit magna in parentibus et propinquis , tiun in Patria 
maxima est. Plantas Asinar. , IH , 1 , v. 6. 

Hoccine est pietatem colère , ma tris imperium minuere? 



NOTAIS. • 57 
Terentius Hecyr. , III , 4 , y. 33. 

Quod potero /a dam , tamen utpietatem colam. 

(7) P . . . . «m. Patriam nempe, ut «que certain est. 

(8) Versiculus est syllabâ longior, nisi quis mallet in quint* 
sede creticnm seu amphimacrum probare, quem negligen- 
tiores tantummodo Comicorum iambi ferunt. Propterea satins 
esset,si expungeretur particula que, quje rêvera in toto ora- 
culo nusquam alias apparet. Legi tum atque interpungi posset : 

Defendite armis, hostemferropellite. 

Que sane sententiam non absurdam praeseferrent : Ad rem 
Sallustius Bel. Catil., c VI. 

Libertatem, Patriam , Par ente sque armis tegere, 
et Lucretius, lib. 11^ y. 639 : ' 

Propterea magnam armât! Matrem comitantur , ] 
Aut quia significant Divam proedicere, ut armis 
Ac virtuté velint patriam defendtre terram. 

Sed melius fortasse lectio procedet , si ro que in et tantum- 
modo immutetur, et legatur * 

Defendite ; armis hostem et fetro péllite, 

Emendatio enim lenior est , et rectior yidetur sententia ry 
defendite , quum non unis armis patria, parentes , nati , uxores 
defendatur. Nec negôtium , ut puto , facessunt illa armis et 
ferro, quae eadem yidentur. Nam Virgilius, I, Aen., v. $45, 
scripsit nec bello maior et armis, Seneca in Troad., y. 3ao, 
belli et armorum immemor, Silius Italie. , VIII , Punie. , y . a 17, 
Jam beUum atque arma posait, et bellum et arma unum idem- 
que his locis existimarunt magni nominis Interprètes. V. Gasp. 
fiartbium, III, Adv., c. *i } Quod si rectius invicem discrimi- 
nantur ,ferrum etiam ab armis late dis crêpa t. Ferrum enim 
pro ense, gladio sumitur, et ferreum tantummodo instru- 
mentum est, quo quis manu confoditur et transverberatur. 



Digitized by Google 



AD FABUlAM VII 



Cicero, III, de nat. Deor. , c. 3 a. Drusunî" îerro 9 Metellum vc- 
neno sustulerat. Nepbs in Alcib., c. 10. ML quum éum, ferro 
adgredi non auderent. Armorum autem potestas latissime patet , 
et omnia instrumenta significat , quibus homines in bello 
uKmtur , sive ad corpus suum tegendum , sive ad bostes repel- 

Jendos. Arma, ait*, Cicero pro Cecin., c. ai , alia ad tegendum, 
alia ad nocendum. Ideoque arma sunt galese, loricae., ocre» , 
hast» , tela , et lapides<etiam , ac fustes , ut se ri bit Caius Dig. de 
verb. signif. leg». il. Et si Sali asti us B. Catil. , v. 43 , armorum 
atque telorum portationes recte dixit, Livius, lib. 44,9 arma 
telaaue parant f Columella , lib. XII , c. 3. Seorsim arma ac tela 
reponere; Quidni Noster recte quoque scribere potuit armis et 

ferro peUere ? Quin politissimus Poëta Pedo Albinovanus dixit 
Eleg. I , v. a35. 

Iste tuus periit, perat arma inter et enses. 

- (g) Hic versus in tertiâ sede babet amphibrachum. Equidem 
fateor nullum mibi adhuc exemplum occurrisse, quo tenere 
potuissem buiusmodi pedem in expoli tis atque elaboratis 
iambis rite usurpari. Nibil tamen propterea in versiculo immu- 
tarem. Quo enim hîc retineatur sa tis auctoritatis et ponderis 
habere arbitror exempta Gomicorum , qui interdum pedem 
illum in Senariis adhiboerunt. Plauius Amphifr. Prolog. , 
▼.9a. 

lovem inçoearunt, venit , auxi//o ils fuit. 

Terentius Andriâ, scen. 1, t. 17. ' 

Quasi <?xprob ratio est immemoris beneficii. 

aliisque pluribus in locis similia. 

Praeterea nulla certa ratio apparet , cur ampbibrachus reii- 
ciendus omnino sit ex buiusmodi versiculis. Lex enim carminis 
est , ut iam dixknus , non iambum modo et spondseum in eo 
rite recipi , sed reliquot pedes etiam , qui eamdem syllabartfm 
quantitatem retinerent,pr*ter trocbœum: Atqui unus ex bis 
est ampbibrachus : Qnem tandem eâ etiam ex caussâ in versi- 



I 



NOTAI. 59 

culo retinerem , quod nulla sequa via pateat , qua commode 
expungi posait ; sententia recta , verba probaUe note , et ea v 

quae utcumque sumas et colloces voto non respondent : nec 
aliud est quod emendationi faveat, eamque specie saltera veri- 
tatis tueatur. Quid ? expungemus oranino verbum , et novum 
ex auctoritate et sententia nostra procudemus ? Quamobrem 
ego potius dixerim Auctorem ad Comicorum consuetudinem 
hac vice se demisisse, et maluisse metrum , quam verborum 
proprietatem aliquo pacto violare. Quin vero illud etiara maxi- 
me animadvertendum puto, hune versiculum non in Auctoris 
sed in Pythi* ore poni. Pythia autem veluti ex sacro more non 
élégantes et elaboratos , sed inconditos, graviterque in metra 
peccantes versiculos fundebat. Id praeter ceteros data opéra 
observât Plutarchus in libello qui inscribitur Cur Pythia non 
reddat Orac. carm. eademque de Sibylla addit , quae vero plu- 
ribus etiam retulit S. Iustinus Cohort. ad Graec, p. 34, edit. 
Colon. 1686. Quamobrem ut etiam hac in re ro irfiirov S er- 
yaret Auctor noster illud metrum permittere sibi potuit ; quod 
profecto ideo verisimilius mihi videtur, quod integrum rêvera 
oraculum parum elaboratum.ac elegans est, multumque sane 
cultu et numéro a prioribus fabellae versiculis distat. 



-Ergitized by 



Google 



6o 



FAVOLE Dï FED RO. 



1 



FAVOLA VIII. 



ESOPO E LO SCRITTORE. 

D'un cattivo scrittore che si lodava. 

scrittor letto ad Esopo avea 

I vili scritti suoi, dove vantato 
Erasi molto inettamente : adunque 
Desiando saper che ne sentisse 

II vegliardo, gli disse : Or io ti sono 
Parso di me sûperbo? Aver non credo 
Vana fiducia de l'ingegno mio. 
Sfinito il vecchio da quel reo volume : 
Io, gli rispose, sommamente approvo 
Che te medesmo lodi ; poichè questo 
D'altri accader non ti potrà giammai. 

VIII. Ésope et l'écrivain. 

D'un mauvais écrivain qui se louait lui-même. 

Quelqu'un avait lu à Ésope un mauvais ouvrage 
dans lequel il setait sottement beaucoup loué. Dé- 



î>H AT3DRI FABÏLLAE. 



61 



FABULA VIII. 

jLesopus 'ét scaiPTOR. 

De màtù Scriptore se laudante. 

Aesopo quidam spripta recitârât ma/a (r) , 
In quîs (a) inepte multura se iactaverat : 
Scire ergo ôupiens quidtiam sentîret Senex , 
îïumquid , inqûit siim tibi visus superb/or (4) ? 
Haud vana nobis ingenii fiducia est . 
.Cpnfectus ille pessimo Volumine , . 
Ego , iaquit, quod té laudas vehementer probo, 
Namque hoc ab aîiô nùmquam continget tibi. 

-v.m , ■• >■■.:• •• • ; 

sirant donc savoir ce qu'en pensait le vieillard : Est-ce 
que vous m'avez trouvé trop orgueilleux, lui dit-il? 
Je n*ai pas une vaine confiance dans mon talent. Le 
vieillard fatigué du méchant volume lui répondit : Je 
t'approuve fort de t'être loué, car tu ne le seras 
jamais d aucun autre* 



Digitized by Google 



AD FABULAM VIII 



NOTAE. 



(i) Ma . . Nempe mala, quod ex fragmento , et sententiâ 
perspicuum est. Metram est optimum, et Auctor h«c ipsa 
jscripta paullo poat appellat volumen pessimism. Horatius au- 
tem , II, Epis t. a , v. 106. 

Biderttur mala qui componunt carmin*. 

etv. ia6. 

Prœtulerim Sçriptor delirus inersque videri » < ( 
Dwm mtfa délectant mala m*. 

Similia, H , Sermon. I, t. 8a. Y- 74 * et alii qaoque plures. 

(a) I#x ^m&. Ita script um est, et quidem recte. Nam Plinius, 
lib. XII , e. I. Mille sunt, ait , usus arborum sine quîsvita degi 
non possit. Phaedrus , lib. III, fab. i3, v. il. De quîsnùnc agi- 
ta r, et lib. V, fab. i , v. 9. In quîs Menander. r % 

(3) Numquid inquit, etc. In hune versiculum dubio procui * 
aliquod vitium irrepsit $ Nam oinnés dipocH* ihtegns sunt , êt 
statim in prima sede trocbaeus offenditur. Si scriberetvr : -, 

Numquid tibi, inquit, visus sum, etc. 

metrum quidem rectum esset, et versiculus numerosus : sed 
quis facile credet tantam verborum perturbationem et inversio- 
nem in eo fieri potuisse ? Quamobrem satins putarém unum 
inquit in ait immutare , ac légère : 

Numquid, ait, sum tibivisus, ëtc. 

- • ■ .... .1 * »? ;..*ot o:ïu 

Emendatio enim, ni fallor, lenis est, quum verba eamdem pror^ 
sus sententiam habeant , et aîterum propterea in alteram nuflo 
negotio interdum transeat. Prteterea itufaît paullo post iterunt 
occurrit. ' ' , 

(4) Superb.. . Reponerem superbiens, qui sciliçet super* 



Digitized by Google 



KOTAE. 63 

biret ob ingéniant, fiduciâ ingenii. Ovidius, VIII, EpUt, 
Heroid. , 43. 

Vie licetpatriis sine fine super biat actis. 
et propius Pbatdrus, lib. V, fab. 7, v. 38. 
Superbiens honore divinœ domûs. 

Sed melius fartasse legeretur superbior, qme «que latina et pro- 
bata vox. est. Ovidius , Metam. VII , v. 80a. Laudato P avorte 
superbior. Atque absolute Cicero , VIII, Epist. ad Famil i3. 
n Audit mi Testa, utrum superbiorem tepecunia faciat, an quod 
te Imperator consulte Tacitus, II, Histor., c. 63. Vitelliu* 
irrepentibus dormnanùnis magfstri* superbior et atrocior. Nos- 
trum autem, si suppléas ro œquo vel iusto egregiam babet 
sententiam , et nescio quomodo mihi magis se probat , quam 
superbiens. Haud valde absimiti pacto Cicero pro Domo sua , 
c. 35 : Hoc reprehendis quod solere me dicas de me ipso glorio- 
sius prœdicare. 



Digitized by V^OOg IC 



64 FAVOLE DI FÏDRO. 

FAVOLA IX. 

I 

ÏL GR AN POMPEO E UN SUO SOLDATO. 

Quahto sia difficile conoscere Vuomo. 

Del Gran Pompeo un guerrier d'énorme corpo 

Pel sue dir molle, e per l'andar lascivo, 

Erasi fatto di cinedo il nome. 

Una notte costui del capitano 

Insidiato avendo i ricchi arredi , 

Co le vesti furogli, e con assai 

Copia d' oro e d' argento i muli suoi. 

Sparge la fama il caso ; n' è ripreso 

Il guerriero, e al pretorio indi n' è tratto. 



IX. LE GRAND POMPEE ET UN DE SES SOLDATS. 

7/ est difficile de connaître l'homme. 

Un soldat du grand Pompée, d'une taille déme- 
surée , s'était fait , par la mollesse de sa prononciation 
et de sa démarche , la réputation d'un homme effé- 




phJaedri fabellae. 



65 



FABULA IX. 

POMPEIUS MAONUS ET EITJS MILES. 

Quant difficile sit hominem nosse. 

Magni Pompeii Miles vasti corporis, 

Fracte loquendo , et ambulando molliter (l) j 

Famam cinaedi traxerat certissimam. 

Hic insidiatus nocte iumentis Ducis, 

Cum veste, et auro, et magno argenti pondère {%) 

Avertit mulos. Factum rumor dissipât j 

Arguitur Miles, rapitur in Prœtorium. 

Tum Magnus : Quid ais? Tune me, Commilito 

Spoliare es ausus? Ille continuo exscreat 



miné. Une nuit ayant attendu en embuscade les ba- 
gage» du capitaine , il emmena ses mulets chargés 
d'habillements, d'or, et dune grosse somme d'ar- 
gent. La nouvelle du fait se sépand ; le soldat est 
accusé , traduit au prétoire. AJors le grand Pompée 
lui dit: Gomment? toi, mon compagnon d'armes, 
' 5 



Digitized by Google 



/' 



66 JFÀVOLE DI FED RO. 

Il Magno allor : Che dirai tu ? Tu mio 
Commilitone , di spogliarmi osasti ? 
Tosto ne la sinistra egli si sputa , 
Indi lo sputo co le dita sperde. * . 
Cosi, Duce, si stillin gli occhi miei , 
S' io vidi , o toccai nulla. Il Duce allora , 
Che semplice aima avea , vuol che il soldato, 
Disnor del campo , discacciato sia , 
Ne che avesse , stimo, cotanta audacia. 
La guerra si destô per çaso y e un Barbaro , 
In suo valore çonfidando , i nostri 
Con voce orrenda provocava. Terne 
Per se ciascun , son titubanti i primi. 
Pur quegli , ne' costumi effeminato , 
Ma ne le forze un Marte, s'appresenta 
Àl prence , e si con molle voce a lui : 



tu as donc osé me voler? Le soldat aussitôt crache 
dans sa main gauche, et s'essuyant avec ses doigts: 
puissent , dit-il , mon général , se fondre ainsi mes 
yeux, si j ai vu ou touché ce qui ta été pris. Pour 
lors Pompée , dans 1# sincérité de son cœur, ne croit 
pas qu'un tel homm3gp.it pu faire un coup d'audace , 
et fait chasser* ce soldat l'opprobre du camp. Tout- 
à-coup l'ennemi se présente \ un Barbare, se confiant 



I 



PHAEDRI FABELLAE, 67 

Sibi in sinistram, et sputum digitis dissipât (3) . 
Sic, imperator, oculi extilleseant #(4) mei, 
Si vidi, aut tetigi. Tum Vir animi simplicis 
Id dçdecus ca&trorum® propelli iubet> # 
Nec cadere in illnm ® crédit tantam audaciam. 
Fortuite Mars intercessh^\ et manu fidens t8 > 
Voce fera nostros (9) provocabat Barbarus ; 
&bi y#/sque metuit (,o) , (u) primi mussant duces. 
Tamen is cinoedus (ia) habitu, sed mars viribus, 
-\^Z/# sedentem (l3 > pro tribunali Ducem, 
Et voce molli (,4) : Licet? Enimvero eiici virum (l5 >, 
Vtin re atroci (l6) Magnus stomachans, imperat. 
Tum quidam senior, ex amicis Principis (I7) : 
Hune ego committi satius Fortunée arbitror, 
In quo iactura levis est,quam fortem virum, ] 
Qui casu victus témeritati^té arguât. 



dans sa force, défiait les nôtres d'une voix féroce. < 
Chacun craint pour soi ; les premiers chefs restent en 
silence $ cependant ce soldât au port efféminé , mais 
vrai JVlars par la force , s'approche du général élevé 
sur son siège, et d'une voix amollie : Est-il permis? 
demande-t~il. Mais le grand Pompée irrité de voir 
un tel homme s'offrir pour une affaire aussi grave, 
ordonne qu'il soit chassé. Alors un vieillard des amis 



Digitized by Google 



68 FAVOLJE D I FEDRO. 

E permesso? Ma un uom si vile a tanto 
Sdegando il Magno , che si scacci impone. 
Un certo vecchio allor, del prence amico : 
Esser, giudico, meglio a la fortuna , 
Costui fidar, la cui perdita è lieve , 
Che un uom valente, che per caso vinto, 
Di temerario tu n' abbi la taccia. 
Consenti '1 Magrio , ed al guerrier permise 
D'affrontar l'inimico, a cui la testa 
De T esercito attonito al cospetto 
• Sgiccô del busto in men ch' io non 4o scrivo, 
E vintitor sen riede. A cotai vista 
Disse Pompeo : La militer corona 
Dono a te volentier, perche la gloria 
Ne vendicasti del romano Impero : 
Ma si stillin cosi q^iesti occhi miei, 
Quel turpe gesto di colui f^cendo , 
Se non rubasti tu lè mie ricchezze. 



de ce grand homme lui dit: Il vaut mieux , je pense , 
exposer à la fortune cet homme dont la perte est peu 
de chose, qu'un vaillant soldat qui , s'il était vaincu 
par hasard , te ferait taxer d'imprudence. Pompée 
consent , et permet au soldat de se présenter au com- 
bat; celui-ci, au grand étonnement de l'armée, 



PHAEDRI FABELLAE. 69 

Àssensit Magnus , et permisit Militi 
Prodire contra, qui mirante exercitu, 
Dicto celerius hosti abscidit caput 
Victorque redit to>. His tum Pompeius super : 
Corona militis (ao) equidem te dono libens, 
Quia vindicasti laudem Romani ïmperii (aT) : 
Sed extillescant oculi sic , inquit , mei , 
Turpe illud imitans < M >, is quod an te fècerat&\ 
Nisi tu abstulisti e sarcinis opes meas^\ 



tranche, en moins de temps que la parole, la tété à 
son ennemi; il revient triomphant; Pompée lui dit 
alors : Je te donne volontiers la couronne militaire , 
parceque tu as soutenu la gloire de l'empire romain ; 
mais que mes yeux se fondent ainsi, contrefaisant 
l'action ignoble que le soldat avait faite auparavant, 
si tu n'as volé mes bagages et mes trésors. 



Digitized by Google 



AD FABULAM IX 

NOTAE. 

. (i) Ambulando mol Scilicet ambulando molliter, quod 

fVagraentum,_sententia , leges carminis omnino probant. Ovir 
dius # IJI , de Art. , v. 3o5 : 

rusdcus alter 

Motus in incessu, mollior alter erie. 

II, Amor. 4 > v. à3. Molliter incedit. Seneca, VII, Quaest Nat. , 
c. 3i. Tènefo et molli incessu suspendimus gradum. Tandem 
Iulius Firraicus , lib . VIII , c. 7. molliter ambulant. 

(a) Po Legerem pondère , quod fragmentum luculen- 

ter indicat , metrum recipit , et plane probat sententia. Caesar 
de B. Civ. III, c. 96. Magnum argenti pondus expositum. 
c. io3. Magnum œris pondus. Cicero, III, Verr. , c. 17. Grande 
pondus auri. 

(3) Dissipât, Sic perspicue in Codice : Sed quid, si eadem 
ipsa vox ad aliam sententiam paullo superius adhibita fuit? 
Ista repetitio inopportuna , ac inelegans est , fabellseque Scrip- 
tore , nisi vehementer fallor, indigna. Quamobrem , si hoc loco 
placeret dissipât , in superiori |atius legi posset factum rumor 
distulit, quod eamdem sententiam servat, haud magnopere / 
discrepat figura eleraentorum , et plane est ex proprietate ver- 
borum. Terentius Heaut. Prolog., v. 16. 

Nam quodrumores distulerunt maleuoli 
Multas contaminasse Grœcas ( Comœdias). 

Nepos in Dione , c. 10 , céleri rumore dilato ; Petronius , c. 10 , 
cwnoribus nos différent* , et tandem Valerlus Flaccus, I , Arg.» 
v. 753. 

. . . Regemauefragor per mœnia differt 
. Mille ciere manu s. 

Quod si vero ibi arridet magis ro dissipât , quia egregium est 



itotae. 71 

ac elegans: Nam Gicero Philipp. , XIV, c. 6. Et cum vitas 
etiam periculo, ah,Jamam istam fascium dissipaverunt. C. i5 , 
famam rei dissipare , et rumores dissipare : Tum pro Plane, 
c. 57... Nihil est autem tant volucre quant malédiction , . . . nihil 
latius dissipatur : et Cœlius apud eumdem Cicerctaem , VIII , 
Famil. ep. 1 , Te subrostrani dissiparant periisse : et alii plures 
similia : Et quia distulit ait in prœterito, quum verbum potins 
temporis presentis requiratur: Tum, inquam-, hîc Iegerem 
disiieit, quam rectam et verisimilem lectionem quis haud te- 
mere dixerit nec absurde. Primum enim vox probata est , et 
ad propositum faeit. Si Auctor Rhetor. ad Herenn. , lib. IV, 
c. 3, rècte dixit res sparsas , et vage disiectas, Horatius, II, 
Garm. Od. 1 9 , v. 14 , tecta disie cta, Seneca in Supplie, V. ia , 
membra disiecta. Ovidius , XII , Epist. , y. 63 , disiectas comas, 
recte quoque Auctor noster sputum digitis disiectum dicere 
potuit. Praeterea , quod gravius est ro dissipât facillime Ama- 
nuensium imperitiâ ex disiieit confingi potuit. Hercules Cio*» 
fanus ad illa Ovidii , XI , Metam. , V. 386. 

ProsUk , et nondum totos ornata capilhs 
Disiieit hos ipsos. 

observât loco m disiieit quod genuinum est , in sex codicibus 
MSS. inventum fuisse dissicit, in altero disicit, in tribus ipsum 
plane dissipât; tum addit Burmannus se in aliis et hase ipsa , et 
discidit, discutit, dissecat offendisse. Nec praetéreundum est in 
ceteris quoque Auctoribus dissicit , disicit potissimum occu- 
passe ro disiieit. V. Obertum Gifanium Indic. Lucret. , V, 
Proiicefe, etc. Quamobrem tam faciii, probabili et usitatà 
emendatione a turpi illa repëtitione Auctorem liberare,non 
dubitarem. 

(4) Extillescant. Sic in Godice. Non ttegaverim me adbuc 
nescire utrum extillesco a ceteris Scriptoribus , qui supersunt 
usurpatum occurràt. Sed etiamsi nuspiam plane legatur, mi- 
, nime tamen ut barbarum vejsubdititium reiieerem. Ex latin? 
enim sermonis analogia rectissime fit et derivatur. ExtiUo, 



Digitized by Google 



7* 



AD FABDLÀM IX 



quod primitivum verbum dixeris , probatum est. Plaùtus 
Pseud., III, i , v. 29. 

( Sinapi ) octtli ut extillent/àciV. 

Terentius thorm., V, 7 , v. 81. 

Hisce ego illam dictis ita tibi incensam dabo, 
Ut ne restinguas lacrymis si extillaveris. 

Columella, lib. XII, c. 43* Sicaue triginta dies pati (olivas) 
consudascere , ataue ontnem amurcam extillare. Quamobrem ut 
no t uni est, si ardesco, cales co t horresco, refrigesco* aliaque 
multarite et iure fiunt ab ardeo, caleo, horréo , frigeo , etc. 
Quidni aequo inre extillesco ab extillo fiet? Nos latin» lingua? 
fines non novimus, ut etiam alibi dictum est , multaque sane 
sunt , qua» unius omnino Scriptoris , et non raro Grammatici 
auctoritate nituntur. Neque porro dici potest extillescant ex 
extillent Amanuensis vitio immutatum. Nam versiculus egregie 
procedit, et palam est rêvera corrumpi siquis pertinaciter ex» 
tillent obtrudi velit ; Tum vero in aeque coromodo et recto 
versiculo paullo post verbum iterum occurrit. 

(5) / s . as . . o . . . Hoc loco tria omnino verba fuisse 

videntur : primum scilicet duarum aut trium literarunr; se- 
cundum septem vel octo , tertium novem aut decem. Hoc pos- 
tremum yestigiis, fragmentis ceterisque inspectis iure castro- 
rum teneri potest, primum diceres ro id, nam vestrgia d 
obscura non sunt ; médium difficilius arguitur. Verumtamen 
ex reliquiis cuiusdam d initio verbi positi , ex fragmento s, ex 
numéro deficientiura literarum nilpotius, meo iudicio, legi 
potest quam dedecus : Ita ut totius loci lectio ésset : Id dedecus 
castrorum, quas sane metrum , sentent ia m , ac syntaxîn recte, 
ni fallor, servant. Vox castrorum opportuna est, nam res in 
castris potissimum fît, quod Prsetorium , tribunal , et singulare 
certamen ostendunt ; tum iure einaedus miles castrorum dede- 
cus dicitur, quum nil militi turpius et minus conveniens, 
quam effeminatus habitus , mollis et luxuriosa vita. Tuni ver a 




NOTÀE, 73 

etiam quod turpitudinem illam usurpasset. Praetere* ut latine 
Cleopatram Lucanus, lib. X, v. 5g, dedecus Aegypti dixît, 
Phœdrus asinum naturœ dedecus fab. ai, lib. I , v. 11: appel- 
lavit : Tum veto etiam Seneca in Agamemn. , v. 3oo , scripsit : - 

Facesse propere , ac dedecus clarœ dortius 
Asporta ab oculis, hœc vacat Régi et viro. 

ita latine etiam Noster appellare potuit militem castromm 
dedecus : Et sihîc ipse probrosus miles dicitur dedecus, ex 
Phaedri stilo est, quiabstracta , ut nuncupamus , vocabula pro 
concretis saepissime, ut alibi etiam observavimus, usurpât. Sic 
fab. 3, lib. I, v. 16 , calàmitas , fab. 5 , v. 1 1 , improbitas; fab* 1, 
lib. II , v. 14 » aviditas, fab. 4 1 16 ; credulitas, Prol. lib. III , 
v. 34 ; serçitus , atque similia passim sunt pro calamitoso , ùn- 
probo , avido , credulo , servo , atque huiusmodi. Tandem verO 
id dedecus aeque latinum ac rectum est. Silius Italicus, I, 
Punie. , v . 1 o5 , plane ad rem : 

^ Gens récidiva PJirygum Caa\meœ stirpis alumnos 
Fœderibus non œqua premit : sifata negarint 
Dedecus id Patries nostra depellere dextra, 
Hœc tua sit laus , Nate ; velis. . . 

(6) Nec ..de,. . . . . lum. Léger em nec cadere in illum, quae 
quidem ut certa baberi possunt» Nam fragmenta , locus defî- 
cientium Jiterarum, sententia, syn taxis, metrum nil potius 
recipiunt. Loquendi autem modus purus est atque elegans. 
Cicero pro Sylla, c. 27. Non cadit in hos mores, non in hune 
pudorem, non in hanc vitam, non in hune hominem ista sus- 
picio. Virgilius, Eclog, IX, v. 17. Heu cadit in quémquam 
tantum scelus ! Plinius, lib. XXXVI, Hist. oat., c. 10. Non 
cadit in alium tam absolutum opus. 

(y) ars .... rcessit. Haec fragmenta , et vestigia qu» , 

supersunt duo verba omuino , ut visum est , probant mars , 
scilicet , et intxrcessit. Haec autem ad rem suut , quuin mars 
pro bello , praelio, pugna sumatur , ut omnes sciunt, et inter- 



Digitized by 



Google 



^4 AD FABULAM IX 

cessit proprie et eleganter ad propositum usurpatur. V. Teren- 
tium Andr. , V, 5, y. 4» Ciceroncm, I, ad Famil. Ep. 9; 
Cœsarem, I , Bel. Civ., c. ai , aliosque plures. Ante ista autem 
verba quid scriptum fuerit liquido non constat. Lochs séptem 
circiter literas tantum capit , qtiarnm quarta videtur satis clare 
u, quinta t vel 1, sexta item t: Ex quibus haud absurde coniici 
potest lectionem Godicis fuisse fortuito, ideoque totum hemis- 
tichium erit Fortuito mars intercessit. 

(8) Is versiculus gravi vitio dubio procul laborat. Habet 
enim spondaeum in sextâ, et syllabâ saltem longior videtur, ut 
ut initio legendum sit. Praeterea ro mars paullo post iterom 
occurrit, et ^ka.quidem potestate, qwumque ibi rectissime 
plane usurpctur bîc subdititîum ac spurium videtur. Quaoa- 
obrem ego versiculum sic légère auderem: 

BelhvmforU ^intercessîi , et jfîdehsmarià. 

Ubi enim tam gravia corruptionisargumentaadsunthaud temèye 

■profortuita potiori ac magis probabili sententia legitur forte, 

et si loco etiam postponitùr fab. XII, pro victorem forte, le-* 

gitur Forte victorem. Quod si insignior porro videtur immu- 

tatio m mars in bellum, animadvertendum est non semel in 

MSS. Auctorum reliquorum Codicibus unuin pro altero of- 

fendi , quemadmodum praeter cetéroS observavit Burmannus 

ad Ovidii, Metam. , VI, v. 4*>4» Equidem non sum nescius 

Auctorem de praelio potius et pugna loqui , quam de bella, sed 

palam est bellum absolute pro prœlio ac pugna ab optimia 

Scriptoribus usurpari : Ita quidem Yirgilius, Aen., II , v. 439. 
, t 

Hic vero ingentem pugnam, ceu cetera nusquam ( 
Bella forent. 

Statius , III , Thebaid. , v. 666. 
Se d prima ad classica. . . 

Ne mifii tune , moneo , lituos atque arma i>olenti , 
Obpius ire pares f Ventistfue aut alite visa 
Bellorum proferre diem. 



• NOTAK. «75 

l'uni sîmilia Varro, lib. VI, L. L. , ç. 3 ; Iustinus, lib. II, 
c. ia , XVIII , c. 1 , aliique plurcs. 

(9) . s. Abstrusa lectîo. Hic quinque circiter 

supra decem literae script» fuerunt. Priinum Terbum ad qua- 
tuor, ut puto, abibat, eiusque initialis v qua? non obscure 
perspicitur, satis commode ra voce indicat. Deinceps vero 
duone an unura tantummodo verbum extiterit ex Codice peti 
nequit. Media? enim literae deletae omnino sont, nu Hum que 
sui Vestigium reliquerunt. Postremas vero, r, u, s non temere 
dixeris, et si verbum velis feras quam proximum, ni ipsum 
fuit , habexi potest. Quamobrem nisi fallit opinio ad totum 
locum restituendum verbum unum desideratur septem circiter 
literaruin. Kquidem animadvertcns omnino requin subiectum 
verbi provocabat illudque nonnisi Romanos spectare , indc 10 
ciperem nostros quod non sententiae modo, sed ctiam loco 
plane congruit. Nostri dicuntur quicumque ad nos pertinent, 
potissiinuin vero quum externis opponuntur , ideoque quum 
in fabula de bello intcr Romanos et barbaros agatur, recte 
lalinus Scriptor illos absolute et r-nr t^o^v nostros potuit 
appellare. Sic Cicero in Pisouem , c. 8. () noster misericors, 
quid facis ? quod nulla in Barbai ia quiïcjuam '][ 1 r.mnus. Caesar 
de B. Gall., c. 26. Diu quum esset pugnatum impedimeutis 
castrisque nostri poiiù sunt. Livius, lib. VIII, c. g. Divi quo- 
rum est potestas nostrorum, hostiumque. Plinius, lib. XII, 
c. a5. Balsami in totum alia natura, quam nostri, {ixlcrntquc 
prodiderant. Scio quidem voce nostros /crus ad nietrura non 
recte procedere , sed levé est , si scribainus voce férus nos/ros , 
quœ quidem transpositio inducenda omnino videtur quidquid 
loco ns nostros legatur. Quin ego scriberem voce fera nostros , 
quod certe potiorem babet sententiam , Ovidius de barb.u is 
Getis, lib. V, Trisf. Eleg. 7, v. 17. Vox fera, trujc vu/tus. 
Eleg. XII, v. 55. 

. Omnia barbariœ loca sunt vocisque ferma-. 

Nrque lectioni obstat quod paullo post légat ur voce molli. 
Nam quum bîc de barbaro, ibi de cinœdo agatur, habet potius 



Digitized by 




AD FÀBULA.M IX 



qnid venustatîs et elegantiœ ista loquutionum qppositio. Praetev 
rea vero observa ndum quoque ést , quod Claudius Quadrigarius 
vêtus Romanus historiens singulare certamen simile apud A. 
Gellium Noct. Actic. IX, c. i3 , referens inter Manlium Tor- 
quatum , et barbarum Gallum factum , de isto scribit : Ex- 
templo silentio facto cum voce maxima conclamat , si qui secum 
depugnare vellet, uti prodire t. Et Silius Italicus de simili oer- 
taminis provocatione, lib. XVII, v. 5*7- 

.... clamore feroci , 
* Provocat in crépi tans hostem. 

(10) ..sque metuit. Legerem sibi quisque me Cuit, qu» 

certa plane videntur. Locus , metrum , sententia , fragmenta ea 
una postulant. Livius autem , lib. I , c. 9. Tantam in medio 
crescentem molem sibi ac posteris suis metuebant. Quadrigarius 
loc. cit. Gellii Nemo ( Romanorum ) audebat ( prodire ) Drop ter 
magnitudinem atque immanitatem faciès ( Galli ). 

(ri) Hoc loco omnino excidisse videtttr particula et, nam 
*ine ea neque sententia, neque metrttm reote procédunt. 

(la) Cinœdus. Hic locus vacuus septem fere lite- 

ras capit, quarum initialis videtur T. Ideo legerem Tamen 
t's , cinœdus. Is autem ut pueri norunt, habet potestatem 
tu hic et th Ule. Fuissent alia? lectiones. At ille, sedille, etc., 
sed non addicuntur. 

(13) sedentem, Scriberem adiit sedentem , quod loco 

et sententiae ita congruit , ut quamvis nullis vestigiis firmetur, 
non dubitaverim, ut verisimiliorem lectionem , ni genuinam 
malis , habere. Certe ex proprietate verbum usurpatur. Cicero 
ad Q. Fratr., lib. I , Ep. a. Quum Prœtores diebus aliquot adiri 
non possent, Livius, lib. XXXVII, c. 6. Aditus Consul. Seneca 
in Herc. Fur. , v. 733. 

Aditurille G'nossius Minosforo. 

(14) voce molli. Scriberem et voce molli: nam bin» literae 
deficiunt, nec sententia ac metrum aliud postulant. 

(15) Versiculus est toto pede longior. Si scriberetur : 
Et voce molli. Licet ? Et eiici virum 



Google 



Digitized by 



NOTAE. 77 

eomraodum esset metrum ; sed quam opportunum ro virum , 
vel potius quid magis ineptum et inopportunum? Vir quis 
dicitur ob virtutes animi, ob fortitndinem et robur corporis; 
Cinaedi autera propterea viri dici non possunt. Et rêvera Auctor 
paullo post cinaedum militem virum esse negavit , quum 
dixit: • 

In quo iactura levis est, quant fortem virum : 

ro virum igitur in versiculo nostro subdititium est, atque ex 
Glossa dubio procul irrepsit. Fortasse scriptum fuerat : 

Et voce molli : Ldcet? eum vero eiici: 

Tel ipsum enimvero eiici. Nam subiectum facile subintelligitur, 
et elegantius, ni fallor , ob iram imperantis reticetur. Quoad 
numerum vero versiculi simili fere pacto quemdam suum 
clausit Phœdrus, fan. 5, lib. II, n. ai. 

Heus inquit dominus : Ille enimvero adsilit. 

(16) V , .n re atroci. Scilicet ut in re atroci. Quod explo- 
ratum atque egregiiim est. Atrocem rem dicebant Romani, qua 
Bespublica aliquid detrimenti capere videretur. Sallustius, 
Bel. Catil., c. XXX. Itaque, quod plerumque in atroci negotio 
solet, Senatus decrevit, darent operdm Consules ne quid Respu- 
blica detrimenti caperet. G. LIV. Res tanta atque atrox nos mo- 
çit. Illâ autem superbâ Barbari provocatione non modo Romana 
maiestas gravi contumeliâ afûciebaturj sed verebatur etiam, 
ne bostis victoriâ contaminaretur et prostraretur. Quadrigarias: 
Deinde Gallus irridere atque linguam exsertare. Id subito per- 
dolitum est cuidam T. Manlio summo génère nato tantum fia- 
gitium civitati accidere... neque pas sus est virtutem Romanam 
ab Gallo turpiter spoliari, • ■ 

(17) PrincipU. Ita qutdem in Codice, atque , ut puto, recte. 
Pompeius enim hic non dicitur Princeps sensu ,"quo Impera to- 
res ab Augusto dicti sttnt principes , supremus scilicet Imperii 

. moderator et caput, sed anteriori ac veteri. Videtur sane exer- 
cituum Ducibus buiusmodi nomen absolute tributum fuisse. 



Digitized by Google 



78 AD FABULAM IX 

Livius, lib. I, c. 5. Principes utrimque pugnam ciebant, ab 
Sabinis Melius Çurius , ab Romanis Hostius Hostilius. Et for- 
tasse Augustus , qui veterem Reipublicae formam tam religiose 
tueri et servare adfectavit , nulla alia ratione Principis cogno- 
men suscepit, nisi quia eiusdem auctoritatis ac pptestatis esset 
ac cognomen Imperatoris. V. ad Tacit., Ann.*, I, ci, edit. 
Bassan. 1790, not. (7). Pompeius porro dici potuit princeps 
quod fuisset potentissimus Romanorum , et vere Princeps Ci- 
vitatis : Cicero, I, Famil. ep. 9. Quum in Republica Cn. Pom- 
veius Princeps esset. Pro Domo sua c. 66. Cn. Pompeium , 
quem omnium iudicio longe Principem esse Civitatis videbat, et 
c. 110: Quum Principem Orbis terrœ virum (Pompeium) in- 
clusum domi contineres. Prœterea sic absolute ipse Cicero 
scribit Philipp., VIII, c. 29» O DU immonaies , quam magnum 
estpprsonam in Republica tueri principis, quds non animis solum 
débet, sed oculis servire civium. Et Phœdrus, fab., I, lib. V, 

v.4. _ " 

.... ipsi Principes 
Illam osculantur qua sunt oppressi manum. 

y 

hoc est principes Civitatis Athenarum. 

(18) Versiculus ad rectum metrum non procedit, nisi in 
quartâ sede reiiciatur synalœphe. Id quidem fieri posset. Sed 
licentia esset, qua parce et gravi ratione utendum est. Hîc 
vero, ni fallor, nulla adest caussa, qua iure esset reiicienda. 
Quamobrem longe satius, uno tantummodo s addito, opti- 
mum metrum in eo restituitur, si legatur : 

Dicto celerius hostis abscidit caput: 

ubi animadvertendum est ro abscidit melius , ut ego quidem 
arbitror, ab abscido quam ab abscindo derivari. Nam eo pacto 
versiculus fit numerosior , et verbum ad eam sententiam fre- 
quentius a Scriptoribus usurpa tur, quemadmodum a Lucano , 
lib. VII, v. 628; IV, 5o3. Seneca in PJideniss., v. 194; Silio 
Italico,lib. XV, v. 472; Martiali , lib. III, Ep. 66, aliisque 
pluribus. Tum passim Interprètes innumeris fere Auctorum 



Digitized by Google 



NOTAE. 79 

locis ubi voces exabscindo irrepserant, respondentia exabscido 
restituunt. V. Gronovium ad Livium, lib. XLV, c. 5 ; Munke- 
rum ad Fulgent. My tholog. , I , c. 1 1 ; Heinsium ad Valer. 
Flaccum, lib. I, v. 827, et adPrudent. Apotheos. , v. 945, et 
Obertum Gifanium Observât. Lat. voce abscissus. Propo&ita 
igitur lectiQ nempe hostis abscidit damiiari et reiici nonpotest. 
Fatendum tamen est illud hosti, quod Codex habet , maiorem 
vim atque elegantiam praeseferre. Quamobrem si immutatio 
aliqna in versiculum omnino inducenda est , quid si tantum- 
modo abscidit in recidit convertatur ? Lucanus, VIII, Phars. , 
v. 677. 

Pompei diro sacrum caput ense recidit. 

Ovidius,lib. IX, Metara., t. 71, caput est impune recisuni. 
Praeterea boc pacto illa verbi ambiguitas anferretur, quod 
spectatâ Auctorià gravitate levissimum non est* Tum vero 
Quadrigarius loc. Gellii cit. in simillima occasione : Ibi eum 
( Gallum ), ait, evertit ( Romanus).et caput praecaedit. Haud 
vero obstat primam tu recido passim corripi, Iam enim pieris- 
que, et nobis et iam alibi observatum est, particulam re in 
yerborum compositionem ancipitem omnino fuisse. Et si in 
recido a cado prima producitur a Lucre tio , lib. I , y. 857 et 
106a , lib. V, v. a8i ;'a Propertio, lib. IV, Eleg. 8 , t. 44. Ovi- 
dio, lib. X,Metam. ,v. 1 80, et Phsedro tandem lib. III, fab. 17, 
y. i5, cur in recido a cœdo produci non poterit? 

(19) Redit, Scribendum videtur redit, yel potius rediit. Nam 
hoc tempus, quod vocant, totius loci syn taxis expostulat. 
Vidimus vero fab. IV, iterum scriptum in Codice redit ma- 
gister pro rediit magister. , 

(ao) Corona militis. Legerem atque interpungerem Çpr&nd, 
miles , qu« genuina lectio videtur. Etenim recipiendus e^et 
secus proceleusm. quo quadam ratione ac modo u tendu m est. 
Tum veTO f corona militis pro corona militari, prœterquamquod 
nec eleganter nec satis latine , ut puto , dici potest , certe qui- 
dem ru militis opportunum minime est, quum luculenter 
plane atque perspicue pateat nonnisi de .beilicis coronis Ro- 



80 AD FAfeULAM IX 

manum Imperatorem loqui potuisse. Praeterea quum ro miles 
in lectione Codicis pmnino* subintelligendum fuisset, quant 
lepida locutio esset : O miles, corond militis te dono libens. 

(ai) Imperii. Scribendum potius Imperi. Nam secus me- 
trumnon constat. Hulusmodi autem crasis non in similibus 
modo rite passim est usurpata, sed in ipso hoc nomine. Ho- 
ratius, Carm. I, Od. a , v. a5. 

Quem vo cet Diçum Populus mentis 
Imperi rébus. 

(a a) ..... ns. Hoc loco verbum fuit octo circiter litèra- 
rum , quodque in ans terminatum videtur. Nihil aliud super- 
est. Equidem métro ac sententia spectatis legerem imitons , 
quod profecto loco etiam egregie congruit. 

(a 3) Hîc vero omnia deleta sunt,et sL 

vestigia aliqua coloris, quo exaratae fuere literae adhuc appa- 
rent, ita corrupta ac tenuia sunt, ut ne elementum quidem 
quoquo labore contenderim extundere potuissem. Locus ta- 
men qui colore notatus cernitur quatuordecim fere literas 
continere potest , sed esse et aliae ad fînem versiculi potuere , 
quum ibi potissimum ita sœpe evanuerint , ut cbarta sit facta 
candidior. Si licet igitur truncum versiculum, ut fieri potest, 
ex ingenio restituere, scriberem : * 

Turpe illud imitans , is quod ante fecerat. 

Nempe Pompeius imitans illam turpitudinem, quam hic miles 
paullo ante fecerat, quum in sinistram suam exscreavit, 
sputumque digitis disiecit. Docti potiora. 

(34) me.. Hoc loco tria verba iustae longi- 

tudinis fuisse Tidentur. Postremum ex fragmento , sententiâ , 
m£tro, perspicue factum colligitur ex pronomine meus a um. 
Primum porro octo literarum numerum non excedebat , qua- 
rum priores haberi tute possunt s, a, tum r, et c sed minus 
certe. Médium vero plane evanuit, neque aliud de eo sçimus 
quam literis fere quatuor constitisse. Quapropter sic hemisti- 
çhium legerem e sarcinis opes mens, quum etiam illud e ubi 



Digitized by Google 



^ NOTÀR 8t. 

KCrîbitur a yestigiis Codicis indicetur, et cetera loco et métro 
apte congruaut. Verba porro , ni fallor , probata suht, et sen- > 
tentia recta. Nam primum sarcinis .sunt militaria impedimenta. 
Caesar de Bel. GalL, II , c. 17. Lpgionem sub sarcinis adoriri , 
et III , Bel. Civ. , c. 76 , Magnâ parte impedimentorum et sar- 
cinarum relictâ. Tacitus, I , Annal. , c. a 3. Sarcînœfngientium 
(militum) direptœ. Tum omne opum et supellectilis genus» 
unde Martialis scribebat lib. II , Epigr, 1 r. 

Salva est et uxor, sarcinœque, serviaue, 

et Quintilianus Decam. Xll , c. a3. Inane sdomus situm ducunt, 
lacent relictœ sine herede sarcinœ; et earum prsesertim qua» 
profîciscentes secum ferrent. Sic idem Martialis , XII, ep. 3a. 

O Iulianum dedecus Calendarum 
Vidi, Vacejra, sarcinas tuas uidi. 

et notum est illud collige sarcinulas in Romano diyortio usur- 
patum. Pompeius igitur recte,et vocabulo, ut ita dicam , mi- 
litari , quae secum in usus suos in bellura profectus £ £«|bat, 
sarcinas suas dicere poterat. Opes porro dicuntur poU^Kura. 
res pretiosiores , cbariores, et magis exquisitae, ut aurum, 
argentum , atqne eiusmodi. Virgilius, Georg. , II , y. 507. 

Condit opes alius , defossoque incubât auro. > 
lib. I , Aen. , v. 

Corripiunt ( nayes ) , onerantque auro ; portantur avarï 
Pjgmalionis opes pelago. 

Ovidius , lib. I , Metam. , y. 1 40. 

Effodiuntur opes irritamenta malorum. 

cjuamobrem ingens pondus auri atque argenti , et multa vestis 
dici recte poterant opes. Praeterea quemadmodum bic ex uni- 
versis Imperatoris sarcinis , opes tantum, scilicet sarcinae pre- 
tiosiores ablatas dicuntur, sic supra ex omnibus iumentis t)ucis, 
uni muli abacti , qui eius gazâ onerati erant. 

6 



Digitized by 



Google 



8a FA VOLE DI FEDRO* 



FAVOLA X. 

GIUJSONE, VENERE, E LA GALLINA. 

Délia libidine délie Donne. 

Delà sua castità Giuno vantandosi ♦ 
Sfuggir non si lasciô Venere il destro 
Di piacevol trastullo, e per provare 
Ch^ftessun' altra a lei fusse simiie, 
YuŒsi che ai parlasse a la gallina : 
Compagna, dimmi un po di quanto cibo 
Te saziar potresti ? Ella rispose : 
Quel poco basterà ,» che mi darai , 



X. JUNON , TENUS 5 ET LA POULE» 

De l'incontinence des femmes* 

Juif on faisait l'éloge de sa chasteté; Vénus ne laissa 
pas échapper cette occasion de s'amuser, et pour 



Digitized by 



GoogTe~ 



PHAEDRI FA BELL Aï. 



. FABULA X. 

lUITO, Y«NUS, ET GALHITA (,) 4 

% De Mulierum libidine. 

Quum castitatem Iuïio laudaret suam, 
7#c«nditatis (1) caussa non repelfit (3 > Venus (4) ; 
HuRamque t5) ut âffirmaret esse illi parem , 
//iterrogasse sic Gallinam dicrtur (6) : 
Die y sodés (7) , quarfto possis satiari cibo. 
Répondit illa (8) : Quidquid dedéris satis erit; 
Sed ut i9) concédas pedibus aliquid scalpere. 
Ne scalpas, inquit, satis est modius tritici? 



montrer que nulle femme ne ressemblait à Junon , 
on dit qu elle interrogea ainsi la poule : Dis-moi un 
peu, combien de nourriture faut -il pour te ras- 
sasier? Quoi que tu me donnes, répondit la poule, 
cela me suffira , pourvu que tu me laisses un peu 
gratter la terre. Et sans gratter, ajouta Vénus, un 



\ 

84 FAVOLÉ DI FEDRO. 

Se mi lasci raspar co' piedi alquanto. 

Ti basteria , senza raspar, sqggiunse , 

Di grano un moggio? Certo, anzi fie troppo 

Ma lasciami un tan tin raspar. — Ma senza 

Punto raspar, ehe vorrestù? Allora 

Svelando di hatura il vizio , disse : 

Benchè un granar mi s' apra, io rasperô. 

È fama, che Giunone a riso mossè 

Di Venere a lo scherzo , perché vollç 

Ne la gallina ,figurar le femine. 



boisseau de froment te suffit-il? Sans doute; ce sera 
même plus qu'il ne faut; {pais permets -moi de 
gratter. Mais enfin., pour ne point gràtter du tout, 
que demandes-tu ? Alors la poule décela le vice de 




PHAEDRI FA BELL AE. 85 

Plane, immo nimium est, sed permitte scalpere. 
Ex toto, ne quid scalpas, quid desideras? 
Tum deriique illa fassa est naturae malum : 
Licet horreum mihi pateat , ego scalpam tamen (10) . 
Bisisse Iuno dicitur Veneris iocos 
Quia per Gallinam dénota vit Feminas. 



/ la nature : J'aurais un grenier ouvert , dit-elle , que je 
gratterais encore. On dit .que Junon sourit à cette 
raillerie de Vénus , voyant bien que par cette poule 
elle avait désigné les femmes. ' 



AD FABULAM X 

NOTAE. 



(i) Romulus, quem Riraicius edidit lib. III, n. 8, fabellant 
hanc habet, totque in ea Auctoris nostri l'oquendi modos 
«errât, ut dubitari plane non posse rideatur, quin ex istis 
ipsis iambis interpretatus ea«i fuérit. Id autem quanti intersit 
vidimus in Dissert. I, de Auctor. Fabel). noy. 

(a) .... nditatis. Reponerem iucunditatis , quod omnino 
exploratum yidetur. Nam unum certe est, quod loco et «en- 
tend» perfecte congruat. Fecunditatis , rotiinditatis > aliaque 
buiusmodi loco quidem recipiuntur , sed absurda sunt. Pra- 
terea Romulus habet hîc iocandi caussâ , et paullo post in 
nostro est ioco, quemadmodum nos legimus. 

(3) Repettit. Soriberem repulie. Versioulorum enim syntaxis 
hoc quidem tempus verbi , quod vocant , non illud postulat ; 
neque fabellae Phaedri,quod ad XVIII, lib. III, monuiraus, 
nec ista? noyas a praesenti terapore umquam inchoantur. Pr»- 
vterea r^e//i*-corrumpit m et ru m. Nam vèl pedem vitiosum in 
yersiculum inducit,yel eum facit syllabà longiorem. Vocem 
autem , quae sententiam , syntaxim, et leges carminis servet , 
nec non lectioni Codicis quam proxime accédât , nisi repulie 
aliam non noyimus. 

(4) Versiculus igitur commode , ut yidetur , procedit , 
quum legimus: * 

Iucunditatis caussa non repulit Venus. 

eum tamen totum probatum et genuinûm non dixeris. Nam 
quid est , quod iucunditatis caussa non repulit V cnus ? Quod 
est verbi subiectum ? Et quamyis fîngatur de Iunonis iactantiû 



Digitized by Google 



- NOTAE. 87 

agi , ineptum fuisset dicere Venerem , ut sese oblectaret eam 
non refel lisse, quum potîus dicendum fuisset, ut iram superb» 
atque imperiosse Dese TÎtaret. Prarterea^ legenti facile patet, 
qusequœ sit sententia, quae ex istâ lectiône extnndi possit, 
eam non recte ceteris coharere. Quamobrcm ego omnino 
satius esse arbitrarer «unius literul» , nempe m adiectione 
acribere î 1 

lucundiuuis caussam non repulu Fenus. 

eoque pacto sententiam in Codicis versiculum inducere, qua 
▼era plane ac sincera ▼ideatur. Ea esset huiusmodi : Venus 
non rèiecit, repulit, omisit eam caussam, occasionem, oppor- 
tunitatem oblectandi se.se atque alios. Caussa sane interdum 
occasio est. Gicero de Divin., c. a, Mihi caussam explicandœ 
Philosophiœ attulit gravis casus Çivitatis. V. ad FamiJ.Epist. 12. 
S ta dm caussam illam totam et tempus arripere. Terentius 
Andr., V, I, t. 18. Ubi ea caussa, quamobrem Jute faciunt, K 
erit ademta. Venus porro Dea iocorum et ristis habita fuît, 
undoab Homero yocata s«pe ÇtXappufns invenitur, et isto 
eîus ioco risisse rêvera Iuno dicitur. Tandem Romulus pro 
toto Nostri yersiculo habet io candi caussd, quod cèrte lec-* 
tionem propositam Armât. 

(5) N..l..que. Legerem . nullamcjue , quod fragmenta, 
locus , sententia plane addicunt. Nullumque peccaret in gé- 
nère , quod Grammatici vocaet, quum de feminâ agatur. 

(6) .... rrogasse. Scilicet interrogasse , quod quisque yidet. 

(7) ... sodés. Reponerem die, sodés. Verbi quidem nulla 
Testigia supersunt, sed illud probatum dixeris, quum locus 
aliud non suscipiat , quod tam recte sententiae et métro con- 
veniat. Terentius Andr. , I, 1 , 57. Rogitabam, heus puer, die, 
sodés. Iuvenalis, Satyr. VI, v. 279. 

Die aliquem, sodés, die, Quintiliane, colorem. \ 



\ 



8# AD FABULA M X 

(8) il ... . ndit Ma. Nempe resportdit Ma. 

(9) 5.. ..t. Legendum put» sed ut, quod omnibus spec-, 
tatis exploratum videtur. 

(10) Ut yersiculus bic recte pedibus constet necesse est, ut 
recipiatur proceleùsmaticus Tel in tertia vel in quarta sede. 
Ego omnino raallem in tertîâ , ut una saltem ceesura in versi- 
culum inducatur. Iam superius fab. II, observatum est tum 
in fabellis Phaedri vulgatis , tum in istis noyts offendi ali-> 
quando proceleusmaticon , ideoque locum hune minime solli- 
citandum contenderem. Sed si isto pede parcissime Scriptore» 
usi sunt, si versicutus paru m est numerosus quid si loco mihi 
legamus mi, quod Lucretius, III , v. 106. Virgilius , VI, Aen.» 
t. 104. Tibullus, I, Eieg. 7, v. 69, aliique passim, et plane 
frequentissime Catullus et Propertius usùrparunt ? Tum qui- 
dem , ni fallor , melius res procederet. 

(11) Iocos risisse, Huiusmodi lectionem nequaquam proba- 
tam dicerem. Tali enim syntaxi ridere est deridere ac illudere , 
quum ex totius fabella? ratione verbum absolute sumendum 
▼ideatur in sententia ridendi, risusque edendi. Et re quidem 
vera Romulus scribit : Ad quod dictum Iunp risisse dicitur. 
Joc/autem sunt dicteria, seu dicta arguta, lepida, face ta, 
iucunda* unde Cicero ad Atticum, XIV, Epist. i3. Ioca tua 
plenafacetiarum , etOridius, III, Metam., y. 3ao. 

Forte lopem memorant. . . vacua. . . optasse remissos 
Cum lunone iocos. f 

Ideoque aliquàndo ipsae fabella? Aesopia? dicta; sunt ioci, quod 
latius nos persecutj sumus in Dissert. I , de Auct. Fabul. nov. , 
cap. 1, quia et èarum dos etiam sit mopere risum, ut 

ait Phaedrus, in Prol. , lib. I. Quamobrem non risisse iocos, 
sed risisse ioco scriberem. Syntaxis et metrum reciperent 
etiam iocis. Sed ego illud omnino praeferrem. Nam sive bîc 
iocus ipse Apologus est, ut ex his qu* modo diximus pro^ 



Digitized by Google 



NOTAE. 89 

habile fit , sive dictum argutum et lepidum , quod eo conti- 
netur, certe in singulari numéro statuendus videtur. Romulug 
porro non ad quas dicta, sed ad quod dictum , quod ro ioco 
est , retinet ac serrât. 



Digitized by 



Coogïê" 



F AVCLE DI FED RO. 



FAVOLA XL 

UIÏ P AD RE DI FAMIGLIA ED ESOPO. 

Corne si debba domarc la féroce Gioventu. 

Un padre di famiglia un crudel figlio 
Avea. Costui dal padre appena lungi 
Vedeasi , a furia di spietati colpi 
Affliggeva gli schi^vi, e si sfogava 
Il giovenil fervore. Esopo adunque 
Narra al vegliardo brevemente : Un certo 
A un giovenco aggiogava un vecchio bue. 
Esso al giogo inegual di sottoporre 



XI. LE PÈRE DE FAMILLE ET ÉSOPE. 

Comment la fougeuse jeunesse doit être domtée. 

Un père de famille avait un fils cruel qui , chaque 
fois qu'il pouvait échapper à l'œil paternel, maltrai- 



P H AE JfR I F A BEL L AE. 



FABULA XI. 

PATER FAMILI AS ET AESOPI3S <r) . 

Quomodo domanda sit ferox iuventus. 

Paterfa^ilias ssevum habebat filium: 
Hic e conspectu quum païris (a) rècessérat^ 
Verberibus servos afficiebat pluriinis, 
Et exercebat fervidam adolescentiam. 
Aesopus ergo narrât hoc breviter Seni : 
Quidam iuvenco vetulum adiungebat bovem. 
Is quum refugiens impari collo iugum, 
Aetatis excusaret vires languidas ; 

0 

tait à grands coups de fouet les esclaves, et donnait 
l'essor à sa bouillante jeunesse. Là-dessus , voici ce 
qu'Esope raconta brièvement au ^vieillard : Un la- 
boureur appariait un jeune taureau avec un vieux 
bœuf ; celui-ci , refusant un joug trop inégal, allé- 
guait ses forces abattues par l'âge. Tu n'as rien à 



9^ FAVOLE DI Fiy)RO. 

Il collo ricusando, mettea innanzi 
Le sue languide forze per l'età : 
Non dei temer, disse il villano a lui, 
Nol faccio mica, perche tu lavori, 
Ma perche domi cotestuî che fiède 
Co le corna e co i piè li supi compagnie 
Cosi se tu non terrai teco il figlîo 
Assiduamente, e se non frenerai 
Co la clemenza il genio suo, paventa, 
Che de la casa da maggior querela 
La pace non si turbi e la quiete. 
Tempra dolcezza la ferocità. 



craindre, lui dit le laboureur, ce que j'en fais n'est 
pas pour que tu travailles, mais pour que tu domtes 
celui-ci , qui des pieds et des cornes en a estropié 
plusieurs. De même, si tu ne retiens pas ton fils ^jl- 




Digitized by ^ 



PHAEDRI FABELL AE. cfî 

Non est quod time&s®, inquit, illi Rusticus, 
Non ut labores facio (4) , sed ut istum dômes, 
Qui calce et coJtîu (5) multos reddit débiles. 
Sic tu msi natum {6) tecum assidue rétines, 
Eiusque z/igenium (7) comprimis clementiâ : 
^7de ne ^ querela maior aécrescat domus : 
Atrocitati mansuetudo est remedium. 

\ . • 



près de toi , et si tu ne contiens son nature] par 
l'exemple de ta bonté, crains que de plus grandes 
plaintes ne s'élèvent dans ta famille. Le remède de 
la férocité, c'est la dôuceur. 



AD FABULAM XI 

NOTAE. 

(i) H*c fabella occùrrit etiam apud Romulum Rimicii 
lib. III , 11. ii, certumque videtur ex istis versiculis solutam 
atque interpretatam fuisse. Occùrrit quoque apud Anonymum 
Elegiacum , qui Salo Parmensis dicitur, et quamvis stilus et 
locutio discrepet , totius fatal lac ratio tam similis et par est, 
ut dubitarinonposse videatur, quin ex Auctoris nostri libello 
desumta fuisset. 

(a) Quum patris. Non quidem maie ; Sed satius Portasse, ad 
syntaxim atque ad versiculi numerum scriberetur pétris quum, 
Patris autem, ut et pueri sciunt, primam ancipjtem habet, 
eamque reyera produxit Ovidius in Ibin. , v. 348 , scribens : 

Incjue lui cœsus viscera patris eus. f 
Propertius , III , Eleg. 3 , v. 29. 

Ergo Musarum, et 6Y/erti patris imago. 
Phœdrus ,. fab. fi, lib. IV, v. 16. % 

Hic ccede patris Peiiadum infecit manuSé * 

(3) Non estyuod . . . .as. Scilicet non est quodumèas , qfrod 
exploratum est. Loco congrueret et metkas, idem sane etiam 
sentent! à, sed vestigia dmeas non me tuas luculenter indicant. 
Phœdrus autem, fab. 1 , lib. II , v. 7. * 

Cui placidus ille : non est quod timeas, ait: 
? 

(4) L.b Legerem labores facio. Primum ex frag- 

mentis , numeroque deficientium literarum certum plane vi- 
de tur. Alterum etiam commode ex vestigiis sese prodit, ut 
ego de lectionis veritate non dubitarem. Addo, iungo, quod 
Romulus habet «y loco et sententiœ non maie congruerent , sed 



i 



ca nequaquam addicunt vestigia. Illa porro verba rei et sen- 
tentiae conveniunt. Verum est laborare significare plernmqae 
affectîonem quamdam in agente immanentem, seul est etiam 
opéra ri, opus, facere t in opère sese exercere, ad quam sentén- 
tiam hic sumitur, et que, ni fallor prima et ingenita fuit' 
yocis potestas. Nam £eri plane yidetur a Graco ijspyi* seu 
t{f pyàtypai , ut tvtpyt*. Propertius autem IV, Eleg. 3 , v. 33. 

Noctibus hibernis castrensia pensa laboro. 

Valerius Flaccus, VI, Argon. , y. 3249 Cultusque laborat. Pli- 
nius Proœm. , lib. XXUI. Ex meparata omnia, rtec éurvo labo- 
rànda, sed se porrigentia ultro : Tacitus de Morib. German., 
c. XhV.Frumenta çeterosque fructus patiehtius quam pro solitâ 
Germanorum inertiâ laborant. Tum Virgilius, Georg.,1, y. 3a5, 
Aen. , II , y. 3o6 , etc. , labores boum dixit , quae boyes Iaborâ- 
rant. Tandem Romulus scribit non ut laboretis vos iungo. 
Quoad facio vero nibil est 9 quominus genuinum habendum 
sit ; eius enim potestas latissime patet, neque Latinis verbam 
aliquod activa:, quam yocant, signiiieationis est, quod per 
illud exprimi aliquando non possit. 

(5) ce . . .... nu. Legerem qui calce et cornu , quat 

lectio genuina plane ac sincera videtur. Certe quidem éam 
unam probant fragmenta, locus, sententia, et metrum. Tum 
llomulus nie scribit : quum per calces vagas et çornua aliquem 
lœserit, et paullo superius : vitulus vero calce et eornibus 
eiieiebat iugum a cervioe. Boyes yero etiam oalcitrant, ita ut 
indeadagium factum fuerit Graecisac Latinis advenus stimu- 
lant calces , quum boyes eo altius a bubulco stimulis fodian- 
tur , quo contumacius calcitrant. Demum calx singulari nu- 
^mero recte ad banc seatentiam usurpatur. Horatius, II, 
Satyr. 1 , v. 55. 

. . neque calce lupus quemquam, neque dente petit bos. 

Oyidius, III, Fast. , y. 75$. 

III* cadit preeceps , H calce feritnr aselli. 



96 AD F1BULAM XI 

Alfenus , IX , Digest. , Th.. L Mula calcem reîeciù , et crus agd- 
soni /régit. 

(6) iS . ,*tu . . si .-. tum. Scriberem sic tu nisi natum, quafc 
etiam explorata videntur. Hanc enim lectionem omnia postu- 
lant et recipiunt. Tum Romulus : Sic oportet quemquam filios 
suos domare. Phaedro autem plerumque fîlii nati dicuntur ut . 
fab. 24 9 lib. I, v. 4; fab. 10, lib. III, t.* ai et 45; fab. 17, 
T. ix, etc. De veritate igitur lectionis dubitandum non est: 
Nescio tamen an scribendum potius sit ob versiculi numerum : 
Sic nisi tu natum , vel etiam Sic tu ni gnatum , quse iudicio 
aurium potius probantur. Gnatum vêro pro natum passim 
Scriptores habent, et Acbilles Tatius Observât., c. XVIII, 

, non Catullum modo , sed ipsum Virgilium istud unum usur- 
passe ratus est. 

(7) genium. Hic duo verba scripta fuisse viden- 

tur. Alterius boc insigne fragmentum superest, primi vero 
nullum praeter qusedam vestigia .initialis literae E. tegerem 
tamen eiusque ingenium, quod loco, fragmento, sententi* 
aptissime congruit. Sœvumcjue Iocus non capit, et fragmentum 
reiicit. Hâc autem lectione ingenium sumitur in malain par* 
tem; at id latin um est, unde proverbium illud redire ad in- 
genium, et Livius, lib. II, c. 22. Volscis levatis metu, suum 
rediit ingenium. 

(8) . . de ne. Nerope vide ne, quod cuncta probant. Verum 
est ad metrum corripiendam esse altéra m th vide, sed rite 
Tecteque id fieri potest. Valerius Flaccus, lib. V, y. 5g5> ut 
non pauci legunt. 

Incumbens Odryssamero, yide lata comantem 
Pectora. 

Persius, Satyr. I, v. 107. 

Auriculas. Videsis ne maiorum tibi forte. 

Tum nemo nescit etiam in videne seu videsne? mediam cor- 



Digitized by Google 



WOTÀE. 97 

ripi, quod singiUatim observavit Serrilius ad Virgilium, 
Aen., VI, t. 780. Phedrus tandem fab. 6 , lib. III, v. 3, 
plane ad rem : 

Vide ne dolone collum compungam tibl. 
T. Part. I, il xo. 



98 



FA VOL» BI PEDRO. 



FAVOLA XII. 

ESOPO E tJIT VINC1TORE GINWICO. 

Corne talora reprimasi la Jattanza, 

Per caso visto Esopo millantarsi 

Del ginnico certaine un vincitore 

Più de l'onesto, dimandôgli s'era 

D'esso più forte Favversario stato. 

Ed ei : Non dir cosi , chè le mie forze 

Fur di gran lunga de le sue maggiori. 

Dunque, soggiunse , e quai mai gloria , o stolto, 

Mertasti in vineer' un di te men prode ? 

Saresti forse da sofïrir, se vinto 

D'aver dicessi un più di te valente. 



XII> ÉSOPE ET LE VAINQUEUR AUX JEUX DE LA LUTTE. 

Comment on réprime parfois la jactance. 

i , 

Ésope entendant un jour un vainqueur au combat, 
de la lutte se vanter outre mesure , lui demanda si 



PHAEDRI FABELLAEf 99 



FABULA XII. 

AESOPUS ET VICTOR GTMNIC0Sf 

Quomodo comprimatur aliquando iactantia. 

Forte Victorem (l) gymnici certaminis 
Iactantiorem quum vidisset Aesopus^, 
Interrogavit ampliusne adversarius (3 > 
Valuisset suus (4) . Ille : ne istud dixeris, 
Multo fuere vires maiores meae. 
Quod, inquit, ergo, stulte, meruisti decus, 
Minus valentem si vicisti fortior? 
Ferendus esses ? forte si te diceres 
Superasse , qui esset (5) melior viribus. 



son adversaire avait été beaucoup plus fort que lui. 
Que dis-tu là, répondit l'athlète? mes forces étaient 
bien au-dessus des siennes. Insensé! reprit Ésope, 
quelle gloire as-tu donc acquise , si tu étais plus fort 
que celui que tu as vaincu? On pourrait te souffrir, si 
tu disais avoir triomphé d'un adversaire plus vigou- 
reux que toi. 



AD FABULA M XII NOTAE. 

(i) Forte victorem. Scribendum est Victorem forte. Nam 
secus in prima capitalis ille trocbaeus offenditur, quamobrem 
ipse Phœdrus yel numquam prorsus , yel semel tantummodo 
initio yersiculorum eam yocem collocavit. 

(a) Versiculus hic tum verbis tum sententia est satis ele- 
gans, claudûur tara en spondœo, qui in istâ sedepestis est, ut 
aiunt iaAborum. Atque id quod vere crucem figit est , nullam 
sequam yiam, rationemque probabilem adhuc apparere, qua 
lectio genuina inveniatur, yel yerisimilior. Si retinetur tû 
Aesopus, cetera yerba ita conyertenda sunt, et immutanda, ut 
priorém yersiculi faciem yix agnoveris : Si contra ri Aesopus 
reiicitur tum fabella principe personâ privatur, neque facile 
intelligitur quomodo ea in fabellam irreperit , nisi ex Auctore 
processif Quamobrem etiamsi recte ad metrum, atque ex 
Phaedriana simplicitate legeretnr : 

lactantiorem quum vidisset vir sophus. 
idque plane ad rem esset , si de Pbilosopbo vetere ac sopbista 
sermo haberetur; attamen lectionem sinceram affirmare non 
auderem. Et quum ro Aesopus requiri in fabella yideatur, 
doctique viri contendant neque poetarum licentiâ , neque ne- 
cessitate metri, neque nominis singularitate, neque Comico- 
rum exemplis licere spondaeum in sexta sede recipere : ego 
potius eius nominis loco scriberem Phryx Sophus, yel potins 
Phryx Senex , quod ipsam sententiain commode, seryaret , 
atque ad yulgatas carminis leges recte procederet, ideoque 
credi posset ro Aezopus ex Glossa atque interpretatione Gram- 
maticorum intrusum fuisse. In fabellis autem quse Aesopicae 
dicuntur, in fabellis in quibus Aesopus passim inducitur recte , 
ni fallor, is vocari potest x,ttr i%o%v* Phryx senex , yel Phryx 
sophus. Plerique sane eum Phrygem dixerunt, in ter quos ipse 
Phœdrus ProL, lib. III, v. 5a , qui plerumque etiam appellat 
senem , quemadmodum alibi etiam obseryayimus. Praeterca 
notum est graecum adagium , quod Suidas refert ex Aesopi vita 
desumtnm o ®fv% ; necnon fabellas atque apologos 

Aesopi kut t%o%n* dictos fuisse Xoyisç yel th Qfvyç 

Xeyaç. V. Maximum Tyrium Dissert. XXV, a , et Ioann. Sto- 
bseum Sermon. XL VII. Tandem si Ovidio , XIII, Met., y. 374. 
Phryx pim est Aeneas, IV, de Ponto 16, y. 18. Phrygius senex 



Digitized by 



Google 



ICOTAE. 



10 1 



est An ténor ^ si Senecœ în Hercul. Oet. , v. 1077 , est Tantalus, 
quidni in fabellâ nostrâ Phryx senex erit A esopus ? At Phryx se- 
nex auribus quodammodo est asperum. Esto Phryx sopkus a stilo 
Phaedri atque Auct. abhorrère videtur. Ceteram Docti potiora. 

(3) Hic yersiculus ad receptas atque adsùetas carroinis leges 
non procedit. Haberet enim in sextâ dactylum vel creticum. Si 
quis in tertia ampbibracbum recipere mallet,rem quidem corn* 
poneret; sed animadveftendum ei est parcissime omnino isto 
pede esse utendum, qui tum solummodo retinendus videtur, 
quum yersiculus eo expuncto concidat plane, ac corrumpatur. 
At quum emendatio faclllimë sese prodit, et aequa ratione se 
probat, quidni pedem reiiciemus, quem elaboratiores iambi 
numquam fortasse agnoyerunt? Quamobrem ego po tins loco 
th ampliusne reponerem an plus , et legerem : 

Interrogavit an plu s adversarius* 
quod ipsam priorem sententiam servat, et métrum* insuper 
habet optimum. Tum syntaxis recta est. Cicero, II, in Catilin* , 
c. 6. Quaesivi an apud Leecam fuisset. Plinius in Paneg. , c. 64. 
Interrogo me idenddem an auâierim. Iterum Cicero , I , de Leg-, 
c. a. Ex his alius alio plus habet virium ; et Plautus in Trucul. 
IV, 3 , y. 38. — • Ancill. Plus potèst oui plus valet : 

Callicl. Virerai, plus valebat , vicit,Quodpttebat, abstulit. 

Nullo tandem negotio ra an plus in ampliusne transire potuit. 
Nam ex anplus factum fortasse amplus hinc amplius, et quum 
interrogations particula omnino requireretur accessit ne. 

(4) Valuisset suus. Legendum est valuisset eius, vel suus va- 
laisse t. Nam secus trochaeus effenditur, qui versiculum cor- 
rompit. Equidem praeferrem primum. Nam suus ad Aesopum 
quoque referri posset , quod ambiguitatem pareret. Tum nullo 
negotio alterum pronomen in alterum transire potuit. Ceterum 
vero suus valuisset, quum potissimum lectioni Codicis propius 
accederet , haudquaquam damnarem. 

(5) Esset. Reponendum est fuisset. Nam secus integro pede 
yersiculus truncus est. Emendatio autem est lenissima, et facil- 
limë tempus pro tempore scribi potuit. Praeterea syn taxis 
etiam potior est, quum meruisti, vicisd, superasstt, non esset 
postulent, sed fuisset. 




loi 



F A VOLE DI PEDRO. 



FAVOLA XIII: 

i/ ASINO B LA LIRA. 
Sovente gt ingegni periscono per isventura. 

Vide distesa Tasino in un prato 
Una lira. Accostossi , e le sue corde 
Tentô co l'unghia; tocche, Un suono diero. 
Oh bella cosa a£fè ! ma incontra maie , 
Disse , poichè de Tarte ignaro io sono. 
S' altri di me più destro ritrovata 
L'avesse, dilettato avria le orecchie 
Di conçenti divin. Cosi talora 
Per sventura periscono gl' ingegni. 



XIII. LINE ET LA LYRE. 

Souvent le génie périt par V effet du malheur. 

TJw âne vit une lyre couchée dans une prairie; il 
approche, et frappe de son pied les cordes : les 




' PH AEDBI TAILLAI. lo3 

FABULA XIII. 

ASIÏÏUS AD LYR A M. 

Quqmodo ingénia sœpe calamitate intercidant. 

A si w us iacentem vidit in prato lyram* 
Accessit tentavit chordas ungulâ; 
Sonuere tactae. Beiia res mehercules 
Maie cessit, ait, artis quia sum nescius < a >. 
Si reperisset aliquis hanc prudentior, 
Divinis aures oblectasset cantibus. 
Sic saepe ingénia calamitate intercidunt. 



cordes frappées résonnent. Voilà qui est beau, 
dit-il; niais cette lyre tombe mal, car j'ignore Fart 
d'en toucher. Si quelque autre plus habile que moi 
l'eût trouvée, il aurait charmé les oreilles par des 
accords divins. Ainsi souvent les plus beaux génies 
périssent faute de bonheur. 




AD FABULAM XIII 



NOTAE. 



(i) Hoc loco interponerem particulam et, tum quod ea» 
senténtia egregie recipit, ûim potissimum quod secus totfus 
yersiculi metrum nequaquam constat. 

(a) Vérsiculus pedibus suis baud recte constat , nisi in yoce 
quia producatur seconda. Ritene autem id fieri possit vehe- 
menter ambigitur. Perspicue sane apud Phsedrum legitur lib. I, 
fah. 5 , y. 7. 

Ego primant tollo , nominor quia Léo . 

Quamobrembaud pertinaciter contenderem sollicitandum esse 
fabellae nostrœ locum. Àttamen non pauci interprètes doctis- 
simi Phaedrianam lectionem corruptam rati sunt , et quisque , 
ut yisum est, illam studuit emendare. Praeterea Scriptores re- 
liqui plerique omnes, et ipse Pbaedrus alibi , altérant th aida 
perpetuo corripuerrint , etsi Ausonius, Carm. VIII, in profess» 
Burdig., v. 7, eam producëre yisus est ; id certe fecit ratione 
caesurae , quemadmodum observavit etiam Vossius de Art. 
Gramm. , lib. H, c. *4» Quin si et alia ex caussa fecisset , baud 
gravis auctoritatis eius exemplum fuisset, quum ea œtate 
yixisset Ausonius, qua in yeteres prosodiœ régulas non leyiter 
Poëtae peccarent. Quamobrem erit fortasse satius, si ait tan* 
tummodo in inquit imnlutato , emendatione lçvissima metrum 
optimum, et numerosior vérsiculus comparetur. Verba ipsâ 
plane sentent}* sunt, et eaidcirco, quae nullo negotio permu- 
tari invicem potuissent. Tum Phsedrus vix sexies in omnibus 
libellis suis ro ait, usurpât , inquit vero ferè quinquagies. Tan- 
dem baud videturScriptorem diligentem eâ licentiAutivoluisse 
qua potissimum tam facile abstinere potuisset. Y. Hoogstrata» 



KOTAE. lo5 
nnm ad fab. 5 , 1. 1 , t. 6 f et ad fab. io , L III, y. 3. Quid yero fi 
totus fabellae locus interpungatur ac legatur boc pacto ? 

. . . Bell a res mehercules / 

Sed maie cessit> ait, aras quia sum nescius. 



Digitized by Google 



Iû6 FA VOLE DI PEDRO. 

FAVOLA XIV. 

UJfA VEDOVA E VN SOLDATO. 

Quanta sia V incostanza e la lïbidine délie Donne. 

Un a donna perde dopo alquapti anni 
Il caro sposo, e de l'avello in seno 
Dépose il corpo; nè di là potendo 
In alcuna maniera esser rimossa, 
E a quel sepolcro i di menando in pianto , 
Di vergin casta chiara fama ottenne. 
Frattanto certi , che di Giove il tempio * 
Avean rubato , crocefissi il fio 



XIV. LA VEUVE ET LE SOLDAT. 

Légèreté et incontinence des femmes. 

Une femme perdit son époux, quelle avait aimé 
pendant plusieurs années, et déposa son corps dans 



PHAEDRI FABELLAE. 



FABULA XIV. 

MULIER VIDUA £T MILES (l) . 

Quanta sit inconstantia et libido mulierum. 

Peu a/îquot annp&W quaedam dilectum virum 
.//misit (3) , et sarcophago corpus condidit ; 
A quo revelli (4) nullo quum posset moflo, 
Et in sepulcro lugehs vitam degeret, 
Claram assequuta est famam castae virgipis. - 
Interea fanum qui campilarant Iovis, . 
Cruci suffixi luerunt (5> pœnas NumiAÛ 
Horura reliquias ne quis posset tollere , 



un tombeau dont elle ne voulait plus consentir à 
s'éloigner: elle y passait sa vie dans les pleurs, et 
s'était fait de la sorte une grande réputation de chas- 
teté. Cependant des voleurs , qui avaient pillé le 
temple de Jupiter, reçurent sur la croix la punition 
de leur sacrilège. Pour que personne n'enlevât leurs 



Digitized by Google 



108 F A VOL E DI PEDRO. 

Pagaro al nume. Le reliquie loro 
Onde nessuno di sottraire osasse, 
•À guardia de' cadaveri si pongono * 
Soldati presso al monimento, in cui 
S'era la donna chiusa. Un de' custodi , 
Una volta assetato, si recô 
Di mezza flotte acqua a l'ancella a chiedere, 
Che allor servia per caso la padrona, 
Che a coricarsi andava, mentre avea 
In quella notte travagiiato, e â hingo 
Più de Fusato la vigilia tratto. 
Aperto l'uscio un po, mira il soldato, 
E la femina scorge inïerma e bella. 
Il corrotto suo cor tosto s'infiamma, 
E tosto n'arde d'impudico fuoco. 
L'ingegno stimolato gli ministra 



cadavres , on les fit garder par des soldats postés tout 
près dji tombeau où la veuve» s'était enfermée. Il 
arriva une fois qu'un des gardes, pressé par la soif, 
«lia vers le milieu de la nuit demander de l'eau à la 
servante de la veuve; die aidait alors sa maîtresse à 
se mettre au lit, car celle-ci avait travaillé plus qu'à 
l'ordinaire , et prolongé sa veille jusqu'à cette heure 



PHÀEDRI FABELLAE. IO9 

^Custodes dantur milites cadaverum , 
Monumentum iuxta, Mulier quo se incluserat* 
Aliquando sitiens unus de custodibus, 
Aquam rogavit média nocte ancillulam, 
Quae forte Dominas tune adsistebat su», 
Dormitum eunti, namque lucubraverat, 
Et usque in sérum yigilias perduxerat : 
Paullum reclusis foribus Miles prosjricit r 
Videtque aegram, et (6) facie pulchrâ feminam. 
Corruptus animus illicb succenditur , 
Uriturque sensim impudicitice cupidme W. 
Sollers acumen mille .caussas m^mt^, 
Per quas videre possit iliam sœpûtf b*. 
Quotidiana capta consuetudine (1 °V 
Paullatim facta est zdvcnœ summissior ; 
Mox arctiore Vinxit ammum copula (îa) . 



tardive. Le soldat entrouvre la porte, regarde et voit 
une femme languissante , mais belle : son cœur per- 
vers s'enflamme aussitôt , et brûle d'une ardeur im- 
pudique. Son esprit adroit invente mille prétextes 
pour visiter fréquemment la veuve ; elle cède à Fat- 
trait de ces visites journalières , devient peu-à-peu 
plus complaisante pour son hôte, et bientôt s'unit à 



Digitized by 



Google 



1ÏO FAVOLE DI PEDRO. 

Mille cagion di lei veder più spesso; 
Presa da giornaliera consuetudine 
A poco a poco più sommessa a lui 
Si feo la donna ; con più stretto nodo 
Poscia P animo suo resto legato. 
Mentre il soldato diligente quivi 
Compie le notti, da una croce tolto 
11 cadavere fu : turbato quegli, 
Le narra il fatto j ma la santa donna , 
Non dei temer, gli disée, e del marito 
Dagli, per esser croeefisso, il corpo, 
Àcciô non àbbia del fallir la pena. 
Cosi a la Iode sottentrô il disprezzo. 



lui d'un plus étroit lien. Durant une de ces nuits que 
le soldat passait assiduement auprès d'elle, on en- 
leva un cadavre de lune des croix. Le garde vient, 
tout troublé, conter la chose à la veuve: Ne crains 



msÊÊÊÊÊÊSÊSSm 

Digitized by Google 



PHAEDRI FABELL AE, lit 

Hîc dum consumit noctes miles diligens, 
Desideratum est corpus ex una cvuce^ ll) i 
Turbatus miles factum exponit mulieri^ : 
At sancta mulier : Non est quod timeas <wY (l5) . 
Virique corpus tradit figendum cruci , 
Ne subeat ille poenas negligentiae. 
Sic turpitudo laudis obsedit locum. 



rien , lui dit la chaste femme. Et aussitôt elle donne 
le corps de son mari pour être attaché à la croix 9 
afin d'épargner au soldat la peine de sa négligence. 
Ainsi la gloire fut changée en opprobre. 



1 Digitized by Google 



AD FABULAM XIV 

NOTAE. 

(i) H*c fabella quoad subiectam quidem materiam non 
ignota , sed iampridem longe celebris fuit ac late yulgata. Ele- 
ganter etiam historiolam narrayit in Satura sua, c. no, etc. 
Petronius Arbiter ; iisdem inde verbis mutuatam Ioannes Sa- 
risberiensis in Policratic. , lib. VIII , c. 1 1 , edidit : tum S. Evre- 
montius gallice vertit in Oeuvr. mêlées, tom. H , §. IV» P- 
et Ioannes Fontanus inter cetera» fabellas suas , lib. XII , n. 3p , 
politis yersibus expressit. Solutis yero atque interprétâtes, ut 
plane videtur , Âuctoris nostri yersiculis apud utrumque Ro* 
mulum legitur n. 10, apud Salonem Parmensem n. 5o, et 
Anonymum, quemdam fabulatorem , quem Nicolaus Rigaltius 
Prasf. in Phsed. , edit. 1599 , adducit. Quin yero latins quoque 
historiolam est prosecutus Auctor Romanensis fabulas quam 
f eptem Sapientes inscripsit , Maximus Planudes fabellam sîmi- 
lem Aesopo attribuit , quamdam eius speciem Franciscus Vol- 
terius in Zadig expressit, et Petrus Iacobus Martel lias abso- 
lutum Comœdi* tbema est mutuatus in Seguito del Teatro 
liai, Com. Che beipazzi. 

(a) Per a . iquot . nnos. Nempe per aliquot annos, ut palam 
est. Romulus yero Nilantii hune loquendi modum suis fortasse 
temporibus aptans scripsit : Iam dudum quœdam femina, 
, (3) .misit. Nempe amisit, quod unum sententiâ probat: 
omisic ad rem non est. Honeste yero atque eleganter amitti 
dicuntur, qui nobis cariores mortem obeunt. Cicero, IV, 
Famil. Epist. 6. Q. Maximus qui jilium Consularem amisit. 
Atque alii passim. Quin Piinius Cœcilius ad unam fere huius- 
modi sententiam ssepissime in Epistolis suis yocem usurpât 
Demum Romulus Rimicii scribit : Femina quœ amiserat virum. 

(4) . quo . . velli. Legerem a quo revelli. Non maie quidem 
reponi posset a quo divelli: Nam satis eleganter istud etiam 
yerbum usurpari ad propositum videtur. Sallustius. in Catil. , 
c 5o : Divellere liberosa parentum complexu. Virgilius, Aen., 
VlII, y. 568 : Dulci amplexu divellerer. Horatius Carm. I, 
Od. 36, y. 19 : Nec Damalis novo divelletur adultero. Attamen 



Digitized by Google 



NOTAE* ll3 
revelli genuinum dicerem , quum ipsura non alterum probent 
Codicis vestigia . Tum Anonymus Fabulator elegiacus scribit : 
mulier nequit hac de sede revelli. Praeterea idem Virgilius j 
Aen. , IV, y. 544, ai* ? 

An Tyriis omnique manu stipata meorum 
Insequar? Et quos Sidonia vix urbe revelli > 
Rursus agam pelago ? 
Ovidius , VI , Fastor. , v. 5 1 3 : 

Iniiciuntque manum , puerumque revellere tentant. 
Statius denique III , Theb., v. 37 y? 

Quant durum natis, thalamo quant triste revelli, 
Quant Patria. 

(5) Luerûnt. Sic qutdem in Codfce scriptum est, et prorsus 
recte. Nam prœterquamquod istud verbi tempus sententia 
probat , metrum est optim'ugi. Penultima verborum in erunt 
passim a Scriptoribus corripitur, veluti a Terentio 'Prolog. 
Eunuch. , v. ao. Virgilio, Eclog. IV, v. 61 ; Aen., II, v. 774 ; 
X , v. 334 ; ipso Pbœdro fab. 19 » 1. IV, v. 1 ; fab. ao , v. 16 , etc., 
et aliis pluribus. 

(6) Et. Legerem omnino sed , qnod genuinam sententia m, 
et iustum metrum versiculo reddit. Et sane utrumque cor- 
rumpit. Quam facile porro alterum in alterum abire potuerit 
nemo non videt. • 

(7) Impud cupid . . . Reponerem impudicitiœ cupidine. 

Nil, enim potius ista fragmenta, deficientium literarum nu- 
méros, et nonnulla quoque earum vestîgia postulare videntur. 
Verba porro probatae nota; sunt. Plautus Ainphitr., II, a, 
v. 189. Tu si me impud ici tiae captas non potes capere, in, Persa, 
II , a , v. 11 , ut soleat opprobrari impudicitia. Tacitus, Ann., 
V, c. 3, impudicitiam nepoti obiectabat. Idem de cupidine dicas, 
cuius exempta Ovidius, IV, Metam., v. 346; XIV, v. 634; 
Fastor., V, v. 119. Virgilius, IV, Aen., v. 194, aliique plures 
suppeditant. Quamobrem versiculus , qui ex Codicis fide pro- 
ferri videtur, nempe : 

Uriturque sensim impudicitiœ cupidine. 

8 



Digitized by 



Google 



Il4 AD FABUL A M XIV 

tura ration e sententiœ, tum proprietate verborum recte, ni 
fallor, prooedit. Sed quid dicemus, quum grayissime in ré- 
gulas carminis pcccet , et explora tum propterea videatur a 
Grammaticis interpolatum ac corruptum fuisse ? Ego quidem 
non dubito quin versiculus emendatlone egeat , sed çam diffi- 
oillimam fateor , ita quidem ut remedium ipso malo gravius 
plcrumque futurum arbitrer. Interea tamen quum verba potius 
métro cedere debeant , legi non absurde posset : 

Sensim uritur impudicitiœ cupidine. 
vel reiectt particula sensin^ quœ quamvis alias defendi maxime 
possit, a rm illico tamen excludi videtur: 

Et uritur impudicitiœ , etc., aut uritur et, etc. 

Tum iterum 

Uritur et sensim impufitice cupidine. 
vel etiam Et sensim uritur, etc. Impuritia autem est obscena 
irapuritas , et ipsa impudicitia. Bfeutus Persa , III , 3 , v. 7. 

.... trecentis versibus 

Tuas impuritias traloquinemo po test. 

Quid tandem si legatur : 

Sensim impudîco et uritur cupidine? 
Docti potiora. 

(8) . . ussas it. Scriberem caussas invenit, quod cuncta 

probant. Terentius Heaut. , V, a , v. 36. Postquam est inventa 
vera, inventa est caussa, qua te expellerent. Publius Syrus 
Fragm. Senten. , v. 174» 

Malefacere quivult nunquam non caussam invenit. 
Reponi autem etiam potuisset pro invenit, reperit, utpote loco 
etsententi*nonmalecongruens, sed illud quidem, non hoc 
Codicis vestigia addicunt. Prœterea quamvis fatear Scriptores 
discrimen inte'r inpenio ac reperio non semper servasse , pro 
excogitâre et comminisci , invenire potissimum usurparunt 
unde inventum, et inventio, vox ha Rhetoribus familiaris. 

(9) .. ,am sasp.. . Nempe illam sœpius, quod certum est 
ex fragmentis,loco,sententiâ, vestigiis. Tum Romulus Rimicîi : 
Rediit ( miles ) et consolatur eam , iterum id fecit et tertio. Et* . . 
sajpe convenu: quumquefrequentaret (miles ) visitarefeminam. 



Digitized by 



Google 



NOTAÉ, 



(10) Is versiculus commode ad metrum procedit. Nam etsi 
quotidiana secundam syllabam naturâ corripiat , Poetarum 
tamen licentiâ s«pe producit. Tum sententia obscura plane 
non est, quum ro capta rem ad feminam spectare satis aperi- 
ret. Attamen fatendum est ayotaxitti haud videri plane rectam 
et probatam. Nam ro capta solum et separatum a ceteris est , 
quib irrite construi possit. Quamobrem, sin minus ex versi- 
culo excidisse aliqnid pertinaciter cOntenderem, putàrem ta- 
men rectins fieri , si quœ vel hœc interponatur , et scribatnr : 
quœ quotidiand, etc., vel quotidiana capta hœc, etc. * 

(u) Adv . . . Scriberem adoenœ quod exploratum est. Nam 
fragmentum , numerus défi ci en li uni hterarum, metrum, sen- 
tentia id unum probant. Miles autem rectissime advena dici- 
tur : nam advenœ sunt qui aliunde veniunt , et inquilinis oppft- 
nuntur. Mulier autem monumentum , ut domum incolebat. 

(la) . . imum ..pula. Lego animuth cùpttla, quod Vtttigfo 
etiam luculenter probant ; tum Anonymus Elegiacus : 
Hanc amor ipse ligat , fructumque ligarit amoris. 
Horatîus autem I, Carffl. Od. t% , V. iÔ. 

Felicts tertt amplius , 

Çuos inrupta tenet côpula, nec maiis 

Dwulsus querimoniis , 

Supremadtius solvet antùr die. 

(13) Ex una cr. . . Scilicet ex una cruce, ut palam est. Ro- 
mulus Rimicii: subtrahitur ille qui pendebat in cruce. Petro- 
nius , c. 1 13. Satur. Ât miles circumscriplus dum residet postera 
die vidit unam sine tadavere cracetu. 

(14) Factum exponit mul. . . . Nempe factum exponit mu» 
/im, ut quisque tidet. Petronius toc. cit. Muiieri quôdatci- 
disse t exponit. 

(15) Quod tim Legcrem quod timeas, ait, Nam quam- 

yis nulla jupersint veatigia , fragmentum tamen , et sententia 
id unice postulare videntur. Auctor autem , ut vjdimus , 
fab. XI , v. 9 , scripsit : non est quod timeas inqdit. Êt Phcc- 
drus, ut ibi etiam retulimn* fab» t ,ltb* H f v. 9 , ipiiitk non 
est quod timeas , ait. 



Digitized by Google 



Il6 FÀVOI4JS Dl FED RO. 



fAVOLA XV. 

DUE GIOVÀNISPOSI, l'iJNO RICCO E l'aLTRO P^ERO. 

jùtre volte la fortuna favorisée Tuomo oltre la 
speranza e V aspettazione. 

o giovani chiedeano al tempo stesso 
Una vergine a moglie ; il ricco vinse 
La nascita del povero è le forme , 
Quando il di fisso de le nozze giunse. 
L'amante che soffrir non puô il dolore, 
Ritirasi a la sua villetta prossima , 
Poe' oltre a cui la villa alto sorgea , 

XV. LES DEUX JEUNES EPOUX $ L ? UN RICHE # 
ET L'AUTRE PAUVRE. 

La fortune favorise quelquefois V homme au-delà de son 
espérance et de son attente. 

Deux jeunes, gens demandaient en mariage une 
jeune fille ; le jour de la noce étant arrivé , le riche 
l'emporta sur la naissance et sur la beautë du pauvre. 




PHAEDRI FABELLAE. 



H 7 



FABULA XV. 

DUO IUVEJÏES SPOÏÏSI DIVES ET PAUPER.. 

Fortunam interdum prœter spem atque expecta- 
tionem hominibus favere. 

UnI expetebant Yivginem (,) Iuvenes duo ; 
Vicit Locuples< a) genus et forraam Pauperis, 
Ut nuptiarum dictus advenit dies ; 
Amans dolorem quia non poterat perpeti , 
Mœrens propinquos contulit se in hortulos : 
Quos ultra paullo villa splendidi Divltis (3) 
Erat acceptura Virginem e matris sinu , • 



Cet amant ne pouvant supporter sa douleur, «e re- 
tira tristement dans une petite campagne qu'il avait 
sur le chemin et tout près d'une superbe maison 
des champs de son rival, où celui-ci devait rece- 
voir la jeune épouse au sortir des bras de sa mère , 
pareeque l'on ne trbuvait pas assez vaste le logis de 
la ville. La pompe nuptiale se déploie, une foule 



Digitized by "Google 



Il8 *ÀVO&B DI FBDRO. 

De lo splendido ricco, che la vergine 
Dovea rîcever dal materno seno , 
Perche la casa di città non parve 
Capace a Y uopo. Si dispiega il fasto , 
La turba spessa accorre , e porge Imene 
La face conjugale.. L' asinello , 
Che al povero solea recar guadagno, 
Se ne stava a la sogUa de la porta. 
Le ancelle de la sposa il menar via, 
Onde i teneri suoi piedi non aieno 
Dal sentier aspro offesi. Tosto il cielo, 
Di Vener per pietà, da i venti è mosso, 
Il tuono intorno romoreggia , e appresta 
Con atri nembi una tremenda notte ; 
Toi ta è la luce a gli occhi,*e '1 violenta 
De la granditxe scroscio i trepidanti 



nombreuse accourt de toutes parts , et l'Hymen pré- 
sente le flambeau nuptial. Or un petit âne , qui four- 
nissait au pauvre amant une partie de son revenu, 
se trouvait auprès de la porte j les filles du cortège 
l'amènent à l'épouse, pour que lapreté dç la route 
ne blesse point ses pieds délicats. Tput-^i-coup le 
ciel, grâce à la bonté de Vénus, est agité par les 



Digitized by Google 



PHAEDRI FABELL Al. H9 

Parum ampla in urbe visa qilod fuerat domus. 
Pompa explieatur, turba concurrit frequens, 
Et coniugalem praebet Hymenœus facem. 
Àsellus autem , qui solebat pauperi 
Quaestum ferre (4) , stabat port» in liraine. 
Illum puell» casu conducunt suae, 
Viae labores teneros ne lœdant pedes. 
Repente cœlum , Veneris misericordiâ , 
Ventis movetur, intonat mundi fragor, 
Noctemque densis horridam nimbia parât ; 
Lux rapitur oculis , et shnul vis grandinis 
E/¥usa trepidos (5) urget atque dissipât ^, 
Sibi quemque cogens petere praesidium £ugce b\ 
Asellus notum proximum tectum subit &\ 
Et voce magna sese venientem prodidit W. 
Procurrunt pueri, jailchrzm affirmant virginem (xo) 9 

vents, le tonnerre éclate et gronde, d épais nuages 
répandent une affreuse nuitj le jour s'éteint, et 
au même instant une grêle impétueuse frappe le 
cortège effrayé, le disperse * et force chacun à cher- 
char son salut dans la fuite. L'âne, qui se trouve 
près de son logis accoutumé , s'y réfugie ; il entre en 
s'annonçant d'une voix éclatante. Les valets accou- 



ISO FA VOL E DI FEDRO. 

Incalza, ognun disperde, e ne la fuga. 
Costringe ognuno a ricercar lo scampo. 
Nel vicin tetto l'asinel se n'entra, 
A lui ben noto, e se»veniente annunzia 
Con voce altisonante. I servi accorrono , 
Ed oh! fansi a sclamar, la bella vergine ! 
Stupiti indi al padron ne dan contezza. 
JEi fra pochi compagni a mensa assiso , 
Con frequenti di vin colmi bicchieri 
L'amore allontanava. A taie annunzio 
Riconfortato dal novello gaudio, 
E da Bacco e da Vener stimolato, 
Compie le dolci nozze al plauso amico. 
Pel banditore ricercar la figlia 
Fanno i parenti, e duolsi il novo sposo 
De la perduta moglie. Il caso appena 
Divulgossi tra 1 popolo, che lodi 
Al superno favor tutti largiro. 



rent, trouvent la jeune fille charmante, l'admirent, 
et vont l'annoncer à leur maître. A table avec un 
petit nombre d'amis, il noyait alors coup. sur. coup 
son amour dans le vin. A cette nouvelle transporté 
de joie, aiguillonné par Bacchus et par Vénus, ii 



PHAEDRI F ABELL A.E • " 121 

Et admirantur, deinde^ domino nuntiant. 
Inter sodales ille paucos adcubans, 
Amorem crebris avocabat poculis. 
Ubi n un tiatum est , recreatus gaud Us 
Hortante Baccho et Venere, dulces per#c# (l5) , 
Aequalitatis inter plausus, nuptias. 
Quaerunt parentes per praeconem filiam ; 
Novus maritus coniuge amissa dolet. 
Quid esset actum postquam populo* innotuit, 
Omnes favorem comprobarunt CœlitunK 



célèbre la noce au milieu des applaudissements de ses 
amis. Les parents font chercher leur fille par un crieur 
public* Le premier mari se lamente de la perte de 
son épouse. Dès que le fait fut connu du peuple, 
tous se réjouirent de ce coup de la faveur céleste. 




Digitized by 



Google 



AD FABUEAM XV 



NOTAE. 

(1) Expeteh . . . vir. . . enï. Nempe expetebant virginçm , 
quae omnia probant. Oridius autem XIII, Metam. , 740 : 

Te tamen, o virgo, genus haud immite virorum % 
Expetit. 

et IX, t. 48: 

Non aliter fortes vidi concurrere tauros , 
Quum pretium pugnas toto niàdissima s al tu 
Expetitur coniux. 

(a) Locuples. Huius ▼oei» Media producenda est y qtto versi- 
çuli metrum constet. Equidem fateor passim pênes plerosque 
prorsus Scriptores eam corripi ; sed quum ex latinse Prosodiae 
legibus exploratuni sit posse produei , et Horatius , II , Garm. , 
Od. 18, v. a a , scripserit 

Pamm locuples continente ripâ. 

nullo pacto egregiam ceterum Godicis lectionem sollicitarem. 
Quod si yero ea syUabae productio yideatur plane in iambis 
insolens, quid si ante genus addatur tantummodo particula 
et? Tum omnia plana. Atque ad rem omnino Horatius , Epist. I, 
6,v. 37. / • * 

Et genus et formam regina pecunia donat, 

EtII, Satyr. 5, v. 8. 

Eï genus et vir tus nisi tum re vilier àtgm eu, 

(Vf I». ▼ersiculus graviter in leges carminis peccat , sivô 
dactylo» in sext&*ede, aive bacekius in quhità agnoseaUir. 
Non negaverim nonnullos versus iambicos offendi , qui bac- 
cbium receperint , sed ïï vitiosissimi iambi sunt , in quos li- 
centià suâ vix aliquando Gomici excurrarunt ; nec umjuam 



• 



NOTA*. * i'a3 

ille pes , in ceteris iambis , qui ab illis longe distant , est re- 
ceptus. Quamobrem in th splendidi postremo i in a tantum- 
modo immutato, omnino legerem : 

Quos ultra paullo villa splendida Divins. ^ 

quâ omninm lenissimà emendatione metrum optimum versi- 
culo restituitur, et genuina etiam, ni fallor, lectio. Nam ut 
splendidi frigidum plane, est atque inopportunum, sic contra 
splendida opportnnum est , atque ad proposition facit. Villa 
quae ad nuptias exornatnr recte atque eleganter dicitur splen- 
dida. Ad rem non absimilem Virgilius , Aen. i , t. 641. 

At domus interior regali splendida luxu 

Instruitur. m 

Cicero , Parad. , v. a. Reviviscat M. Curius, aut eorum alujuis 
quorum in villa ac domo nihil splendidnm , nihil ornatum 
fut prceter ipsos. Et propius Catullus in Gpithalamio Pelii et 
Thetidis Carm. , LXIII, y. 46. 

Tota domus gaudet regali splendida gazâ. 

(4) Qiiœstum J'erre. Scribendum omnino videtur quœstum 
referre. Secus enîm totum versiculi metrum concidit , quum 
Codicis lectione retentâ trochaeus in eo offendatur, et integer 
pes desideretur. Wrxtereajjuwstum referre est proventum red* 
dere opère, labore, indus triâ, fructu. Sic Columella, lib. x, de 
R. R., c 3. Majores quœstus referre scripsit; tum lib. VIII» 
c. S et 9,, quasstum. uberem referre. Atqui huras sententia? ver- 
hum in fabeliâ requiritur , et rêvera aselLus ad sponsum por- 
ta» dam conducitur. 

(5) E.fusm ..ep.d.s. Legerem effusa trépidas, quod 
ezploratum videtur. Nam nihil potins ista fragmenta, locus* 
sententia recipiunt et probant. Grand a autem proprie et ele- 
ganter ad propositum effusa dicitur. Livius , lib. XXVHI , 
c. 37. Tant» vis lapidum , creberrimœ grandinh modo» in. 
çlassem effusa est. Tum «que recte dicuntur trepidi qui nup- 
tial em pompam comitabantur , quum pavore, strati , trépi- 
dantes, ac festini hue illuc diffugerenW 



Digitized by 



Googl 



1*4 ^ D FABBLiM XV 

Virgilius, lib. XII, Aen. , v. 587 : 

lnclusas ut quum latebroso in pumice pasior 
Vestigavit opes t fumoque implevit amaro : 
Illœ intus ^epidae rerum per cerea castra 
Discurrunt , ma gui s que acuunt stridoribu s iras. 

et lib. VII, v. 5i4 : 

Tartaream intendit voeem ( Alecto ) , qua protinus omne 
Contremuit nemus. ... • , 

Et trépida? maires pressere adpectora natos. 

Tum Phsedrus, fab. 5, lib. II, v. a : Trépide concursans; et 
fab. 16, lib. III, y. 19: Trepidantem consectata est. Atque alii 
passim similia. 

(6) d.s ..p . Hoc loco tria iustae longitudinis 

verba fuisse videntur. Postremum dubio procul est dissipât, 
quum fragmenta, et numerus defîcientium literarum in unum 
probent. Tum sententia egregie recipit , atque usus Scripto- 
rum firmat. Caesar, VII , B. Gall. , c. 34. Dissipare ac perterrere 
hêstes. Hirtius , lib. VIII, eiusdem Bell. , magna parte amissd 
suorum dissipantur in finitimas cwitates. Livius, lib. VII , 
Bell. Pun. Dissipari fugâ p%r agros. Primum vero , et secundum 
ex coniecturâ pendent , quum hoc praesertim nullis vestigiis 
indicetur. Attamen primum ad sex fere literas abibat, secun- 
dum ad septèm circiter, modo unâ voce, quod ignotum est, 
tantum constiterit. Quomodo ergo hemistichium legemus? 
Sententia* spectatâ non maie, ut puto, scriberetur urget atque 
dissipât , .quum urgeo praeter impellendi vim, persequendi et 
insectandi etiamhabeat potestatem. Cicero pro Plancio : Etiam 
atque etiam insto, atque urgeo, insector, posco, atque adeo 
flagito crimen. Horatius, Epod. XVII, v. 2 5. Urget diem nox, 
et dies noctem. Propertius, lib. II, Eleg. ao, v. 35. Scevus licet 
urgeat Eurus. Sed atque non recte loco congruit. Eosque satins 
esset , sed nec genuinum dicerem, tum quia Godicis lectio vide- 
tur adhuc fuisse longiuscula, tum maxime quod ante dissipât 
*atis clare s cernitur, ftnde perspicuum fit eam isto elemento 



Digitized by Google 



WOTAE. Ii5 

fuisse fini tam. Quin ut fatear ipsum urget^ sin minus a yestigiis 
Çodicis plane reiicitur, minime vero probatur ac recipitur. 
Quamobrem ego longe potius reponerem/w/ttif , et omnes dis- 
sipât, quae loco ad amussim «ongruunt, et metrum serrant. 
Puisât vero preterquamquod magis a yestigiis innuitur, quam 
urget, tundity atque alia huiusmodi , ex proprietate yerbi usur- 
pât ur. Ovidius „Metam. , VI , v. 69a. 

Induroque nives ? et terras grandine pulso. * 

Et de Ponto 1 , Epist. 8, v. ia. 

Nos premat aut bello tellus, aut frigore cœlum, 
Truxque Getes armis, grandine pulset hiems. 
1 

Virgilius, IV, Aen. , v. a48. 

Atlantis cinctum assidue cui nubibus atris 
Pinifèrum caput et vento puisatur et imbri. 

Omnes porro inde potissimum tenerem , quod satia luculenter 
a seqnenti quisque innuitur, atque indicatur. Tum vero omnes 
prorsus, qui pompam sequebantur diffugerunt , ita ut yirgo 
sponsa, que omni dispendio comitanda videbatur, sola, relicta 
a cunctis ad pauperis bortulos pervenerit. 

(7) Pet . r . prœsi . iu . fug . Scilicet petere praesidium fugte , 
quœ explorata et genuina lectio videtur. Loco fugœ scribi 
posset etiûmjugd quum Auctor Rhetor. ad Herenn. IV, c. 34 » 
tcribat : Aliqua ex honesta re sibi praesidium petere,. Et, e. 19 : 
Qtiaerere sibi praesidia periculis , et adiumenta honoribus , atque 
alia simitia : At nescio quomodo mihi magis probetury«ga?. 
Certe quidem Cicero , 1 , de Orat. , c. 38 , dixit : Naturœ , vel 
doctrinal prœsidiis omnibus ad dicendum parati viri: Pro 
Muren. , c. a a. Innocentiœ levé est praesidium; et propius Colu*- 
mella, 11b. XII, de R. R., c. 5o : Ubi exesa vcrmiculis oliva 
decidit, ad praesidium aquae calidœ decurritur. 

(8) P.. xim . . ...... s ,b .. Reponerem proximum tectum 

subit : quorum yerborum primum , ut quisque per se statim 
colligit, explorât um est , tertium^ «que certum , quum illa 



Digitized by Google 



1*6 AD FÀBULAM XV 

fragmenta , numerus deficientium literarum , metrum, sen- 
tentia illucl unum recipiant , médium vero*magis coniecturâ 
pendet, quum fere plane deletum sit : sed ea, ut arbitror, 
gravissima est : Nam prœterquamquod locus egregie verbum 
recipit, et vestigia, quaequœ supersunt, innuunt, sententia*, et 

teris omissis vox nimis gcnerica est , et parum elegans in sci- 
tissimâ ftibellâ. Esset villam, aut domum, sed hic non dedivitc, 
sed de paupere agitur, qui non irillam vel domum, sed hortulos 
habuisse dicitur : Tum seriptum notum non notam. Caes*ar 
autem i , Bell. Gall., c. 36. Qui intra annos quatu&rdecim tec- 
tum non subiissent. Virgilius, lib. VII , 
tecta subibat. Ovidius, XIV, Metam. , 
subire. Aliique passiin similia. 

(o) Veni...em Hîc duo verba fuisse videntnr. 

Primum, omnibus spectatis, est vemcntem , alterum vero con- 
iecturâ reponendum est, quum nulla prorsus vestigia eius vel 
fragmenta supersint. Non maie quidem ad sententiam scribe- 
retur prodidit , quum Plinius, lib. IX,Hist. uat. , c. 10, dixerit: 
Testudines summa in aqua obdormiscere . id prodi stertentium 
sonitu, atquc alii similia habuerint, sed vox ceterorum ver- 
borum syntaxim non servat , et metrum versiculi corrumpit. 
tdeo longe satins ego reponerem indicat , quod rcctam syn- 
taxim, et iustum metrum praestat, sententià vero et potestate 
ad propositum facit. Nam indicare non est solummodo innuere , 
et lcviter aperire, sed saepius est clare et luculenter manifes- 
tare, pandere, ostendere, quo sensu hic sumitur. Cicero, III, 
de Orat., c. 5i. Epularum solemniurn fides ac libiœ, Saliorum- 
qne versus indicant : Pro Muren. , c. a5. Catilina, qui semper 
fuit apertissimus , non sepurgavit, sed indicavit, atque induit : 
De Univers., c. i. Indicare aliquid in vulgus. Phœdrus, fab. i5, 
lib. I,v. 3. 

Id esse verum parva hœc fabella indicat. 

Cornélius Nepos in Attic, c. 4. Qnem diem (reditus Attici 
Romam ) sic universa Civitai Athenicnsium prosecuta est, ut la- 




NOTAE. 127 

crimis desiderii futuri dolorem indicaret. Don at us tandem ad 
Prolog. Adelph. Terentii , v. 4. Indicat is, ait, qui de se votens 
aliquid, et de aliis etiam prodit, 

(10) P . . c . . . m ,ffi \ Reponerem puichram 

affirmant uirginem 9 quorum verborum primum praeter cetera 
ex ipsis vestigiis est certum : Idem de altero teneridum videtur. 
Nam prœterquamquod et fragmento et loco congruit , rei 
quoque est 'opportunum. Cicero, XIII, Epist. ad Attic. , a3, 
omni tibi asseçeratione affirme Phaedrus, fab. 17, lib. I, v. 4» 

Lupus citatus testis non unum modo ( panem ) 
Deberi dixit, verum affirma vit decem. 

et fab. 3, lib. III , v. 9 : 

Ule autem affirmât coniugem esse adulteram. 

Postremum vero , sin minus fragmentis et vestigiis, quœnulla 
supersunt, firmatur, certe ita belle a sententiâ indicatnr, ut 
vix de eius genuinitate dubitari posse videatur. Certe quidem 
hic de novâ nuptâ agîtur , que non semel superius, ut squum 
erat, virgo dicta est , quomodo autem modo dicemus ? Mulic- 
rem,feminàm ? At nescio an quis serio id dicere auderet. 

(11) . . . . de. Legerem deinde, quod fragmentum , locus , et 
sententiâ egregie, et unice, ni fallor, probant. 

(ta) Gaud . . . Legerem gaudiis. Fzceret etiam ad remgaudio. 
Sed illud non hoc vestigiis Codicis addicitur. G audits vero rec- 
tissime usurpatur. Cicero, I, Catil. , c. 36. Hic tu quâ lœtitiâ 
perfruére, quibus gaudiis exsultabis? Ovid. , Vil, Met., v. 5i3. 
. . . Adveniens equidem modo gaudia cœpi. 

Et propius ad rem Statius , I , Silv. a, v. 4°* 

Sed quœ caussa thoros , inopinaque gaudia vati 
Attulit. 

(x3) Perf. . . . Nempe perficit , quod fragmentum, metrum , 
. ac sententiâ postulant. Recte autem nuptiae perfici dicûntur, 
quum éas iam pauper iuvenis amando, atque expetendo vir- 
ginem in uxorem iniisset. * 



Digitized by Google 



FAVOLE DI FED RO* 



* V»"*. v% %SV%> % 



FAVOLA XVI. 



ESOPO E LA PADROKA. 



Servi va Esopo un' impudica donna, 

Che non facea nel di che 'l volto pignersi ; 

E in vesti, in gioje e in ogni altro ornamento 

Spendeva il suo, ne v' era alcun pertanto, 

Che pur col dito di toccarla ardisse. 

Licemi dir poche parole? — Di. — 

Io penso che farai quel che tu vuoi , 

Se l' abbigliarti lasçerai da parte. — 

Per me dunque io ti sembro anco più bella ? — 

Anzi se tu non pagherai, '1 tuo letto 



XVL ÉSOPE ET SA MAÎTRESSE. 

Ésope servait une femme déshonnête qui consumait 
le jour entier à se farder, et qui, malgré son luxe 
ën vêtements et en bijoux , malgré l'argent et l'or 
qu'elle dépensait, ne mouvait pas un homme qui la 



Digitized by Google 




AESOPUS, ET DOMINA. 



Aesopus turpi quum serviret faminœ, 
Quae se expingendo (l) totum intricabat diem^; 
Vestes (3) , uniones, aurum, argentum sumeret^\ 
Nec inveniret digito qui se tangeret. 
Licetne paucis, inquit? Dicas. Censeo, 
Quidvis efficies cultum si deposueris. 
Adeo^e per me videor tibi meliuscula? 
Imo, nisi dederis, sponda cessavit tua (5 ) : 
)unt latera, respondit, tua; 
issit servum garrulum. 



doigt : Me permets-tu quelques mots , 
lui dit-il ? — Parle. — Je pense que tu réussiras 
mieux , si tu renonces à la parure. — Tu me trouves 
donc plus gentille par moi-même? — Ce n'est pas 
cela; mais si tu ne paies pas, ton lit sera toujours en 
repos. — Mais tes flancs n'y seront pas , répond-elle,* 

9 





l3o F A.VOL E DI FEDRO. 

Affaticato non sarà... Ma certo 
Lo saran le tue costole , rispose ; 
E fè che si battesse il servo garrulo. 

enfco un braccialetto 
etto essendo a lei , 
li furor ricolma 
Chiama i servi a le verghe , e lor minaccia 
Di castigo nmggior, se non diranno 
La verità. Minaccia pure a gli altri, 
Riprese Esopo ; a me tu non la ficchi ; 
Chè, il ver testé per dire \ io fui frustato. 

et elle ordonna de fustiger l'esclave babillard. Peu 
après un bracelet d'argent lui est dérobé ; transportée 
de fureur quand elle apprend qu'on n'a pu le dé- 
couvrir , elle fait assembler tous ses esclaves , et les 




PHÀEDRI FABELLAE. l3l 

Paullo post armillam tollit argenteam, 
Quam non apparere ut dictum est mulieri < 6 >, 
Furore plena W vocat omnes ad verbera W, 
Pro/?onit gravia verum ® si non dixerint. 
Aliis minare, inquit^ lo \ me non fallis certe (1,) : 
Flagris sum cœsus, verum quia dixi modo. 



menace des plus grands châtiments s'ils ne disent la 
vérité. Menace les autres, lui dit Ésope, mais moi, 
certes, tu ne m'y prendras pas; car c'est pour avoir 
dit la vérité que j'ai été fustigé tout à l'heure. 



AD FABULAM XVI 

NÔTAE. 

(i) Expingendo. Sic omnino in Codice scriptum est. Ex- 
pingo proprie est ipsum pingo vel graphice pingo. Plinius, 
lib. XXXV, c. 7. Quoniam et pericula expingimus, ne quis mi- 
retur, etrogos pingi. In Fabellâ vero eslfuco oblinire, pigmentis, 
coloribus tingere. Verum quidem verbum passim in Lexicis ad 
eam sentenliam non adnotari, sed *que verura et sensu pro- 
batum et latinum habendum esse. Nam si Virgilius , Eclog. VI , 
v. 22 , scripsit. 

Sanguineisfrontem moris et tempora pingit. 

Ovidius,I, Am. Eleg. i4> v. 5a. 
Ingenuas picta rubore gênas. 
eneca in Hippolyt., v. 65o. 

Et orajlams tenera pingebat pudor. 
Phsdrus, fab. 2, lib. II, v. 8. 

Qui se putaret pingi cura mulierum. 
Cur pingere vel expingerc gênas, faciem fuco, coloribus dici 
recte et latine nequit ? Prœterea pigmentum vocabulum esthuic 
rei veluti proprium ac solemne : Plautus Most. , I, 3 , v. 106. 
Non isthanc œtatem oportet pigmentum illum adtingere, 
Nequecerussarn, ueque melimnn, nequeullam aliam offuciam. 

Et Plinius , lib. XVI , c. 43. Portentosis ingeniis principatu Ne- 
ronis inventmn , ut pigmentis perderent se. Atqui pigmentum a 
pingo est. Tum Lucilius , VII, Satyrarum lib. apud Nonium 
yoc. desquamât scripsit : 

.... suppellor, desqnamor, pumicor, omor, 

Expilor, pingor ; 
Quin vero omnino ad rem Martialis , lib. VIII , - r - D 

Dum iussus repetit pilos eosdem, 





NOTAE. 



i33 



Censura spëculi manum régente, 

Expingitque cutem ,facitque longam 

Detonsis epaphœrcsia capillis, 

Barbants mihi tonsor esc reversas. 
Etlib. VII, Ep. 8a. 

Eutrapelus tonsor dura circuit ora Luperci, 
Expingilque gênas , altéra barba subit. 
Non negaverim quidem multos loco rx expingit, légère ex- 
pungit. At id inepte taciurit. Cutis enim ac genœ nec latine nec 
recte expungi , deleri, revelli dici possunt; et si de pilis intel- 
ligatur id falsum est. Nam tonsor liîc radit, non avellit pilos: 

Dum inssus repetit pilos eosdem. 
Neque porro si de corporis deglabratione , quœ non paucis 
placebat , verbum sumendum esset , epigrainmatum argutia 
amplius consisteret. Tandem Tertullianus , qui sœculo fere 
post Martialem florebat De Cul tu Feminar. scribit : Thamar 
se expinxerat ctornaverat; Et De habit. Mu lier. Si impudica- 
rum îitu procedatis cultœ , et expictœ. 

(2) Totuni intricabat d . . . Scilicet lotum intricabat diem, 
quod ex ipsis vestigiis Codicis plane est exploratum; neque 
alia de caussa in textum ro diem receptum non est, quod 
evanid», quamvis certaî, essent literae. Intricare autem diem 
est diem impenderc, insumere, perdere. Adhuc quidem huiusce 
.loquendi modi exeraplum non occurrit; sed quis propterea 
eum minime latinum et probatum dixerit? Certe quidem, si 
singula quœ legimus , tum probata babenda essent, quum 
exemplis aliorum lîbrorurn firmentur, nullus fere esset Scrip- 
tor, qui tôt us genuinus dici posset. Quod si Auctores-principes 
lubenter dicunt : agitiïre diem , diffiudere, disperdere, inci- 
dere , lacerare , onerarc , invofocre : eur intricare diem rite 
recteque non usurpabitur ? Quin immo sententiâ ac verborum 
proprietate spectatâ plane elegans mihi videtur iste loquendi 
modus. Intricare enim est tricis impediré , involvere > detincre. 
Tricœ vero dicuntur etiam ineptiaî et res nibili : Plautus 
Rudent. , V, 2, v. 34- Gr. Quid dure velis.... eloc/uere propere 




1 34 AD FABULAM XVI 

celeriter. La. nummos trecenios. Gr. Tricas. La. quadringentos. 
Gr. Tramas putridas. La. quingentos. Gr. cassant glandem. 
Et Martialis, lib. XIV, Epigr. 1. 

Sunt apinœ, tricaeque , et si quid vilius istis. 

Praeterea trîcor ad tempus etiam refertur : et tricari, ait No- 
nius, cap. I, est interdum morari. Sic Cicero adAttic. XV, 
Epist. i3. T r ectenum accusât, tricatur scilicet, ut homo talis. 
Quamobrem intricare diem est tricis, ineptiis, morulis impe- 
dire, involvere , absumere. Quid autem satius ad propositum ? 
In Epigrammatis autem Martialis paullo superius sententiam 
similem vidimus. 

(3) Vestes. Legendum vcstem. Secus enim metrum nequa- 
quam constat. Vestis autem singulari numéro ad multa vesti- 
menta significanda non modo egregium est, sed plane elegan- 
tius, et unice, ut ita dicam, usurpatum. Plaut. Curcul., II, 
3 , v. 69. Mulierem à Lenone cum auro et veste abducere. Ci- 
cero, VIII, Verr., c. 56. Ad deprecandum periculum profere- 
bant alii purpuram Tjriam, tus alii atque odores , vestemque 
lincam. Et I , de Orat. , c. 35. Tamquam in aliquam locupletem 
ac refertam domum venerim , non explicata veste , nequc pro- 
posito argento. Phœdrus propius etiam ad rem 1. IV, fab. 4, v. 1 1. 

Seponit mœchœ vestem, mundum muliebrcm , 
Lavationem argenteam , Eunuchos glabros. 

et v. 35. 

Vestem, uniones, pedisequos , et cetera, 
llli adsignate , vitant quœluxu trahit. 
Nostcr tandem fab. g. 

Cum veste et auro et magno argen^i pondère. 

(4) Sum . . . . Nempe sumeret , quod fragmentum , vestigia, 
metrum unice probant. Sumere autem est etiam emere et corn- 
parare. Cicero, VIII, ad Famil. Epist. a3. Quanti ego genus 
omnes signorum non œstimo , tanti ista quatuor aut quinque 
sumsisti. Horatius, II, Satyr. 4, v. 106. 

Quœparvo sumi ncqueant obsonia captas. 



I 




NOT AE. 

(5) Sponda cessavit tua. Legerem sponda cessabit tua. Nam 
ro dederis , et sententia hoc teinpus verbi postulare vidcntnr. 
Quam facile autem b in v transeat omnes norunt, eiusque rei 
nos iam exeniplum et hîc vidimus fab. i , Part. I. 

(6) In hune et superiorem versiculum aliquod vitium dubio 
procul inrepsit. Nam, prœterquamquod utriusque sententia 
abstrusa, ambigua, et incerta est , prior capitalem trochœum 
in quartâ habet, et alter syllabâ est mutilus. Huius tamen 
metrum satis commode restituitur, si loco quam legatur eam, 
quod genuinum etiam dixeris, quum emendatio lenissima sit, 
atque ea verba idem hîc plane valeant : In priore autein versi- 
culo commodum erit metrum, si pro tollit recipiatur sustulit, 
vel si verba potius loco moveantur. Quamobrem uterque versi- 
culus commode fortasse scribi poterit hoc pacto : 

Armillam tollit paullo post argent,eam : 
Eam non apparcre ut dictum est midicri. 

Ubi tollit esset snmit , accipit in usum, quemadmodnm Hora- 
tius dixit I, Satyr. i, v. 5i. 

.... at suave est ex magno tollere acervo. 

II , Epistol. 2 , vv. 290. 

Utar, et ex modico quantum res poscet, acervo 
Tollam. 

Et I , iterum Satyr. 4 , v. 1 1 

Quum Jlueret lutulentus, erat quod tollere 




Apparere autem esset pulchrc apparcre , eleganter congruere , 
ad formam conferre , et quod Anuibal Caro ad Panvinium 
scribens lib. II ,HEprst. itaiiee dicit far bel vedere. Ideoque ver- 
siculorum sententia huiusmodi videretur : Domina paullo post 
in usum suinsit armillam argenteam ; sed quum dictum fuerit 
illam non pulchre ei congruere, f'urore plena, ac irà excan- 
descens , etc. Hœc autem ad totius fabellx* ration em facere 
videntur. Nam de feminâ in eà agitur, quai omni pacto videri 
pulchra contendit, et quœ propterea saeviorfit, et gravissimo 





l36 AD FABULAM XVI 

îrascitur ubi formosam se non haberi sentit. Nec leviter totam 
hanc rem firmat ac illustrât Iuvenalis, qui tlè huiusmodi fe- 
minis Satyr. VI , v. 4y5 , hœc praeter cetera habet : 

si no rte mari tus 

Aversus iacuit, periit libraria , ponunt 
Cosmetœ tunicas, tarde venisse Liburnus 
Dicitur, etpœnas alieni penderc somni 
Cogitur. Hicfrangitferulas , rubet ille Jlagellis , 
Hic scutica , sunt quœ tortoribus annua prœstent, 
Nam si constituit , solitoque decentidr optât 
Or/iari, etproperat, iamque exspectatur in hortis ; 
Componit crinem lacèratis ipsa capillis , 
Nuda humerps Psecas infelix, nudisque mamillis. 
Altiorhic quare cincinnus? Taurea plectit 
Continu o Jlcxi crimen çfacinusque capilli. 

ahera lœvum 

Ex tendit , pecùtque comas , et volvit in urbem. 
Est in consilio Ma trôna , admotaque lanis 
E mérita quœ cessât acu. Sententia prima , 
Huius erit; post liane œtate atque arte minores 
Censebunt , tanquam famœ discrimen agatur, 
Aut animœ. Tanti est quœrendi cura decoris. 
Verum tamen haud ego propterea propositam lectionem pro- 
batam et genuinam omnino tenerem. Illa enim verbôrum trans- 
positio satis dura est, et apparere ad eam sententiam nullo a;quo 
exemplo , quod ego sciam, defendi potest. Prœterea haud a tota 
familia verberibus exigenda erat veritas, si unus aut alter ar- 
millam non puîchre congruere feminaî dixisset. Quamobreiu 
satius fortasse erit , si longe leviori emendatione scribatur : 
Paullo post armillam tollunt aigenteani : 
Eam non apparere , ut dictum est mulieri. 
Ubi tollunt est auferunt, surripiunt, furanlur. Auctor libelli 
de Nuce, qui Ovidius fertur , y. i3o, : 

Qnilibet argentum prima de f route tabernœ 
Tollat , et ad gemmas quilibet aher eat. 



I 



* 




IVOTAE. 



»3 7 



Auferat hic aurum , peregrinos Me îapilîos , 
Et qnascnmque potest tan gère , tollat opes. 

Sedneque tollentur, 7i ec di im régit omtiia Cœsar, 
Incolumis ta7ito prœside raptor e7it. 

Appa/ere autcm est adesse et extare. PInutus in Amphifr., II, 
i , v. 160, Sosia. Hîc patera nulla in cistula est. Amph. Quid 
ego andio? Sos. Id quod ven/m est. Ampli. Al cnm cruciatu 
ww/apparet tuo. Alcmen. Hœc qnide/n apparet. Sensus vero 
hocpacto se baberet. Paullo post surripitur armilla argentca : 
ut relatum est mulieri eam domi non extare, nec inveniri , etc. 
Iloec, ni fallor, melius procedunt, et sin minus vera , certe 
veresimiliora sunt. 

(7) F ...re plena. Nempe furore plena, quod nonnulla 
quoque vestigia omnino probant. 

(8) Vocat . m . 7ies ad verb . . . Scilicet vocal 07U7ies ad ver- 
bcra, quae etiam explorata sunt. Cicero autein I, in Catil. , 
e. 5: Templa Deorum immortaliiim , tecta urùis, vitam om- 
nium civium , Italia77i denique totam ad cxitiun 
vocas ; Et III, ad Altic., Epist. 7 : Ne et mcun 
gitem , et te in eumdem luctum vocem. 

(9) Pro . . nit gr nm. Legerem proponit gravia ve- 

rnm, quse etiam cunctis spectatis, omnino certa videntur. Ci- 
cero pro Plane. , c. 41. Cui quum om7ies metus , publicatio bono- 
rii7n, exsilium , 7nors proponeretur : II, ad Attic. Epist. 19: 
Minas Clodii, contentionesque , qnœ mihi proponuntur, modice 
me tangnnt. Et II, De iinih. , c. 17. Improbis pcenas propo7ierc. 

(10) ,7iq . . t. Nempe inquit y ut quisque per se nullo negotio 
videt. 

(11) Certe. Reponerem quidem: Nam secus in sextâ offen- 
detur spondaeus, neque alia potior ratio adesse videtur, qua 
expungi possit. Certe autem est ipsum quidem, ideoque facil- 
lime ab Amanuensi scribi pro altero potuit. Nec maie porro 
quidem in versuum fine collocatur. Phaedrus, fab. 8, lib. II, 
v. 17. Salvum te volumus quidem. 




exa- 



m 




I 38 F A VOL E 1)1 FEDRO. 

FAVOLA XVII. 

UN G ALLO PORTA TO IN LETTIGA DAT GATTI. 

La troppa sicurezz^a sovente tragge Y uomo nel 
pericolo. 

Dai gatti tratto era in lej;tiga un gallo. 
Corne la volpe glorioso il vide 
D'esser portato, gli parlô cosi : 
Io ti consiglio a paventar d' inganno : 
Chè se contempli di costor le facce , 
T accorgerai, che recano una preda, 
Non già un bagaglio. Quando cominciô 
Famé a sentir la compagnia féroce , 
Divise in pezzi subito il padrone , 
E le parti si fer del lor delitto. 

XVII. JLE COQ PORTÉ EN LITIERE PAR DES CHATS. 

Le trop de sûreté nous fait souvent tomber, dans le péril. 

Un coq était porté en litière par des chats; un 
renard, qui le vit tout glorieux d'être ainsi pro- 



PHAEDRI FABELLAE. 



i3g 



FABULA XVII. 



GALLUS LECTICA A FELÏBUS VECTUS. 

Nimiam securitatem sœpe in periculum homines 
ducere. 

. ; ; . ' ; s ' , . ' n 

Fêles habebat gallus lecticarius (I) . 
Hune gloriosa (2) vulpes ut vidit vehi , 
Sic est locuta : Moneo praecaveas dolum : 
Istorum (3) vultus namque si considéras, 
Praedam portare iudices, non sarcinam. 
Postquam esurire cœpit fera societas (4) , 
Discerpsit dominum, et fecit partes facinoris. 



mené, lui dit: Prends garde à toi, je t'en avertis; 
car si tu regardes bien à lamine de ces compères, tu 
[uils portent non une charge , mais une proie, 
t effet, dès que le couple varace commença à sentir 
m , il déchira son maître, et se partagea le fruit 
le son crime. 



AD FÀBULAM XVII 

NOTAE. 

(1) Lecticarius. Sic omnino in Codice, sed palam est rnen- 
dum in voce irrepsisse ; quum hic non gallus fêles vehat, sed 
fêles gallum. Verum quomodo legemus ? Lecticarios , an lecti- 
carius , quum vulgo Grammatici pertinaciter contendant fêles 
esse omnino generis feminini? Ego prinium praeferrem. Nam 
huiusmodi vox masculino tantummodo génère usurpatur a 
Cicérone pro Rose. Amer., c. 46. Columella Prref. ad lib. I, 
de R. R. Suetonio in Calig. , C. 58. P. Victore, XIV, Région. 
Urbis, aliisque pluribus, tum in MarradHbus apud Gruterum, 
p. 599, 600, et Muratorium, p. 897, nec umquam, quod ego 
sciam , in feminino occurrit. Et si aequalibus suis prœcipiebat 
Cœsar, lib. I, de Analog. , ut Gellius, lib. I, Noct. Attic, c. 10, 

crobius, I, Saturn., c. 5, referunt, tamquam scopulum 
adum esse inauditum atque insolens verbum, quo modo 
nos lecticarias , ex ingenio , Auctori veteri obtrudemus? Pne- 
terea, ut paullo post observabimus , recteque fêles in mascu- 
lino génère sumi posse videtur. Et quum lecticarius offîcii 
nomen sit,non naturœ, quidni ad utrumqtie genus referri 
potest. Si Cicero Acad., II. Nocturnam Ducem dixit ; Ovidius, 
V, Fast., v. 19a. Optimam Auctorem, et Epist. Heroid. , XI, 
v. 48. Novam militem; Valerius Maximus, lib. I, Exempl. , 
ci, n. 1. Peritam Audstitem ; Lucanus, X, Phars., v. 368. 
Sœvam iudicem ; Statius Theb., IX, v. 629. Augurem futuri 
cassant : Cur Noster fêtes lecticarios dicere non potuit ? 

(2) Gloriosa. Scriberem omnino gloriose vel gloriosum , vo- 
cem ad gallum referens. Ut enim neque opportune neque vere 
vulpcs hîc dici potest gloriosa, sic contra rectissime et apte 
gallus dicitur gloriosus, vel gloriose vehi. Quam facile autem 
elementum corrumpi potuerit quisque videt, e rw «proximum, 
et u lineolà tectum, ut m in mss. Codicibus sœpe notatur, est 
ipsum a. Sed ex duabus lectionibus ego primam tenerem , 



NOT AK. 



quum satius ad syntaxim , ac sententiam facere viduatur. Nae- 
vius apud Gelfium Noct. Act. VI , c. 8. 

Etiam qui res magnas manu sœpe gcssit gloriose. 

Plautus in Persa , II, 5 , v. C. 

Subnîxis alis me inferam, atcjue amicibor gloriose. 

Cicero, II, Famil. Ep. 12* 
Gloriose triumphare. ' 

(3) Istorum. Ita quidem in Codice, nec dici îure potest lec- 
tionem ab Amanuensi confectam, quum vel pueruli noverint 

Jeles vulgo in feminino génère usurpari. Perottus autem qui de 
ista animalium specie plura habet in Cornucopià ad receptam 
syntaxim vocem perpetuo adhibet. Equidtm fateor istam vo- 
cem in Scriptoribus, quos adhuc babemus, haud facile in 
masculino génère occurrere, sed in eo génère numquam sum- 
tam , neque surai rite potuisse nequaquam dixerim. Id namque 
neque latin» linguœ ingenio,nec analogue pugnat. Prseterea 
Robert us Stephanus vir hisce in rébus exercitatissimus in suo 
Lexico nomen communis generis statûit, et Ioannes Vossius, 
lib. I, de Analog. , c. 36, nihil ea de re decernere est ausus. 
Et re quidem vera de nominibus, quse Epicena vocantur 
magis quam Grainmatici autumant, quod iam observavit Sciop- 
pius, ampliandum videtur. Virgilius, Eclog. VIII, v. 28 , timi- 
dos damas dixit, et Georg., I, v. i83, talpas oculis captos. 
Plautus in Sticb. , 1 , 3 , v. 14. Elephantum gravîdam. V. Quin- 
tilianum, IX, c. 3. Praeterea quum bic de munere agatur , 
quod a maribus geritur convenientius et felibus eiusdem ge- 
neris Auctor tribuere debuit. 

(4) Fera societas. Scribendum est societas fera. Secus enim 
vel versiculus syllabâ brevior erit, vel trochaeum babebit in 
quartâ. Eraendatio autem omnium levissima est, et soc- 
felium vere et proprie fera dicitur ne aliud obtrudend 
qua?ramus. 



• 



5 ~T^^ 



FAVOLE DI FEDRO. 



FAVOLA XVIII. 

LA TROJA PARTURIENTE E IL LUPO. 

Prima di conjiclarti aduno, devi far pruova délia 
sua fede. 

Un a troja gemea vicino al parto; 
Accorse un lupo, e a lei di levatrice 
Le parti offerse, e l'opra sua promise. 
Ma del tristo animale ella scorgendo 
La frode, ricuso '1 sospetto officio 
Del malefico ; e assai mi sia , rispose , 
Se te n'andrai più lunge. Abbandonata 
Se del lupo si fosse a la perfidia, * 
Avria con pari duol pianto il suo fato. 



XVIII. LA TRUIE EN TRAVAIL ET LE LOUP. 

Ce n'est qu'après avoir éprouvé quelqu'un qu'il faut 
se fier à lui. 

Au moment de mettre bas une truie gisante se plai- 
gnait ; un loup accourt , offre son aide , et assure 

55 I ■• ' 



PII A ED RI FABELLAE, l/j3 



FABULA XVIII. 

SCROFA PARTURIENS , ET LUPUS (l) . 

Faciendum prius de homine periculuinr, quant 
eius te commit tas jidei. 

Tremente partu^ scrofa quum gemeret iacens, 
Accurrit lupus, et obstetricis partibus 
Se posse fungi clixit, promittens opem. 
Quae vero nosset pecoris fraudem improbi (3) , 
Suspectum officium repudiavit malefici ; 
Et : Satis est, inquit, si recédas longius. 
Quod si perfidiœ se commisisset lupi , - 
Pari dolore fata deflesset sua. 



qu'il remplira fort bien l'office d'accoucheur. Mais 
la truie connaissant les tours de cette scélérate en- 
geance, refusa les services suspects du méchant. 
Fais-moi seulement, lui dit-elle , le plaisir de te tenir- 
un peu plus loin. Si elle s'était fiée à la perfidie de 
ce loup, elle n'aurait pas, après l'enfantement, eu 
moins de sujets de se plaindre. 




AD FABULAM XVIII 

NOTAE. 

(1) Haec fabella legitur etiara apud utrumque Romulum, 
qui istos ipsos iâmbos sol visse videntur. Tum occurrit in Fa- 
bulatore Elegiaco, et in Guillelmo Goudano , qui eam ab isto 
est m n tua tus. 

(2) Trcmcnic partit. Scribendum oinnino videtur Prementc 
partit. Nam lue tremere absurdam sententiam habet, et contra 
premere rectam, opportunain, egregiam. Prcmcre est instare , 
imminere , urgerc , et propterea torqucrc etiam et angere. Ci- 
cero pro Rose. Amer., c. 34- Quœ nécessitas eum tanta preme- 
bat. IX , Famil. Epîst. 1. J^ideor sperare debere , si te viderim , 
et ea ^//œpremant et ea qtta? impendant facile transituritm. Sal- 
lustius in Iugurth. , e. 17. Omnes has quai me premunt œrumiuzs , 
cttm anima simul amisisti. Phaedrus autem fab. 18, lib. I, v. 2, 
scripsit : Instante partit mulier ; et Romulus i lie Rimicii haec 
plane habet : P remente partit quum iaceret scrofa dolore gemens. 
Quamobrem proposita lectio non probabili modo ratione est 
tentata, sed postliminii iure potins Aurtori sno restituta. 

(3) Versiculus est syllabà mutilas. Nam nulla œqua ratio 
suadet, ut in quiiitâ sede reiieiatur tchthlipsis. Prœterea ubi- 
nam est coniunctionis particula , qiue perpetuo verba subiuu- 
ctivi modi, ut Graminatici Joquuntur , comitari solet ? Ego 
igitur intetponej em voculam quum, quœ nictrum ac senten- 
tiam egregie restituit, et quum ea longe frequentius vef'bo 

praeponatur, quain subiieiatur, scriberem : 

* 

Quœ vero quum nosset pecoris fraudem improbi. 

Non negaverim syntaxin ac metrum versiculi commode pn> 
cedere, si quis loco rs nosset noscens, loco fraudem, frauder 
reponeret, et legeret : 

Quœ vero noscens pecoris fraudes improbi. 



i 

If OT AE. l45 
Sed, pr»terquamquod facilius fieri potuît , utfduarum litera- 
rum yocula ( eu ) , ut non raro yel in Codice nostro scribitur, 
excideret, quam duo verba corrumperentur, t* fraudes paru m 
déganter htc usurpari potest , et, certe longe potius tjuum 
nosset, quam noscens gententia postulat. 



I 



Hgitized by Google 



FA VOLE DI FEDRO. 



F A VOL A XIX. 

ESOPO E UN SERVO FITGGITIVO. 

Non debbesi aggiungere maie a maie, 

M entre che un servo da un padron fuggia, 
Di natura severa, incontra Esopo, 
A cui per vicinato cognit' era. 
Perché confuso sei cotanto? Io dire * 
Chiaramente tel vo' , padre , che sei 
Degno d' esser chiamato con tal nome , 
Uno depor con sicurtà potendo 
Entro il tuo core le lagnanze sue, 
Veggonsi ancora i lividi , non mancano 



XIX. ÉSOPE ET L'ESCLAVE FUGITIF. 

// ne faut pas ajouter un mal à un autre. 

TJn esclave, fuyant un maître trop dur, rencontra 
Esope qui le connaissait à raison du voisinage. Pour- 
quoi es-tu si troublé? — Je te le dirai franchement, 



Digitized by * 



PHAEDBI HABILLAS* 

FABULA XIX. 

AESOPUS ET SERVUS PROFUGUS. 

Non esse malo addendum malutn. 

Servus profugiens dominum naturœ aspera, 
Aesopo occurrit notus e vicinia. 
Quid tu confusus? Dicam tibi clarè, Pater f 
Hoc n a raque es dignus appe//ari nomz/ze^^ 
Tuto quia apud te querela deponitur ^. 
Plagae supersunt, désunt nurnquam veiberaty, 
Subinde ad yrilius mittor servitii apus^K 
Domi si ccenat lotis persto noctibus * 
Sive aestu, vocatus dego & ad lacem in semîto&V 

ô mon père! car tu es bien digne d'être appelé ainsi , 
toi, dans le sein de qui Ton peut sûrement déposer 
Ses plaintes. On me bat outre mesuré; le . fouet né 
cesse de me frapper, et puis Ton m'envoie aùiplus 
vils travaux qui Soient imposés aux esclaves: si le 
maître soupe à la maison , je dois être debout durant 



Hgitized by Google 



l48 JPAVOLE J>I FEDRO. 

Giammai l'aspre percosse, ed oltre a ciô 
A i più vili lavori i' son costretto. 
Se in casa ei cena, mi convien star desto 
La notte intera ; se invitato è fuora , 
Deggio in strada aspettarlo infino al giorno. 
La libertade ho guadagnato, e servo 
Col crin canuto ; se la coscienza 
Mi rimordesse , in pace soffrirei ; 
He ho mai cibo che basti a saziarmi, 
Ed inoltre un padron soffro crudele. 
Per tai cagioni , e per quello che fora 
Lungo a narrarti, ho di fuggir risolto 
Là dove i piè mi porteranno. Adunque, 
Disse Esopo, m' ascolta. Se innocente 
I mali soffri ch' or tu a me contasti, 
Che fia f se peccherai? quant 9 altri mali 
Non dovrài tu soffrir? Per tal consiglio 
Venne distolto da la fuga il servo. 



la nuit entière ; s'il est invité en yille , je l'attends 
jusqu'au jour dans la rue. J'ai gagné ma liberté, et 
je sers en cheveux blancs. Si ma conscience me re- 
prochait quelque faute, je souffrirais avec patience: 
je ne mange jamais mon soûl, et par-dessus tout, j'ai 
affaire à un maître cruel. Par ces raisons, et par 



- FHAJEDBI *Ï*X B EIL AE* » *4<> 

Emerui libertatem , canus servie 

Ullius essem culpae milii si conscius , 

Aequo animo ferrem , numquam sum factus satur, 

Et super infelix saevum patior dominum ®. 

Has propter causSas , et quas longum est promare (9 \ 

Abire destinavi, quo tulerint pedes. 

Ergo, inqtiit , audi : quum mali nibil (,o)r fecem (il V 

Haec experiris, ut refers, incommoda, 

Quid si peccâris? Quae te passurum pu tas ? 

Tali consilio est a fugâ deterritus. 



d'autres qu'il serait trop long de te dire, j'ai résolu de 
m'en aller où mes ^feds me conduiront. Écoute-moi , 
lui dit Esope ; c'est , dis-tu , sans avoir rien fait de mal , 
que tu es si cruellement traité; que sera-ce si tu te rends 
coupable? et que n'auras-tu pas à souffrir? Cet aver- 
tissement, détourna l'esclave du projet de àëvader. 



Digitized by Google 



AD FABÛLAM XIX 



NOTAE. 



(i) App ... rr nom . . . Scilicet appellari nomine , quod ex 
vestigiis quoque plane exploratum " ést. Cicero autem pro 
Ceem., c. 3. De Ubejis fuitfuis est prodUratoris n6mine appel* 
letur. IX, Famil. Epis*, a a. Suo rem cjiianujue nomine appel* 
• lare. Nepos in Aristid., c. i. Cognomine lus tus est appellatûs. 

(a) Versieulus trochtfa corrumpiturtum in fertiâ r tant in 
quarto gede : Facile yero yitio medebimur, si unius, verbi trar 
iectione scribamus : 

Tuto quereîa quia apud te dëpomtur, 

Quœ quidem lectio non eo solutnmodo ex capite probatur, 
quod emendatio lenior prae ceteris sit , sed etiam quod nulla 
alia œqua ratio ad iustum metrum restituendum appareat, 
quum sententiam yersiculus egregiam praseferat , et singula 
yerba recta sint et probata. 

(3) b.r. Abstrusa lectio. Hoc loco yi- 

ginti fere literae fuisse videntur, et tria yerba. Ex postremo 
illud tantum modo fragmentum superest b . r, ex priore quod- 
dam esu yel etiam efu, quum s satis facile in/*permutari possit, 
tum yestigium deleti elementi ante e : sed ex secundo yerbo 
omnino nihil remanet. Nihilominus si coniieere licet, pleris- 
que aliis tentatis lectionibus reiectis, quod plus minusye a 
yestigiis Codicis abirent , reponerem modo desunt numquam 
verbera: quae sin minus genuina erunt, certe loco, fragmen- 
tis , métro , et , ni fallor , etiam jftoposito commode congruunt. 
Ùhde totuà yersiculus' esset : 

Supersunl plages , desunt numquam^vtrberà . 

Plagœ autem hîc esse possunt signa verberum, ictuum vibices, 
Initiera, q«o sensu yocera sumunt PJautus Pbead. , I , » ^ y-. |. 
Virgilins, Xv v- 797. Cefeus, V,Ub., c a6. Suetonitts.ii» Cassa*., 
c. 8a , aliique plures, supersunt yero est apparent, cerrumtur, 



Digitized by Google 



ttOtAË. t5l 

àdhuc manént : Ideoqtie totius versicnli sensus essét ; En 
adhuc manent ruinera, plagié, à domino tnihl in flic ta* , quo- 
tidie verberibus affictor , nttmquam cessant in me verbera. 
Qtiîn si ptagte ipsi snnt ictus et percussiones , sententia ifteliu* 
Portasse procederet. Esset huiusmodi : ÀfFatim setnper plaga- 
tvaa^plagœ mihi satis semper superejue sunt; nec verbera defl* 
ciunt, ac cessant. Plagse autem proprie sunt , quae pugnis , cal- 
cibus, saxis infligurttur; verbera yero qu* loriô, fustibus, 
yîrgis ingeruntur. Et quamvis* in ver siculo idem essent omnia 
certe in fugitivi ore tô *rft*6* servant. 

(4) V m Abstrusior ïectio. Hoc 

loco quatuor fuere verba, vel saltem tria. Primum sex ferô 
literasbabuit, secundura totidem, tertium cum quarto trede- 
cîm circiter. Tum secundum ex yestigiis ipsum mittor diceré 
posses, ex primo vero apparet quoddam vil atque ex tertid 
initialis s ve\f, et postremo loco quoddam o. Quamobrem , "sfr 
scribatur : 

Subinde ad vilem mittor servitudinem , 

fragmenta , metrnm , locus commode servarentur. Sed f ëreot 1 
ne loquendi mddus probari possit. Portasse allquanto satin* 
légeretur : 

Subinde ad vilius mittor servi di opus . 

période ac demittor ad vilUsima opéra : Sed neque id proba- 
tum putarem, quum potissimum illod vil non ad vilem, séd 
ad villam spectasse videator. Sed quaenam erùht verba relî- 
qua? Ad sententiam requiri viderentur laborare, opefari, 
fodere arva, a gros , etc. Sed inde #go, vestigiis spectatis, ex- 
pedtre me nescio. Ideoque ad iïlud s sive /"attendens, scriptum 
forte fuisse autUmarem fundosquc suos, vel suosque fundos, 
atque légère m : 

Subinde ad villam mittor, et fundos suos. 

Ubi , ni fallor, illa verba snbintelligi facile possunt. At fâten- 
dum est, sententia adbuc frigida et parum opportun* yidetur. 



Digitized by Google 



l5a * AD F ABU L A M XIX 

Qui d si scribamus servit* rustico , quod loco et fragment!* &p* 
prime congruit , et potiorem vim , et potestatem praesefert ? 
Sensus esset. Mittor ad villam , ut sim mancipium ceterorum 
seryorum, ut ipsis rusticis adstem, et officia prsestem. Quas 
certe vilissima et despectissima erat servi tus. Sed Doctiomuino 
haec viderint. 

(5) To sto noctibus. Legerem totis persto noctibus, 

quae certa et probata videntur. Nam nil potius fragmentis, 
loco , et sententiae respondet. Prt> rat persto legi quidem non 
maie posset adsto , prcesto aut similia , sed illud mihi satius 
facere ad rem videtur. Persto enim non solum est adsum , et 
praesto sum , sed iugiter et perpetuo sto et consisto. Opportune 
Plinius , lib. VU , Hist. nat. , c. 7. Philosophos eorum quos Gjm- 
nosophistas vocant , ab exortu ad oocasum perstare contuentes 
Soient immobilibus oculis, fervendbus arenis toto die altérais 
pedibus insistere. 

(6) ... o. Verbum preeter elementum plane deletum. Esset 
ad sententiam maneo, sed locus huiusmodi vocem apte non 
capit. Reponerem potius dëgo , quod omnino congruit , atque 
a sententiâ recipitur. Degere enim est vitam agere, decurrere, 
insumere, et servus senex, quem loqui etiam invidiosius par 
est , ob cœnarum frequentiam , et diuturnitatem iure queri 
poterat vitam suam eo paeto agi ajque absumi. Praeterea apud 
Festum legitur Antiquos posuisse degere pro expectore, qua 
signification e nil satius facit ad propositum nos t ru m. Sunt 
sane qui ibi légère malint degerere , sed qua auctoritate nescio , 
neque video quomodo dego in expectandi sententiâ suml rê- 
vera non possit. Qui enim expectat, aliquo in loco vacuus et 
otiosus manet, immoratuj, ideoque vitam insumit, terit t 
agit, et ad summam degit. Quid autem illud degerere? Degero 
est ipsum gero, quod proprie est gesto, porto, fero, et si ali- 
quando est ago, id per metaphoram fit , quum quae geruntur 
negotia quoddam onus et pondus videantur. Et si Andréas Da- 
oerius ad ea Festi verba putat degero esse expecto , quod de sit 
non, nil, quidhi potius erit dego, quod yel pueri norunt fuisse 



Digitized by Google 



TTOTAE. 



i53 



deago? De autem rêvera interdum defectum et inertiam notât 
(7) Sem . . . Nempe semitd, quod ex vestigiis etiam perspi- 
cuum est. Quamobrem Tersiculus huiusmodi est : 

Sive œstu vocatus dego ad lucem in semitd. . 

Sed ne sic quidem totns est rectus ac genuintis. Nam gravis- 
sime in métro peccat , nec non sententiam habet ambiguam vel 
absurdam. Tanto autem vitio facile medebimnr, si tantummodo 
Tg œstu in est emendemus, et scribamus : # 

Sipe est vocatus dego ad lucem in semitd. 

Nam ista lectio tum leges carminis serrât, tum sententiam fa- 
belle congruentem, dignamque Auctore praesefert. Ea est hu- 
iusmodi : Sive domiuus meus non cœnat dosai , sed ab amicis 
est invitatus, atque apud eos discumbit, ego tum expecto foris 
in semitA , usque ad diurnam lucem , ut in<Je eum domum 
redueam. Et re quidem vera quum de cœnft âgatur, nemo nesdt 
vocari esse proprium ac solemne verbum , quo invitarentur 
atque arcesserentur conviva;. Plautus in Captiv. ,1, a, v. 69. 
Sed num quo foras vocatus ad cœnam? ' in Menecbm. , m, 1 , 
v. 10. 

Affatim est hominum in dies quisingulas escas edunt, 
Quitus negotiinikil est, quiesum neque vocantur neque vocant. 

Simili* in Pseud., V r a , v. 33 , in CurcuL, IV, 4, v. 7* ac alibi. 
Tum Ovidius, Metam., XIV, v. a94;Fastor., III, v. 7. Sue- 
tonius in Calig.,c. 39 , aliique plures passim. Vid. etiam Ianum 
Gulielmum Quaest. in Amphitr. Plaut. , c. 8. Ita quoque ad 
lucem omnino est usque ad diurnam lucem , usque d«m lux , 
sol , dies oriatur. Plautus iterum Menech. , V, 5 , v. 39. 
Perdormiscin* usque ad lucem? Cicero de Divinat., lib. 1^ ad 
lucem dormire. Livius, lib. III, ad la ce m pugnare. Caesar de 
B. Gall. , c. aa. Suetonius in Csesar., c. 3i , aliique multi sinii- 
lia. Romanorum autem molliores rêvera ad lucem usque cœnas 
tuas et commissationes produxisse vel pùeris notum est. Plau- 



Digitized by Google 



i54 



AD FABTTLAM XIX 



tus in Mentch., I* a, y. €%. Inde usant ad diurnanx sttllam 
arastinam pùtabimns. Propertius, IV, Eleg. 6 , v. 85. 



Iniiciat radios in mea itina die s. 
Horatiut Car». , III , Od* 8 , v. i3. 

■Su/fte , Mecœnas, cyathos amici 

Sospitis centum, et vigiles lucerhas 

Pfqfer in lucem. * 

Facillime tandem per ineptnm Grammaticum illud vitium in 
yersiculum induci potuit : Nam quum ia ad lucem interpréta* 
retur ad lucem solis-, snb ferventibna radiis solis , sub sc4e , 
inde illnm eestum commentas fuit. 

(8) Dont . . . . Nerape dominant, quod plane explorât u m 
est. Nibilominu* totua versiculus recte haudquaquam procc- 
"dit , quum jtrochaeum in quint* habeat. Si scriberetur : 

JE> r in/elix scevum perpetior herum : 

vel : 

Et super in/elix sœvum perfero dominum : 

leges carminis seryartntur, aed versiculus nimis , ut puto , a 
Codick lectione discederet. Idcirco.égo mallem : 

Et sauf um dominant patior in/elix super, 

Primum quia verboruiri traiectio lenior ceteris emendatio vi- 
demr. Tom quia ea in yersiculum hand difficile a Grammatico 
induci potuit , quum syntaxis sat involuta àc impléxa appkre- 
fet. Tertio quia non paUCa alia similium transposition um 
ëXempk iâm yidimus. Tandem quod nulla potior réstituendi 
metri via est. Nam sententia versiculi rectissima est, et singulâ 
verba probata. Neque mirum quod super postremo loco collo- 
cetur, nam in adverbii potestate sumitur, et Pbaedrus èâ étiam 
Ut prapositione yersiculum clausit fab. 57 , lib. I, n. 8 : 

Famé est consumptus ( canis ) , quem stans vulturius super. 



Sic noctem paterâ , sic ducam carminé, donc s 



Digitized by 




NOTAE. 



155 



Tarn hoc libro Fabellâ XXXI , coniunctio scilicet ad versiculi 
calcem reiecta est : 

In terra nidum quia componit scilicet. 

(9) Pro .... Legi potest prodere vel promere , sed hoc potius 
ex vestigns tenendutn est. TfcmCicero, ÏX , ad Attic. Epist. 16. 
Nunc certe promenda tibi sunt consilia. Plinius Cœcilius in 
Paneg. , c. 66. lubes quœ scntimus promere , in médium prqfe- 
rfmu&± Et Plautns Asînar* , lib. I , v. 10 : 

Ita me obsttnate aggrespus, ut non audeam 
Prqfecto percuftctanti , quin promam omnia. 

(10) Nihil. Legendum est nil ob leges carminis. 

(ti)^ Fec »... Neffipe feceris, quod est omnino perspicuum. 






FAVOLX D I FEDRO. 



FAVOLA XX. 

IL C AV ALLO. QU ADR I GALE VENDUTO AD 

.• . 

UN MOL IN ARO. 

Doversi sopportare con animo eguale qualunque 
accidente. 

R api un certo un quadrigal cavallo 

Nobil per moite palme , e lo vendette 

A un molinaro. Dal molin condotto 

A disse tarsi un di, vide a la volta 

Del circo andar gli antichi suoi compagni , 

Il premio a guadagnar .de la vittoria. 

Con occhio lacrimoso : ite , o felici, 



XX. LE CHBTAL DE CIRQUE TENDU POUR SERVIR 
DANS UN MOULIN. 

On doit supporter d'une ame égale tous les événements. 
Quelqu'un déroba un coursier dressé au quadrige, 



Digitized by 



)7Googu 



PHAEDRI F A BEL-L AE. 

FABULA XX. 

IQUUS QUADRIGALIS IN PISTRINUM 
V£H UMDATUSt 

Ferendum esse œqu'o animo quidquid 
accident. 

Equum et quadrigam* 1 multis palmis nobilem 

Abegit quidam , et m pistrinum vendidit. • 

Productus ad bibendum quum foret a molis, 

In Circum squales ire conspeaît suos , 

Ut grata Ludis redderent certami>ia.< a >. 

Lacrymis obortis, ite felices, ait, 

Celebrate sine me cursu ® solemnem diem : , 

fameux par un grand nombre de victoires, et le 
vendit à un meunier. Conduit de la meule à l'abreu- 
voir, il vit ses anciens compagnons aller au cirque 
pour disputer le prix des jeux. Allez, dit- il, les 



t5 7 



Digitized by Google 



f 

l58 FAVOLE DI FEBftO. 

Egli disse, e nel corso il di solenne 
Senza me celebrate : ove mi trasse 
Empia mano rapace, io piangerô 
Amaramente il mio crudel destino. 



pleurs à l'œil , allez , heureux que vous êtes , célébrer 
sans nioi par vos courses ce jour solennel. Moi, dans 



Digitized by 



Goo 



8' 



PHABDRI FABELI.AE. l5g 

Ego quo scelesta forts (4) attraxit (5} manus, 

Ibi sorte tristi fata deflebo mea. 
* 



ce lieu où m'entraîne la main impie d'un voleur, un 
trûte tort me condamne à pleurer ma de§ tinée. 



Digitized by Google 



AD FABULAM XX 



NOTAE. 

(i) Equum et quadrigam. Ista lectio haudquaquam probaU 
yidetur. Nam quadriga seu currus venumdari in pistrinum 
non potcrat, et si quadriga sunt ipsi equi quadri gales, quem- 
admodum Virgilio, III, Georg.,v. 167; Coîumellas , III , de 
R. R., c. 9 ; Plinio, lib. XXXVI , c. 5 , aliisque pluribus, pa- 
làm est de eis in fabellâ non agi. Quamobrem omnino tenerem 
Equum e quadrigd, quod certe ad propositum facit; neque 
alii œquales sunt , quos iste equus alloquitur, nisi reliqui de 
quadrigd, Veteres frequentius usurparunt quadrigœ plurali 
numéro , ideoque haud pertinaciter contenderem , si quis mallet 
equum e quadrigis : Verum ego e quadrigd legerem. Nam pro- 
pius ad Godiois lectionem accedit , quae ubi fieri potest reli- 
gi'ose seryanda est , et vox quadriga singulari numéro , quid- 
qmd contra Cassar preceperit, ut rtfert Gellius, lib. XIX, 
Noct. Actic, c. 8 , recepta est, et non raro usurpata a Varrone , 
eodem Gellio teste, a Propertio , II , Eleg. a5, y. 39; III, 
Eleg. 7, y. 17. Gratio Cyneg., y. aa8. Plinio, lib. VII, Hist. 
nat., c. ai. Martiali, lib. VI, Epigr. 46. Suetonio in Vitell. , 
c. 17, aliisque multis. 

(a) Certam . . . Nempe certamina, quod quisque yidet. Vox 
autem ex preprietate usurpatur. Virgilius profecto , lib. V, 
Aen., y. 144. 

Non tamprœcipites biiugi certamine campum 
• Corripuere, ruuntque effu&i carcere currus. 

dvidius, V, Met., v. 177. Inire certamina disci. Suetonius in 
Nerone, c. ia. Institua quinquennale certamen. .. triplex mu- 
sicum, gymnicum, équestre. 0 

(3) M .» . ursu. Scilicet me cursu, quod certum est. Virgi- 
lius , IV, Aen. , y. i55. 

Atpuer Ascanius mediis in vallibus acri 

Gaudet equo, iamque hos cursu, iampr estent illos. 



Et V, t. 5*9. 

Vade âge, et Ascanio , m iam puérile paratum 
Agmen habet secum, cursusque instruxit equorum. 

(4) F • • • s, Nempe /uris, quo nîhil potius fragmentas , loco , 
et sententiae congruit. Abactor autem est fur iumentorum ; 
quin h«c vox magis etiam ad contumeliam dicitur , un de servi 
appellati f tires Terentio Ennuch., IV, 7 , 6 , et Virgilio , Ecl. III, 
t. 16, et Meretrices Plauto in Pœnul., V, 4» €5. 

(5) .ttraxit. Nempe attraxit, «quod genuinum est. Mar- 
tialis, VI, Ep. 66. 

Attraxit prope se manu negantem. 



Digitized by Google 



l&Sà FA VOLE DI FEDRO. 



FAVOLA XXI. 

l' ORSO AFFAMATO. 

Lafamz aguzza l'ingegno agli animait. 

Se del cibo talor prova '1 difetto 
L' orso ne le foreste , al lido corre 
Di scogli circondato, ad una roccia 
Sospendesi , ed immerge a poco a poco 
Entro de Y onde le vellute zarape. 
Tosto che i granchj a' suoi velli s'attaccano, 
Sen riede a terra, la marina preda 
Scuote , e de Y esca pascesi che ad esso 
Offre F astuzia sua. La famé adunque 
L'ingegno aguzza de lo stolto ancôra. 



XXI. l'ours affamé. 

La faim aiguise l'esprit aux animaux. 

3* parfois la nourriture manque à Tours dans les 
forêts, il court à un rivage bordé d'écueils, se 



Digitized by 



GoogI 



PHAEDRI FABELLAE. 



l63 



FABULA XXL 

URSUS ESURIENS. 

Famem acuere animantibus ingenium. 

Si quando in silvis Urso desuut copias, 
Scopulosum ad littus currit, et pendens petr^* 0 
Pilosa crura sensim dimittit (a) yado ; 
Quorum inter villos simul haeserunt cancn ,(î) , 
în tçryam ^rripieps excuti t pradam maris» 
Escâque fruitur passim collecta vafer < 4) . 
Ergo etiam stulto (5) acuit ingen^mi fameç. 



pend à un quartier de rocher, plonge peu -à-peu 
dans l'eau ses pattes yelueis : aussitôt que quelques 
cancres se sont attachés à sa fourrure, il regagne la 
terre, secoue sa proie marine, et se repaît de la nour- 
riture que sa ruse lui a procurée. La faim aiguise 
donc l'esprit, même aux sots. 



Digitized by Google 



AD FABULAM XXI 



NOTAE. 

(i) Piidcnf petr. Léger em prendeju petram. Petra est sco- 
pulus maris, unde Aactor litus scopulosum appellavit. Hec 
Festus: Petrarum gênera sunt duo, quorum alterum naturale 
saxum prominens in mare, cuius Ennius meminit lib. XI. Al te 
delata , petrisque ingentibu' tecta. Et Ldvius in Centauris : ubi 
ego saepe pétris : Alterum manufactura^ ut docet Aelius Gallus. 
Prendere vcro est complecti*, brachus cingere, et veluti ma- 
nibus comprehendere. Cicero , I, Acad. Quaest., c. n. Similem 
iis rébus, quœ manibus prenderentur. Virgilius , II , Aen. , 
y. 444 et 5oi ; III , v. 6*4 , dextrd prendere. Id autem de Urso 
recte u&urpari potest , quam pedibus anterioribus , perinde ac 
brachris manibusque multâ sollertiâ utatur, quamobrem eos 
rerera manu's Plinius appellavit lib. VIII, c. 36. Prftter pro- 
positam vero lectionem , quum ptidens esse posset pendens , et 
nullum restaret ycstigium ts m, incolumi, ut ita dicam,a, 
esset alia buiusmodi : pendens petrd, quam commendaret ele- 
• gans verbi pot estas, quam Virgilius, Aen., I, v. 100; V, 
v. 147 ; X , v. 586, ot praesertim Eclbg. I, v. 77, de Capellis 
loquens sic expresjiit : 

Non ego vos posthac, viridi proiectus in antro, 

Dumosâ pendere procul de rupe videbo. 

Tnm Ovidius, Virgilium fortasse imitatus, lib. I de Pont., 
Epist. IX , v. 5i. 

Jpse ego pendentes , licwt modo , rupe capellas 
Ipse velim baculo pascere nixus oves. 

Èt propius etiam ille Aen. , VIII, y. 668. 

Et te Catilina , minaci 

Pendentem scopulo. ... 

Sed haec speciosa potius est hectîo, quam yera; Nec dubitari 
potest, quin illa saltem ait yerisimilior ; Nam prœterquamquod 



Digitized by 



Google 



NOTAE. l65 
m lineolà notari potuît , ut sœpius fit , et pndens est potius 
prendens quampendens, certe quidem ut Ursus demittere pedes 
in vadum potuisset, necesse erat , ut prehenderet petram, 

(*) Dimittit. Sic scriptum in Codice, et defendi fartasse 
potest, tum quod dimitto ipsum démit to est origine sua , tum 
quod, ut nonnulli legant , Ovidius, I, Metam., v. a6i , et II, 
y. 3io. Dimittere Cœlo nimbos, vel imbres dixit. Attamen 
quùm emendatio plane sit lenissima , non dubitarem légère 
demitùt, quod longe frequentius ac elegantius ad eam senten- 
tiam usurpatur. Cicero, II, Philipp. , c. 18. Demittere aUquem 
per tegulas. Virgilius, I, Aen. , y. 565. 

Tum breviter Dido vultum demissa profatur. 

Et VII, y. a 7 8. 

Aureapectoribus demissa monilia pendent. 

Celsus , lib. I, c. 3. Demittere se in acjuam calidam. Et pl lires 
alii similia. 

(3) Cane . » Ex hoc fragmento , atque ex yestigiis reliqua- 
rum literarum, exploratum est % Codice scriptum fuisse Can- 
cri, quod profecto sententiae fabellae est plane opportunum. 
Nam rêvera cancri vadosa loca colunt, unde Ovidius, Met. , XV, 
y. 369, littoreos appellavit, ursosque porro aiunt rêvera ad 
eos captandos operam interdum dare. V. Plinium , X , Hist. 
nat., c. 93. Verum tamen eâ voce metrum non servatur, quum 
versiculus sit syllabâ truncus, et spondaeo terminetur. Si scri- 
bitor : 

t Quorum inter viflos hœserunt cancri simul ; 

metrum commode procedit , sed sententia corrumpitur, quum 
simul hic sit unà, ,coniunctim, et in fabellâ sit. simul ac. Si 
legitur: 

Quorum inter villos cancri simul ac hœserunt. 

nimium a Codicis fide recedjmus. Quamobrem longe satius 
est , si levissimà immutatione , loco r* cancri reponatur can- 




Î66 AD FABÛLAM XXI 

ceres , quod metrum optimum restituit , et ipsam potestatem 
et significationem serrât. Equidem fateor non occurrisse adhuc 
mihi exemplum , quo cancer, ut genus piscis in tertiâ déclina- 
tione, quam Grammatici vocant, usurparetur: Sed nullum 
omnino pênes universos Scriptores fuisse , nec extare saltem 
ex receptâ analogiâ potuisse nullo pacto dixerim. Nam si 
cancer ut sidus , et morbus in tertiâ declinatione usurpatus 
est a Lucretio , V, t. 616 ; Gatone de R. R., c. i5y ; Celso, 
lib. IV, c. i5 ; Arnobio, lib. I, p. 3o , et aliis pluribus , cnr 
ttSurpari nequit , quum genus piscis significat , si nomen idem 
plane est origine atque etymo , si prima eins potestas animalia 
fuit, porro sideris, et morbi, si analogiâ probatur, et défen- 
deur ? Accederet quidem magis ad Godicis lectionem canceri, 
quod non dubito, quin vetustis temporibus rite usurparetur, 
un de canceris, cancerem, etc., manserunt, et quod nescio 
quomodo magis iudicio aurium probari videtur , sed quâ au- 
ctoritate defendi possit plane nescio : et si cammarità propo- 
situm faceret, nimis a rat cancri discrepat. 

(4) Vafer. Ego potius unius tantummodo littéral» transpo- 
sitione légère mallem vafrefhf&ta si vox ad fruitur refertur 
est plane frigida, si ad collecté opportuna. Tum non agitur 
in fabellâ de Ursi vaifritie et solertiâ, sed de quadam re ab eo 
solerter et vafre factâ. Quin Ursus Auctori nostro est imbe- 
cillum et stultum animal , ideoque dici ab eo non potuit va/et, 
quod vocabulum naturâ sagacem ac prudentem , habituque 
solertem significat. Atqui contra nil obstat quominus stultus 
aliquando nonnulla vafre ac solerter cogitare ac facere posset. 
Nam Latinis stultus dicitur, qui quamvis passim non videat , 
qua? alii facile norunt, ea vero adhibito ingenio probe intel- 
ligat. Valerius autem Mâximus,lib. VII, Exempt., c. 3, n. a, 
de L. Iunio Bruto loquens , qui se stultum finxerat : quod, ait, 
mm vafre telluri impressum osculum urbi liber tatem... tribuit. 

(5) Stidto. Legendum est stultis. Nam secus metrum cor- 
rumpitur. Et quum yersiculus loco epimythii sit , reçte casus 
amplioris potestatis usurpatur. Sed quidquid sit , patet inde 
Auctorem traduxisse Ursum ut imbecillum et stultum animal. 



Digitized by 



Google 



KOTAE. 



167 



Attamen si ad ea animadvertimus , quae nos îpsi ab eis edi 
videmus , atque ad alia mnlta, quae a Plinio, lib. VIII , c. 36. 
Aeliano de Nat. Animal. , VII , c. 9. Cunrado GesneVd ifi* Hist. 
animal, de quadrup., I, lit. D. Gaspare Scbotto in Physic. 
Curios., lib. VIII, c. 76. Buffono , Histoir. nat. , tom. VIII , 
edit. Paris., 1760, et ceteris refera ntur ; videtur potius eum 
inter solertia animalia accensendum fuisse. Quamobrem suspi- 
cari quis posset vel eam lectionem paru m rectam esse, vel 
Auctorem parum accurate tcripsisse. Sed neutrura dicendum 
yidetur. Non primum , quia vox omnino perspicue in Codice 
legitur , et si immutatur totum fabellae pretium , totaque ratio 
concidit. Tum ne alterum quidem. Nam quamvis multa refera 
solerter ac ingeniose peragant ursi , infirmissimo tamen sunt 
capite, quod iam Plinio , loc. cit. , et XI , c. 3y. Isidoro , 1. XII, 
Etymol., c. 5, p. i5, aliisque Veteribus observatum fuit, 
neque semper sibi ex aequo constant , ita ut contraria interdinn 
et pugnantia edaut. Quin idem Plinius eos etiam stuUos vocat, 
lib. VIII , c. 54 » scribens : Nec alteri anima li stuhitia sotertior. 
Quae lectionem nostram plane probant. Tum Pierius Valéria- 
nus, lib. XI, Hieroglyph , c. 44 9 ursum statuit symbolum 
Principis imbecillis. * 





i68 



FAVOLE DI FEDRO. 



FAVOLA XXII. 

IL VIAffDAlTTE Eî> IL CORVO. 

Sovente sogliqno gli uomini essere ingannati 
dalle parole. 

Attr averso de i campi un certo andando 
Per calle inusitato, salve, udissi - 
Dire , ed alquanto soffermato il passo, 
Non esser ivi alcun s'accorse appena, 
Che riprese il cammin. D' occulta parte 
Lo stesso suon risalutarlo ascolta. 
Da tal voce ospitale assicurato, 



XXII. le voyageur et le corbeau. 

Souvent les hommes sont trompés par les mots. 

TJn homme cheminait à travers champs : Bonjour, 
lui dit une voix. Il s'arrête un instant, et ne voyant 



Digitized by Google 



PHAEDRI FABELLAE. 169 

FABULA XXIL 

VIATOR ET CORVUS. 

Verbis sœpenumero homines decipi 
solere. 

Quidam per agros devium carpens «fer (l) , 
Ave exaudivit, et moratus paullulum, 
Adesse ut vidit neminem, cepit gradum®. 
Iterum salutat, idem ex occulto sonat: 
Voce hospitali co/*ft>matus re&titit®, 
Ut , quisquis esset , par officium recipe/^ 4 *, 
Quum circumspectans errore haesisset diu , 



personne, il reprend son chemin. Le même salut, le 
même son se fait encore entendre d'un endroit ca- 
ché. Rassuré par cette voix hospitalière, il s'arrête 
pour rendre, à qui que ce puisse être, la politesse 
qu'U a reçue. Retenu par pette illusion il regarde 




I7O FÀVOLE DI FEDRO. 

Trattiensi, onde poter con pari affetto 
Rendere a chiechesia '1 dovuto cenno. 
Poichè mirando lungamente incerto 
Restossi, e di più miglia il tempo perse , 
Gli apparve un corvo , e sopra lui volando , 
Salve, gli disse ancor. Vistala beffe, 
Che ti colga il malan, pessimo augello, 
Risposegli, che tantô rattenere 
L'accelerato mio piede sapesti. 

long-temps autour de lui : après qu'il eut perdu un 
temps qui lui aurait suffi poui faire plusieurs milles , 
un corbeau se montre, et volant au-dessus de lui, 



Digitized by Google 



PHAEDRI FABELLAE. 171 

Et perdidisset tempus aliquot mïllium (5) , 
Ostendit sese Corvus, et supervolans 
Ave usque ingessit. Tum se lusum intelligens : 
At tibi maie sit &\ inquit, aies pessime , 
Qui festinantis sic detinuisti pedes. 



répète de nouveau : Bonjour. Alors se voyant trompé : 
Maudit sois-tu , dit-il, méchant oiseau, qui, lorsque 
j'étais si pressé, as ainsi retenu mes pas. 



Digitized by Google 



AD FABULAM XXII 



NOTAE. 

(i) D . p . . . carpens . . . r. Reponerem devium carpens iter, 
quod omnibus spcctatis certum videtur. Recte etiara et dé- 
ganter scribe retur devios carpens iter, nempe per devios agros, 
quum Propertias , II , Eleg. 19, y. a , dévia rura scripserit i 
Ovidius, XVI, Epist. Her., v. 53*, devium locum^ III, ex 
Ponto, I, 27, deviam regionem; III, Metara., v. i4*> et 676, 
dévia lustra. Livius , lib. X, c. 4 1 devios saltus, et lib. XXVI , 
c. 8, ipsum devios agros. Verum tamen quum yestigia devium, 
non devios recipiant , ab illâ lectione nullo pacto recederem , 
qu« profecto «que probata ac elegans est. Suetonius in August., 
c 16. Tutn etiam per devios tramites refugientem.., interficere 
conatus est : Ët ipsum devium iter habent Cicero , XV, Famil. 
Epist. 10; IV, ad Attic, Epist. 3; I, TuscuL, c. 4- Nepog, 
XVIII ,3,5, aliique plures. 

(a) Crpitgr.... Scriberem cepit gradum, quod fragmen- 
tum, sententia, metrum, et nunuulla etiam yestigia omnino 
postulare yidentur. Capere yero gradum hic est interruptum 
iter resumere, quod aeque rectum et latinum puto , ac facere 
gradum, quod Cicero, II, de Ora t., c. Si.* Ferre gradum, quod 
Ovidius , III , Art. , V. 3o4» Acuere gradum, quod Statius , VI , 
Theb., y. 588. Addere gradum, quod Livius, XXVI , c. 9 , et 
corripere gradum quod Horatius , I , Carm. Od. 3 , y. 33 , alii- 
que usurparunt. 

(3) Co .y. . matus rest .... Nempe confirmants restitit 9 quod 
exploratum est. Terentius Andr., II, 6 , y. x. 

Dav. Hic nunc me crédit aliquam sibi fallaciam 
Portare, et ea me hic rest i tisse gratid. 

Eunuch., II, 3, v. 11. 

Cher. Ut illum DU Deœquc senium perdant, qui me hodie 
remoratus est r 
Meque adeo , qui restiterim. 




ÏÏOTAE. 1^3 

(4) Recip.... Scilicet reciperet, quod ornai a probant. Re- 
cipio est invicem, contra accipio. Cicero Verr., VII, c. la, 
receptum officium dixit. 

(5) Mill . . . Nempe millium , quod et vestigia firmant. Eâ. 
morâ viator frustra tempus insumserat , iacturam eius tem- 
porîs fecerat, quo aliquot milliarîa confecisset. MUlia autem 
pro milliàrhus probata vox est. Cicero pro Cœcin., c. a8. Is 
non est ausus dicere quot millia fundus suus abesset ab Urbe ; 
nam quùm dixisset minus abesse quinquagintatribus , populus 
cum risu acclamavU ipsa esse. Ita quoque III. Ad Attic. , 
Epistol. 3 , atque apud alios Scriptores. Praeterea perdere tem* 
pus, reclus est ac probatus loquendi modus, eiusque exempla 
abunde suppeditant Cicero, III, de Orat., c. i44* Ovidius» 
XI , Metam. , v. 286. Lucanus , III , Phars. , v. 706. Seneca in 
Agamemn., v. 519. Silius Ralicus, IV, Punie , v. 607. Statius, 
Tbeb., IX, v. 58 , atque alii. 

(6) At tibi maie sic. Scribendum yidetur. At maie tibi sic, 
Nam secus versiculi metrum non constat , neque certe aiia 
potior eius restituendi ratio adesse apparet. 



Digitized by Google 



174 



PAVOLE di fedro. 



FA VOLA XXIÏI. 

9 

IL PASTORE E LA CAPRETTA. 

Non e cosa occulta , che non si riveli. 

Ave a rotto un pastore ad una capra 
Il corno col baston ; di non scoprirlo 
Al padrone, a pregarla incominciô. 
Io tacerô , quaig^nque a torto offesa , 
Ma l'atto stesso griderà il peccato. 



XXIII. LE BERGER ET LA PETITE CHEVRE. 

Il te y a rien de si caché qui ne se découvre à ta fin. 

Un berger avait cassé d'un coup de bâton une corne 
à une chèvre; il se mit à la prier de ne pas le dé- 
noncer à son maître. Quoique injustement blessée , 
je me tairai, dit-elle; mais le fait lui-même te dé- 
noncera. 



Digitized by Google 



PHAEDRI VABELLAI. 



FABULA XXIII 

PASTOR ET CAPELLA (,) . 

Nil occultum esse quod non reveletur. 

PASTOR.Capellae cornu baculo fregerat: 
Rogare cœpit ne se Domino proderet. 
Quamvis indigne lœsa , reticebo tamen ; 
Sed res clamabit ipsa quid deliqueris. 



. AD FABULAM VIGJESIMAM TERTIAM 
NOTA. 

(i) Haec fabella occurrit etiam grsece inter eas , quae Aesopo 
tribuuntur. InSylloge Basileensi anno i78i,curatâ est nu- 
mer. i5i. 



Digitized by Google 



176 



FAVOLE DI FED RO* 



FAVQLA XXIV. 

IL SERPENTE E LA LUCERTOLA, 

Quando manca la pelle leonina, si dee vestirquella 
divolpe; cioe quando mancano leforze y deesi 
usare V astuzia. 

Pre se a caso un serpente una nimica 
Lucertola , e volendo divorarla 
Con la boeca già schinsa, essa piglio 
Uno sterpo vicino , e per tra verso 
Tenendolo con morso pertinace , 
Scaltramente frenô l'avida gola. 
La vana preda abbandonô il serpente. 



XXIV. LE SERPENT ET LE LJBZARD. 

A défaut de la peau du lion il faut revêtir celle du renard : 
je veux dire qu'il faut suppléer à la force par la ruse. 

Un serpent rencontrant un lézard, le prit, et 



Digitized by Google 



PHAEDRI FA BELL AE. 



FABULA XXIV. 

SERPENS ET LACERTA. 

Ubi Leonis pellis déficit, vulpinam insuendam 
esse : hoc est, ubi deficiunt vires , astu uten- 
dum. 

Serpens Lacertam forte adversam prenderat ; 
Quam devorare patulâ quum yellet gulâ, 
Arripuit illa prope iacentem surçulum, 
Et pertinaci morsu transversum tenens, 
Avidum solerti rictum frenavit morâ. 
Praedam demisit ore Serpens irritam. 



d une gueule béante s'apprêtait à le dévorer. Le lé- 
zard saisit aussitôt une petite branche qui était par 
terre auprès de lui , et la tenant fortement en travers 
entre ses dents, il arrêta par cet obstacle adroit la 
gueule avidement ouverte sur lui. Le serpent lâcha 
enfin cette inutile proie. 



i 7 8 



FAVOLA XXV, 

LA C»ttWA€CHIA I U MCORA. 
Moki disfidano i deboli r e ccdono aiforti. 

Un* odiosa cornacchia su una pecora 
Imposta s' era , che sul dosso avendo 
Suo malgrado portata e lungamente , 
Le disse : Se tu avessi a un can niordaoe 
Fatto tanto , n' areeti il fio pagato. 
A lei rispose la malvagia : Sprezzo 
GF inermi , e cedo a i forti : Io éo ehi deggio 
E provocare e accarezzar <xra dolo. 
Cosi prolungo assai la mia vecchiezza. 

XXV. tJL CORNEILLE BT LA BfcBBIS. 

Beaucoup de gens provoquent les plus faibles et cèdent 
aux plus forts. 

odieuse corneille s'était perchée sur une bre- 
bis, qui l'ayant portée long- temps et bien malgré 



Digitized by Google 



PHAEDRI FABELLAE. 



FABULA XXV. 



CORÏUX ET OVIS 



(0. 



Multos lacessere débiles, et cederefortibus. 

Odiosa Cornix syper Oyem consederat; 
Quam dorso quum tulisset invita et diu ; 
Id inquit , si , dentato & fecisses Cani 
Pœnas dediases: Illa contra pessima: 
Despicio inermes, ea&em® cedo fortibus, 
Scio quern ( *> lacessam cui {5) dolosa blandiar. 
Ideo senectam multam et annos (6) prorogo. 



elle sur son dos , lui dit enfin : Si tu en avais fait a^ 
tant à un chieji mordant , tu en aurais porté la peine. 
Le méchant oiseau répondit : Je méprise les faibles , je 
cède aux forts; je sais qui je doia provoquer, et qui 
je dois flatter adroitement; voilà comment je m'as- 
sure une longue vieillesse. 



1 Digitized by 



Google 



AD FABULAM XXV 



NOTAE. 



(i) Fabellam hanc ex ipsis istis vérsîculis, ut omnino vide- 
tur, interpretatam habent Romulus Rimicii lib. IV, n. 19, 
atque Anonymus antiquus Nilantii n. 55. Tum occurrit etiam 
apud Adrianum Barlandum n. 20. Petrus Burmannus autem 
ratus inde eam ad Pksedrum spectasse in senarios coercuit , 
sueeque Adpendici attexait n. 27. Neque, ut puto, iudiciom 
cum fefellit. Nam sin minus per iambossuos, qui immane 
quantum ab elegantiâ et venustate Phœdro dignâ distant , per 
istos vero quos modo ex probato Codice proferimus , fabellam 
Auctori suo restituere licebit. 

(1) X it, si Hoc loco quatuor omnino verba 

fuisse videntur. Tria priora dixeris id f inquit, si, qu« qui* 
dem , omnibus spectatis , ut satis certa haberi possunt. Quarti 
vero baud ita facilis restitutio est. Scribi posset mordaci, ira- 
cundo , aliaque buiusmodi , sed neque locus ea commode 
capit, neque addicunt vestigia. Placeret acri, juum Virgilius 9 
Georg. III , v. a65 ; Horatius , Epod. XII , v. 6 ; Ovidius , VII , 
Meta m. , y. 806 , aliique eximii Poetae canes acres dixissent , 
sed tum scribendum esset Id, inquit, acri, si tu quod nimium 
a Godicis fi de discedit. Praeterea Anonymus antiquus ad hune 
locum scribit : Cani tentationem hanc si fecisses , non ferres 



— Digitized by Google 



NOTAE. iSî 

latratum eius : ideoque duo inde ad propositum nostrum ar- 
cessiri posse yidentur , latranu\ et tentato. Sed primum quam- 
vis ad sententiam non maie faceret , loco non recte congruit. 
Alterum véro satis commode vestigiis adclicitur, ipse litera- 
rum numerus , fragmenta ru o , et ru e , ubi in yoce sunt , 
eam non leviter arguunt. Attamen quis in Auctore nostro lo- 
quendi modum, qui exsurgit, probare poterit? Equidem in 
Ayiano ferrem , qui similia habet fab. IV, y. 3 ; V, y. i5 ; VII * 
v. 7, atque ita porro , in Phaedro yero non ferrem. Quamobrem 
de istâ lectione vehementer est ambigendum , quum potissi- 
mum prima vocis litera longe potius sit d quam t. Verum 
quidni recipîamus dentaio , quod unice qua? supersunt frag- 
menta, ac yestigia recipiunt ? Nemo nescit omnem canum vim 
in dentibus esse positam , atque inde nonnulla* loquendi for- 
mulas or tas, qu as Varro II, de R. R., c.9. Horatius, IV, Carm. 
Od. 3, y. 10'; II, Epist. IV, i3o, aliique plures usurpant. 
Quamobrem mordaces bomines dentaii nonnumquam dicti 
sunt, eaque de caussa Ciceronem char ta m dentatam dixisse 
rati sunt doctissimi viri Desiderins Erasmus, Marius Nizolius, 
et Robertus Stepbanus. Quin potiori edam ratione ea voce uti 
potuit Auctor noster, quum ovis paucos dentés habeat , parum 
firmos, et quibus nullum plane laederet : ita ut quoad dentés 
ovis et canis invicem opponantur. Non abs re Ioannes Boccac- 
cius in Décanter. Giorn. VI t Not>. 3. Vi voglio ricordare essere 
la natura de* motti totale ,.ch* essi corne la pecora morde deono 
cosi mordere V uditore, e non corne 7 cane. 

(3) ..d.. Legerem eadem, quod omnia unice probant. 
Callida fuisset etiam ad rem , si Codex addixisset. Ceterum 
Phœdrus , fab. 8 , lib. III , y. 1 . 

Habebat quidam filiam turpissimam + 
Idemque insigni et pulchrâ facie filium. 

(4) Q... Scriberem quen\. Quos et sententia et locus reci- 
perent, sed illud addicunt yestigia. Phœdrus autem in similibus 




182 AD FA BU LAM XXV 

singularent numerum amat. Sic fab. i3, lib. III, y. t4» de 
Apibus et Fucis ait : » 

Apertum est qui» non possit, et qui» fecerit. 
Fabul. XIV, v. 10. , 

Cito rumpes arcum , semper si tension habueris. 
Fab. XV, t. ai. 

Facit parentem boni tas non nécessitas. 
atque ita porro. 

(5) ... Hoc loco yerbum, quod ad très fere literas abibat, 
deletum plane est. Reponerem tamen eut, quod locus ad a m us- 
ai m capit, et syntaxis probat. Scio quidem ipsum quem, nempe 
que, scribi potuisse, quura blandior nonnumquam accusativo 
copuletur ; sed ea syntaxis dubio procul receptior est , ac pro- 
batior. 

(6) Senectam annos. In isto loco yacuo duo verba 

fuisse videntur, quorum primum ab m incipiebat : alterum 
facile fuit et Tel potius in. Quamobrem non maie ad sententiam 
et metrum scriberetur : 

Ideo senectam multam et annos prorogo. 

ut senectam longam dixit Horatius , II , Carm. Od. 16 , t. 3i. 
Ovidius, VI, Metam., v. 37. Iuvenalis , Satyr. XIV, v. a5i. 
Vel etiam multos in, et legeretur : 

Ideo senectam annos in multos prorogo.* 

H«c commode quidem: Sed multam et y vel multos in haud 
videntur loco plane ad amussim congruere. Re perspectâ mihi 



Digitized by Google 



in omnium maxime convenit. Et qaidni recipiatar, si tcri- 
hatur : 

Ideo mihi senectam in annos prorogo. 
Syntaxis, puto., eltgqjbtfrr tfiam/eçîf. * ; "/ / T7 



. , i i\h '.ivl'.y.iy.: > - • - il 




l84 ?AVOLE-BI FEDRO. 



FAVOLA XXVI. 

IL SERVO E IL PADRONE. 

Non vi e supplizio pih grave del rimorso. 

IJw servo stimolato da i compagni, 

Del suo padron fece a la moglie oltraggio, 

E quegli avendol risaputo, a lui 



XXVI. l'esclave et le maître. 
i? ri est point d'injure plus pénible que le remords*. 
A l'instigation de ses compagnons, un esclave avait 



* H me semble impossible de trouver dans cette fable un 
sens qui ait quelque rapport avec le titre ; car si , en suivant 
la variante du commentateur, on suppose que l'esclave dont 
on parle est puni de son crime , ce n'est pas la voix de sa 
conscience qui peut le tourmenter en ce moment, mais bien le 
châtiment qu'il subit. 



Digitized by Google 



PHAEDRI FABELIi AE. 



l85 



FABULA XXVÎ. 

SERVUS ET DOM1KUS. 

Nuîlum maledictum esse gravius conscientid. 

Quum servus noxiâ sceleris vaultaretur {l) 
Uxorem domini quod dle^puisset sui (a) , 
Idque ille sciret, coràm® circumstantibus : 



dit des injures à la femme de son maître ; celui-ci 
Vayant appris, en présence de plusieurs spectateurs 



Jamais même en supprimant le titre , je ne vois pas non plus 
de sens ni de liaison eri'tre le commencement et la fin de cette 
fable ; il me semble même apercevoir une contradiction évi- 
dente dans ce maître qui, selon l'opinion du commentateur, 
prend d'un ton de plaisanterie l'insulte de l'esclave , et en 
même temps le punit , non par le seul reproche qu'il lui fait 



"igitized by 



Google 



i86 



PÀVOLB DI FEDROu 



Disse de i circostanti a la presenza : 
Eh bene ! ti compiaci orra di te , - 
Poichè tu piaci a chi piacer non dei ? 
Ma questo non sarà impuhemente , 
Poichè non piaci a chi tu dei piacere. 



lui parla de la sorte: Eh bien! es-tu content main- 
tenant que tu as satisfait ceux que tu ne devais pas 

dans les deux derniers vers , mais par un supplice sans doute 
proportionné à son crime , ainsi que l'indiqte le premier vers : 

Quum servus sceleris multaretur noxiâ. 
Le savant Visconti , que j'ai consulté sur ce sujet , ne trou- 
vant dans cette fable pas plus de sens que moi , est d'avis que 
le premier vers a été mal réintégré , et pense que le sens en 
doit être que l'esclave en question avait dit du mal de la femme 
de son maître à quelques uns de ses compagnoâs. Quant aux 
deux derniers vers , ce savant propose de les écrire ainsi : 

Places tibiy inquit? quia cui non debes places; 

<ïed non impune , quia cui debcs non places (*) . 



(*) Un de nos. littérateurs les plus distingués , l'auteur de l'excellent 
ouvrage qui a pour titre : Histoire littéraire d'Italie , par P. L. Gin- 
guené , membre de l'Institut de France , consulté sur cette même ques- 
tion , a répondu par la note suivante , qu'il nous a permis d'insérer ici. 
« J'adopte volontiers la leçon que propose M. Visconti pour les deux 
« derniers vers; mais je ne pense pas, comme lui, que le premier vers 
« de la fable soit mal restitué. Le sens qu'il y désire est celui que pré- 
« sente le troisième vers bien ponctué. Je fis ainsi le second et le troi- 
«sieme: 

Uxorem domini qnoâ despuisset sut 

( Idque (île sciret) coram circumsiantibus 



Digitized by 



Google 



PHÀEDIU FABELL At. 187 

Places tibi , inquit? Nam, quumW non debes places. 
Sed non impune , quia quum {5} debes non places (6) . 



satisfaire? mais ce ne sera pas impunément, puisque 
tu as déplu à ceux à qui tu devais plaire. 

L'autorité de ce savant célèbre m'a fait adopter son opi- 
nion , et c'est d'après sa variante que j'ai fait ma traduction. 
Mais je me suis permis une supposition qui me semble parfai- 
tement d'accord avec la nouvelle variante : je suppose que 
l'esclave s'est porté à dire quelques mots injurieux a sa maî- 
tresse , à l'instigation de ses compagnons , et que c'est 4e la 
sorte qu'il a plu à ceux-ci et déplu à ses -maîtres. C'est pour 
cela que le maître ayant appris cette circonstance, il parle a 
l'esclave devant ses compagnons et autres , au moment où il va 
être puni, selon ce qui est dit dans les deux dernieA vers. 



quod despuisset coram circumstantibus ( nempe ut Mis placeret ) uxo- 
rem domini sui , idque Me sciret. 

« Dans la nouvelle leçon des deux derniers vers, j'ai peine à croire 
« que Phèdre ait mis au premier des deux qu'a, quia, eut; ce qui, 
« prononcé à la manière italienne qui est aussi la manière latine , forme 
« tout juste le chant d'une caille. On pourrait donc ne rien changer aux 
« deux derniers vers qui y sont, et traduire, Tu es content de toi, lui 
« dit-il , pareeque tu plais quand tu ne dois pas plaire; mais ce n'est 
« pas impunément, pareeque quand tu devrais plaire, tu ne plais pas. 

• Dans l'une comme dans l'antre leçon, je vois le point interrogant 
« inutile au milieu du premier des deux vers. » 




AD FABULAM XXVI 



NOTAE. 

fi) N.... s m Lectio sane quam ab- 

strusa. Nam ea verba in fabellâ defecerunt , quibus eius sen- 
tentia , atque , ut ita dîcam , spiritus pendebat. Quamobrem 
sat erit , si aliquid coniiciendo conemur. tsto igitur loco tria 
tantummodo verba scripta fuisse videntur , quorum primum 
ad «ex fere literas abibat , aecundum vero , ac tertium ad octo 
circiter supra decem. Tum iterum primum habet quamdam 
speciem ru noxiam y noxam, noxium, si lineolâ, ut par est, 
notatur m, quae supra po9tremum elementum conspicitur. Ex 
alterius superest quoddam sec , vel sce, ex tertio vero praeter 
m perspicuum, quod tamen potius ad secundum spectare 
potuit, remanet initio a vel u, tum lîneola verticalis, que / 
vel d esse potuit. His positis , si lineola illa in primo yerbo 
non fuit m, si in altero scriptum sce, atque in tértio mul, non 
absurde, ut puto, legi posset noxiâ sceleris multaretur, unde 
verbif ad metrum transpositis haberetur versiculus: 

Quum servus sceleris multaretur noxiâ. 

Qui ad sent^ntiam etiam fabellœ recte accommodari posset. 
Noxia autem pœnam etiam culpae debitam significat, quemad- 
modum Aelius Donatus ad Terentium in Phorm. , I, 4» 48 9 
observât, et pluribus Nicolaus Loensis Miscell. Epiptiill. , 
lib. VI, c. 11. Verumtamen quum lineola in primo ex Codicis 
ortljographiâ, sit m, tum aliud m ad secundum potius ver- 
bum , quam ad tertium spectet , magis fragmentis ac vestîgiis 
congruunt noxiam, secretam, admiserit, quae metrum rectum 
nulla emendatione servant, et potiorem etiam, ni fallor, sen- 
tentiam pweseferunt. Scio quidem nonnullos haud probare 
noxiam in sensu culpae , et contendere scribendum esse noxam , 
sed hi quam turpiter errarent iam innumeris fere veterum 
Scriptorum exemplis ostenderunt Barnabas Brissonius, 1. XII, 



1 



NOTÀE. 189 

de Verbor. signifie. Nicolaus Loensis, loc. cit. Francisco* 
Sanctius in Minery. , lib. IV, c. 4 » et Iacobus Perizonius in 
notis. Quin etiamsi id verum esset , res tota «que bene compo- 
neretur scribendo commîserit. Qaam eleganter autem dicatnr 
noxiam vel noxam admittere, et committere passim dooent 
testimonia Plauti in Trinum. , I, a , 6. Quintiliani, lib. V, c. 1 3. 
Ulpiani de noxal. act. leg. si (fuis, et Panel., IX, I, 1. Terentii 
in Pnorm., 1,5, 40, et in Eunucb. , V, a, y. i3 , ubi scribit: 

* ..... Ch. Unam hanc noxiam 

Mitte, si aliam umquam admisero ullam occidito. 

(a) Domini puisse t. Hoc locc septem fere littéral 

desiderantur. Priores ad gui yel quod pertinuisse videntar, 
qaamy, u sat perspicue conspiciantur.. Sed relique? Diyinarî 
abstrusum negotium est. Corripuisset servaret metrum , atqne 
ad sententiam accommodari fortasse posset , quum in obiur- 
gandi atqu* arguendi sensu sumitur, ut ab Oyidio, II, ex 
Pont , 6 , y. 5. Suetonio in Aug. , c. 53 ; in Caligul. , c 45 , atque 
aliis pluribus factum est. Etiam melius faceret ad rem, ut 
puto, concrepuisset , si probatum plane esset in pulsandi ac 
yerberandi potestate. Attamen fragmentum s , quod ante puisset 
apparet, neque boc neque illud addicere yidetur. Ideo ego 
scriptum potins arbitrarer quod despuisset, quod Aco et vesti- 
giis congruit. Veteres autem rêvera in eos despuebant, quoa 
atroci injuria affîcere volebant, quemadmodum perspicue 
constat ex Seneca in libel. qui inscribitur In Sapicnt. non cadic 
, ijiiur., c. 1 , de Ira lib. III, c. 38, de Consolât, ad Helyiam, 
c. i3 , ex Petronio Arbitro in Satur. , c. 75 et i3a , ex Apuleio 
in Apolog. S. Hieronymo Apolog. in Domnion., atque aliis plu- 
ribus. Verum est obstare metrum. Sed absurdum non puto scribî 
despuisset quod f si Phssdrus, fab. i3, lib. III, y. 4, dixit nosset 
quum. Tandem quidni potius legamus depsuisset quod, Depso 
ad obscenum sensum rite usurpari satis locuples testis est Ci- 
cero ad IX, Attic. Epist. aa. Tum Catullus Caria. 73. 

.... Patrui perdepsuit ipsam Uxorem. 



"igitized by Google 



190 AD FABDL1M XXVI 

Quod ideo magis eam lectionem firmaret, quia rulgo hi« 
legitur perdespuit. Atque bac esset noxia illa sécréta quam in 
priore versiculo legimus. Neque'mirum Dominum coràm cir» 
cumstanttbus ea de re servum arguisse, aam fieri potuit Ht 
llle certam culpam reticeret , sed etiamsi aperuisset , haud 
pauca exempla Veterum occurrunt, qui lepide potins et nr» 
hane se gesserunt uxoribns in adulterio deprehensis. Vide, si 
omnino lubeat , Valerium Maximum , Martialem , Apuleium , 
Boccacium , atque alios huiusmodi. 

(3) . . . . m, Verbum praeter elementnm^ omnino deletum. 
Reponi tamen potest coram, quod fragmento, loco, syntaxi, 
sententiseque apte congruit. 

(4) Iruj Scriberem atque interpungerem Intjidt? 

JNam, quum. Quorum quidem primum ex fragmento expia» 
ratura yidetur, cetera vero a yestigiis perspicue non addi- 
cuntur. Nam tantummodo leviter innuitur. Nam, tjuum autem 
melius loco congruunt , quam tu quum, vel aliud simile. 

(5) Qu.a ... Legerem quia quum, quorum illud omnia, 
hoc sententia tantummodo probat. 

(6) Uterque igitur yersiculus sic se babebit : 

Places tibi , in (fuit? Nam quum non dcbes places ; 
Sed na%impune, quia quum debes non places ; 

At quse eorum sententia est? Ego huiusmodi esse coniicerem. 
Dominus servum scelestum eloqueris : Placesne tibi, ait, modo 
ob patratum facinus ? Certe quidem tu quum placere tibi non 
debebas, antequam scilicet illud patrares, tum placuisti , quia 
feceris. Id tamen haud impune factum est. Nam quum tu 
placere tibi magis debuisses eo confecto, quod voluntatem 
tuam satisfecisses , et genium expleyisses, tum contra facti 
pœnitens , malaque animi conscientia actus tibi ipsi amplius 
nequaquam places. Ista autem interpretatio quanti facienda 
sit nescio , arbitror tamen Perottum eamdem vel similem te- 
nuisse, quum in argumento fabellœ scripsisset : nullum maie* 



Digitized by Google 



/ 



NOTAE. .191 
diction esse gravius conscientiâ. Quae quidem verba si ex pro- 
mythio vel epimytbio desumta fuerunt , quod valde probabile 
«st , grarius etiam nostra «onfinnatur interpretatio. Puto 
autem , horum versiculorum sententiâ exploratâ , haud diffi- 
cile deficientia yerba restitui posse. • 



Digitized by 



Google 



19 a FA VOLE DI FED no. 



faVola XXVII. 

IL LUPO E IL BIFOLCO. 

Molti sono blandi nelle parole, e nel cuore sleali. 

Fuggendo un lupo con veloce piede 
Un cacciatore , e da un bifolco visto 
Mentre si nascondeva entro una siepe, 
Per gli dei, per le tue speranze tutte 
Non mi scoprir, bifolco. V mai non feci 
Âlcun danno al tuo campo ; ed il vilîano 
Rispose : non temer, sta pur sicuro. 
£ già il cacciatore sopraggiunto : 



XXVII. LE LOUP ET LE BOUVIER. 

Plusieurs ont la douceur dans leurs paroles f et la perfidie 
dans le cœur. 

Un loup fuyant d'un pied agile un chasseur, lut 
aperçu par un bouvier au moment où il se glissait 



Digitized by Google 



P H AE DR I FABELLAE. ig3 



FABULA 

LUPUS ET BUBULCUS (,) . 

Multos verbis blandos esse, et pectote infidèles. 

\_jum venatovem^ céleri pede fugeret Lupus (3) f 
Bubulco visus veprem irreperet (4) : 
perque spes omnes tuas (5 >, 
- indices, Bubulce; Nihil umquam mali 
Huic agro feci; et Rusticus ne timeret (6 >, 
Late securus. Iamque venator sequeus: 
Quœso, Bubulce, numquid hue venit Lupus (7) ? 
Venit, sed abiit hac ad lœvam ; et dexteram 




dans un buisson : Par tous les dieux, ô bouvier! par 
toutes tes espérances , ne me décèle pas ; je n'ai ja- 
mais fait aucun dommage à ton champ. Ne crains 
rien, dit le*paysan, et tiens-toi là en toute sécurité. 
Le chasseur arrive : De grâce , demande-t-il au bouvier, 
le loup n'est-il pas venu ici? — Il y est venu , mais 



i3 



1^4 FAVOLE DI FEDRO. 

Dimmi, o bifolco,,è qui venuto il lupo? 
È venuto , ma gito egli è ?t sinistra , 
£ col cenno gli mostra intanto a destra. 
Il cennp non intese il cacciatore, 
E andossen via. Cosi '1 bifolco allora : 
Certo, o lppo, mi sei grato d'averti 
Celato in ^otal guisa. A la tua lingua 
Deggio, nol niego, render moite grazie, 
Ma i perfidi occhi tuoi possan perire. 



il est parti à gauche ; en parlant ainsi il fait de l'œil 
un signe qui veut dire à droite. Le ehasseur pressé 
ne comprenant pas le signe , s'éloigne aussitôt. Alors 
le bouvier dit au loup : Conviens que tu m'as une 



- na 

Digitized by Google 



PHAEDRI FABELIiA& ig5 

Demonstrat nutu partem. Venator citus 
Non intellexit , seque è conspectu abstulit. 
Tune sic Bubulcus : Ecquid est gratum tibi , 
Quod te celavi? Linguae prorsus non nego 
Habere atque agere me maximas gratias^, 
Verum oculis ut priveris opto perfidis. 



grande obligation de Savoir si bien caché ? J'avoue 
que je dois beaucoup à ta langue , et» lui rends les 
plus vives actions de grâces; mais périssent tes per- 
fides yeux! ' 



Digitized by Google 



AD FABULAM XXVII 



NOTAE. 

V 

f . 

(i) Legitur haec fabella apud Romulum Rimicii lib. IV, 
n. 3. Rpmuhira Nilantii , ig. 38 , et Anonymum antiqunm , 
n. 5o n pluriliu* sive verbis, siv* dicendi foroàulii de mare tx 
iambis Nos tri serra tis. Eamdem vero elegis expressit Fran- 
cisco* Phtlelpbus, quos in Dissert. I, de Auct. Fabell. nèv. 
retnlimus; tum iambico carminé Fridericus Christius, lib. II, 
Fabul. yet. Aesop. , n. 16 , et Petrus Burmannus, qui Adpen- 
dici suae n. a3', adnectens Pbaedro restituere conatus est, ad 
oaem rêvera spectare iam piidem Fridericus Nilantius ad Ro- 
mulum suum observavera*. 

(a) C torem. Scilicet Gum (quum) venatorem, quae 

.explorata lectio est. Fragmenta , vestigia , locus, sententia eam 
unarn probant. Tum vox venator alias in fabella repetitur , 
eam que perpe^uo servat Romains Nilantianus. 

(3) Le/y us. Emendandum est lupus. Nam lupus non lepus 
babent universi illi Scriptores quos adduximus , et longe faci- 
lius fieri potuit , ut uno in Codice mendum irreperet, ubt vox 
bis tantummodo legitur, quam tôt in libris, in quibus ea sav 
pisihne occurrit rejjetita. Neque porro aliud ipsa Fabella po- 
stulat. Uti enim , quae illud animal cum bubulco loquitur 
mitissimo ac timidissimo lepori convenire nequeunt , ita contra 
audaciori lupo congruùnt. Prœterea quod malum facere po- 
Jerat lepus agro, seu armerais aut gregibus rustici ? Inde vero 
error oriri potuit, quod lepores potius, quam lupos venari 
dicamur, et animal quod céleri pede fugeret lepus satius vkle- 
retur quam lupus. Obversatum fortasse est animo illud ipsiril 
Phaedri , lib. I , fab. 9 , v. 4. 

Leporem obiurgabat passer, ubt pernicitas 
Nota, inquit, illa est; tjuîdita cessaruntpedes. . 

'Attamen animadvertendum erat Venatores et lupos persequi , 



Digitized by 



et venari lupos , tum et ççieritér lupos fugere ; Ttbtattus. II , 

iWw ùrHettt ceîeres seghîot agnà IttpOs. r ^' ' ' 1 ( ' 

(4) . . reperet. Hîc nihil deest in Codice , sed duae .literae 
initio vocis positae tam confusae stint, ut nil recte Exprimant; 
Viderentur r, « r v«rum quifcl jibi'vult rcriperei? Rerèp^ pe»e^ 
S&riptores qUod ego sciàuA , non ooeufrit , et -si &c*»iiroret , 
metrumobytatet, quiftreÇipir|tossitt qui m eo versieùlu* fis** 
tylo çlauderetur. Romtfl us I}f #an*ii innu eret cfumrefbt ; »am 
sortit : ^ 700 (bubulco) fjtiitm. lupus pedhset réfugiant, 
butcus demonstravit ei quemdam locum iasn tathsimum, Sed 
jeam lecfionetn nullo pacto recip*>rem i tum qnism-Godici^ fide 
maxime recediC, tum , quod lupus non veprem , quo se abecôri* 
defet ostendi sibi a bubulco pefcebat « sed Me im èo recoptu» 
indicaf etur venatori > qui iastabat. Quamobrem satiui scribe* 
ïetur repèrent* Sed éget ^en^inom lectioitem jmtafertam*!» trrw^ 
peret, quod .mm imum a Codice abit vatque opportumseimïim* 
ni faUor, senfcaatiam pwtsefert. Syntfaxw "reré probata t»t^ 
Ag£»leius r Métaux, J>» 94* edit Paris. i688 y ôtïVitt^p. antf* 
irrçpil.cubhculum scribît 4 tum IVy p tl 118: CavevtTtiirrèpsit^ tt 
JX *|>. ^Jï , irrej&t hospitittmi Qui 11 veiro P«piniu3ïSterti*s AùeV 
twitf nostri Cere «quaBs IV, <Pheb. , t.- 386. - i > * ; . m - »- ; 

PaTrtpïhéûïnqùe'iubèsnèm^ ^ 
et lib. XI, v» 7S1, .*.,-> :•• ' 

Argas éati kosèilescfuc Afj cenas ^ 
* f ' SyualÏÏÛus irreptet? f 

^5) Versieulus est toto pede m»ti lus , sed faeilKm* , ut pute, 
restitutio est. Nam commode reçipitur inquit, et scribitur : 

Per superos , inquit : _ 

Quin quum quoddam oro, rogo, precor, sententia magis po- 
stulare videatur, rectius probatur ort> , tum quod maioris est 
potestatrs, quam cetera, ideoque opportunius, tum quod Auo- 



Digitized by 



198 AD FABULAM XXV 11 

n^tnus Nilântli perspicue scribit : Oro per omîtes spes tuas, et 
Bomulus : Obsecro ieperàmnes spes tuas. Ex quibus etiam ar- 
guitur to oro ante spes omnes verisimilius collocari, et totum 
yersiculum legi : 

Per Superos oro , perçue spes omnes tuas* 

Cette quidem oro iifritio oratiohis haud eleganter ponitur, et 
Terentras Andr. , 1 , 5 , y. 54 , Scripsit : Per hànc te dextram 
oro, et ingenium tuum; Horatius, I , Carm. Od. 8, y. a. Per 
omnes Deos te oro; Ôvidius, Epist. Her. X, v. 148. Per la? 
chrjmas oro." XIII , Metam. , y. 376. Perçue Ùeos oro. Et VI, 
▼• 499 » ipstim Per Superos oro. 

(6) Efrusticas ne timeret. Vitium aliquod iki hoc hemisti- 
cbium irrepsisse palam *st , quiim in quinta sede troch*us , in 
sexta spondœus offendatur. Si scribit iir : Et ne timeret,' Ru~ 
stitus. Et Rusdcus , ne timûerit: metrdm habetpr optimum, 
et sententiâ ; etiam ferri pbtest, quae yidetur huiusraodî : Et 
ne lupus timeret , Rusticus ait iiH : late securus. Et, si in fa- 
bellavwrposjularetur, legi poâset latêj ait, secàrus. Quamob- 
rem quuin 'tam leni et facili emendatione commoda le^tio 
yersiculo sit restituta , haud pertinaciter contendeVem eam 
adhuc corruptamesse ac vitiosam. Verumtamen fatèudum est 
potiorem ac elegantiorem senteritiam desiderari nec yidèri 
Auctdrem scripsisse, quôd bubulcus, ne lupus^timeret , ei 
dtxerit : late securus, sed dixisse potius. simpliciter : noli ti- 
jnere, late securus. Quapropter satius fartasse erit, : si repo* 
natur: Et Rusdcus ait: ne time : quae certe raelius ad propo- 
situm faciunt. Syn taxis autem probata est : PI au tus in Persa, 
IV, a, v. ao. Abi, ne iura , satis credo. Tèrentius in Andr. , V, 
a , y. 37. Ahl ne s*vi tantopere. Virgijius , VI,'Aen. , v. 8a6. 

Ne , pueri, ne tànta animis assuescite bella. 

Statius Thebaid. , IV, v. 5 1 a . 

Ne tenues annos, nubemque hancf ronds opucas 
Spernite ne , moneo* . ■ ♦ . : - 



^BRJitized by 



Google 



NOTAE. I99 

Elegantius scriberetur ne timeas, quod rêvera servat ftomulus 
Nilantii, sed quum reponendum es&èt in versiculp : Et Ule, ne, 
timeas, ait, vel Et Pastor, ne timeas , ait, quae immane quantum 
a Codicis fide - discrepant ? illis citius lectionibus adquie- 
scerem. 

(y) Lepus. Iterum lupus. > 
(8) Me maximas gratias. Çcribeadum est maximal me gra- 
tias , scilicet ob leges carminis. 



Digitized by 



Google 



\ 

$0Q - TAVOL? DI PEDRO. 

FAVOLA XXVIH. 

LA MERETRICE E IL GIOVIFE. 

Moite cose sono piacevoli, ma incomode. 

Un a perfida femina da conio 

Un giovine attraeya , e ancorchè offeso 

Spesso da moite ingiurié*, ei facilmente 

Piegavasi a le voglie di eolei* 

In cotai guisa gli parlô l'infida : 

Benchè molti m'adeschino con doni, v 

Pur tu hai appo me grazie maggiori. 

Il gàovin rimernbrando quante volte 

Essa F avea deluso : Volentieri , 

O mia luce, le disse, odo tai sensi, 

Non perché fidi, ma perché giocondi. 

XXVIII. LA COURTISANNE ET LE JEUJÏE HOMME. 

Plusieurs choses sont agréables, mats incommodes. 

Une perfide courtisanne attirait par ses caresses un 
jeune homme qui, quoique souvent blessé par plu- 
sieurs outrages, se montrait cependant faible et fa- 



Digitized by 



Google 



VHAEDRI F A. BELL A.E, SOI 




FABULA XXVIII. 

i ♦ 
MERETR IX ET IUVENIS (1> . 

Multa esse iucunda, quœ tamen sunt incommoda. 

Qudm blandiretùr Iuveni M eretrix perfida^ 
Et ille laeius multis sœpe miuriis, 
Tamen prceberet se&e îacilem mulierï 
* Sic ioîidelis^ : plures muneribus licet (4) 
<Contendani (6> , ego te plurimî fâcîo tamen. 
Iuvenis recordans cjuotiens deeeptus foret : 
Lubenter, iuquit , mea Iutl ® 7 hane vecem audio 
Non quod fideiis, sed quod iucunda est inihi. 



cittauprè» d'elle, l/infidèlé hii dit une fois : Plusieurs 
jeunes gens viennent me tenter par des présents , mais, 
c'est toi que je leur, préfère. Le jeune homme, se 
rappeBant eômbien de fois elle l'avait trompé } lui 
dit: G est avec plaisir, ma chère, que j'entends r<;es 
paroles , non qu'elles soient sincères ; > mais parce- 
qu'elles me sont agréables. ^ 



Digitized by Google 



AD FÀBULAM XXVIII 

- $ 

NOTAE.' 



(i) Hanc fabellam habet etiam uterque Romulus, eamque 
tam evidenter ex istis iambis interpretatam , ut quae în Nostro 
deficiunt, ex illis veluti postliminii iure aptissime restitui 
possint. 

(a) T t s. s. / eri. Reponerem Ta- 

men prœberet sese facilem mulieri: quae explorata videntur. 
Nam si fragmenta spectentur, si nonnulla vestigia, si locus , si 
sententia nihil potius eè lectione exsurgere inde pbsse dixeris. 
Tam vero Romulus Ri mi cii : Et Me facilem se prœbuit propter 
usum. Loquendi autem modus est elegans. Sic Cicero , I , ad 
Quinct. Fratrem Ep. i. Praebere se facilem, dixit, in hominibus 
audiendis, admiuendisque. Et Ovidius, XVI, Epist. Her. * 
v. 195. 

Da modo te facilem , nec ded ignare maritum, 
' Rare Therapnceo nota puelfu, Phrygèm. ■ 

(3) S., inf. Legerem, et interpungerem : Sic infi- 

flelis: quod ex ipsis vestigiis , ut certum haberi potesL Romulus ' 
▼ero] Nilantii : Cui iuveni illa mulier non plus quam ceteris 
fidem servavit. Et Noster paullo post : non quod fidelis. 

(4) licet. Hîc nulla apparent vestigia : 

Spectatâ taraen sententia , et loco deficientium literarum , com- 
mode reponi po^est plures muneribus, quod profacto grfvis- 

' sime Romulus ûrmat bis verbis : Deinde , ad eum sic inquit ; 
quamvis innumerabiles iuuenes multis muneribus circa me con- 
tendant ego te plus omnibus illis diligo . 

(5) dant. Nempe contendant, quod ipsum habet R07 

mulus , ut paullo superius vidimus* Martialis porro lib. VI , 
Epig. 4L * 

Muneribus copiât si quis contendere tecum. 



Digitized by 



Google 



1TOTA1*. * 2o3 

(6) ... . ux. Scilicet mea lux: quod omnibus spectatis est 
certum. Id Romulus etiam serrât , et notus est- blandientium 
lus os. V. Ovidium, I , Am. 8, t. *3 ; H? 18, y. a3 ; III , Art., 
v. 5a4« Trîstium , III, Eleg. 3 , v. 5*, etc. 

(7) Estr Non absurde omnino : Putarem tamen potius legi 
es, Etenim nec satis recte, necsatis eleganter ro fidclis, et r* 
iuçunda ad vocem referuntur, quum contra egregie plane mu- 
lierem spectarent. Sensus esset : Ego quidem , mea lux , baec 
lubenter audio, non quod tu fidelis mihi es , sed quod incunda. 
Et re quidem yera haec scrihit Romulus : Cui Me iuvenis mentor 
quotient ab ea deceptus fuerat, ita bénigne respondisse jfertur: 
El ego te, lux mea, vekementer diligo ; non, inquit , 'quod 
mihijidem servaveris, sed- quia iucundq es mihi 



Digitized by Google 



FAVOLÊ DI FED RO. 



FAVOLA XXIX. 

- M X.. 

; ! IL CASTOilO. 

s 3ïolti viverehBero , se in grazia délia vita 
facessero mencasô dette fortune. 

I l bevero , che gli attici loquaci 
Castoro anno chiamato, in cofal guisa 
Dando il moine d'un Dio a un animale, 
Ei che la copia di lor voci ostentano, 
Quando non puo sfuggir <ïa i veltri, è faïfta, 
Chi si strappi col morso i genitali , 
Inseguito sentendo esser per essi. 



XXIX. LE CASTOR. 

o 

Bien des hommes vivroient plus jpng-temps s'ils savoient 

faire peu de cas de la fortune, 
* . 

On dit que le bièvre ( que les Grecs babillards ont 
appelé castor, donnant ainsi à <un animal le nom 



PH AID&I FA BELL AI. 



FABULA XXIX. 

* 

Multi viverentj si salutis gratid parvifacerent 
fortunas. 

Canes effugere quum iajn non possit Fiber, 
Graeci loquaces quem dixerunt Castorem r 
Et indiderunt bestiae nomen dei, 
Hi (l) qui se jactant vçrborum copia : 
Abripere morsu fertur testiculos sibi, 
Quia proptçr illos sentiat se ^ j/feti. 
Divinâ quod ratione fieri non negem : 



d'un dieu , eux qui vantent si fort l'abondance* de 
leur langage ) , lorsqu'il ne peut échapper aux chiens 
qui le poursuivent, s'arrache à coups de dents les 
parties génitales , sachant que c'est pour les avoir 
qu'on le poursuit. 11 agit, sans doute en cela, par 
une sorte d'inspiration divine ; car dès que le chasseur 



Digitized by Google 



ao6 FAVOL* DI FED RO. 

ïl cbe farsi non niego per un lampo 
Di divina ragion : perciocchè appena 
Il cacciator queste sue spoglie trova, 
Cessà di perseguirlo e i £an richiama. 
Se gli uomini sapessero privarsi 
Del loro ben, quindi vivrian sicuri. 
Nullo insidie porrebbe a un corpo nudo. 

a trouvé cette dépouille , il cesse de poursuivre le 
castor et rappelle les chiens. Si les hommes pou- 
vaient se résoudre à se priver de ce qui leur appar- 
tient , ils vivraient en sûreté. Personne ne tendrait 
de pièges à un corps^tout nu. 

AD FABHLAM VIGESIMAM NONAM 

NOTAE. 

(i) . . i. Hic sententia , metrum, locus recipiunt isti. Verum 
quum priorum llterarum nul! a supersint vestigia , et latiu- 



( 




PHAEDRI FABELLAE. ÛOJ 

Venator namque simul invenit remedium, . 
Omittit ipsum persequi, et vocat canes. 
Hoc si prœstare possent homines, ut suo 
Vellent carere, tuti (3 > posthac viverent. 
Haud quisquam insidias nudo faceret corpori. 



sculum H congruere loco posait legerem'potius Hi, Scio tum 
desiderari syllkbam in yersiculo , sed hac ipsa ratione id face- 
rem. Nam quid sibi hîc vult iactare se verborum copia ? Nonne 
mens Auctoris fuit Graeculos arguere , qui tam magnifiée se de 
ubertate et copia linguae sus iactabant , quum contra ea tam 
contracta appareret, ut uno vocabulo deus et bestia significa- 
retur ? £rgo addendum plane videtur de, et scribendum : 

Ht qui se iactaht de verborurà copia. 

Sic Cicero , VI , Verr. , c 46. 

Iactare se de aliqua re dixit. 

(a) Se. Legendum sese. Nam secus versiculi metrum non 
constat. Hkc porrb , ni fallor , lenisstma emendatio est. 

(3) Çareretuû. Irrepsit mendum : de sede sua litera mota est 
Scribendum omnjno carere, tua, quae omnis ratio postulat. 



fil 



Digitized by 



Goo; 



a<>8 F A.VOLE DI FSDRO. 

/ 

FAVOLA XXX. 

LA FA RFALL A £ LA VESPA. . 

Non si dee considerare la fortuna passata, 
ma la présente. > 

XJn a farfalla a se veggendo intorno 

Una vespa volare, oh infausta sorte, 

Esclamô, tratta dal sepolcro stesso, 

Da gli avanzi del quai siam noi formate! 

Altra volta éloquente ne la pace, 

In guerra forte, in tutte l'arti destra, • 

lo più non son che un' animata polve , 



XXX.' LE PAPILLON E* LA~Gu4pE. 

On ne doit pas considérer la fortune passée, 
mais la présente. 

TT 

U n papillon voyant une guêpe voltiger devant lui: 



| «M I 1 «ft 

Digitized by Google 



PHAEDRÏ V A BELL AE. 



FABULA XXX. 



PAPILIO ET VESPA. 



Non prœteritam y sed prœsentem aspiciendam esse 
fortunam. 

Papilio Vespam yaœtervolitantem \idens (t) , 
O sortem miseram, etàuctam e h*ra\hris& 9 
Quorum ex Teliquiis animam nos zccepimus®. 
Ego loquens (4) in pace < 5) , fortis praeliis , 
Arte omni princeps antea (6 > qualis fui , y 
En cuncta levitas pu tris, et volito cinis i7 \ 
Tu qui fuisti mulus clitellarius, 



O triste sort ! s ecria-t-il ; ô malheur hérité du sépulcre 
même , des débris duquel nous avons reçu la vie ! 
Éloquent jadis dans la paix, fort dans les combats , 
habile dans tous les arts , je ne suis plus qu'un souffle 
léger et une poussière animée qui v vole; et toi, qui ne 

'4 




Digitized by 



Google 



*13 



FA VOLE- 91 FEDRO. 



Leggieramente qua e là volando. 

E tu che un mul non fusti che da soma, 

Fiedi chi piace a te col dardo acuto. 

Questa le fè di lei degna mposta 

La vespa allor : Considerar tu dei 

Quel che fummo non già , ma quel ch' or siamo. 



fus qu'un mulet , une béte de somme , tu blesses de 
ton dard aigu qui bon te semble. La guêpe lui fit cette 



Digitized by Google 



PHAEDRI FABELL1E. 111 

Quemçumque visum est laedis infixo acu/eo< 8 \ 
Et Vespa dignam moribus vpcem edidit®: 
Non qui fueriKius, sed qui nunc simus vide il0 \ 



réponse digne d'elle : Ne regarde pas çe que o$u# 
fûmes, mais ce que nous sommes à présent. 



Digitized by 



Google 



AD FABULAM XXX 

* 

NOTAE. 

(i) Pr, ... vi.... Scriberem prœtervolitantem vi- 

dens. Nam vi ac positurâ fragmentorum perpensâ , collectis 
vestigiis , numeroque vauesceiitium literarum spectato , id 
unum aptissime eisurgere visu m est. Plinius, lib. X, Hist. 
nat., c. 61. Vesperùlio volitans. Virgilius, III , Georg. , v. i47« 

Plurimus (insectorum genus) volitans cuinomen Asilo. 
Et Eclog. VI, v. 81. 

Et quibus ante 

Infelix sua te et a supervolitaverit alis. 
Tum Columella Praef. ad libros de R. R. Saltatoris aucupium 
circurrivoliLantis limina potenuomm, , 

(a) d...m . ba..t...$. Primum hîc scripta 

fuit yox sex fere literarum, quarum p ri ores in Tel m, un de 
arguitur eam fuisse ro miseram vel potius iniquam ; Tum quod- 
dam ait vel et; deinceps aliud verbum sex literarum, quarum 
prior </, postrema m fuit, ideoque illud dixeris damnum vel 
ductum : Tandem est barathfis. Nam ex illis fragmentis , ex 
nonnullis etiam vestigiis id unum exsurgere posse videtur. 
Istam autem vocem prœcedit particula de vel e, Quamobrem 
scriptum fortasse in Codice fuit : 

0 sortent iniquapi, ait, damnum de barathris: 
vel: t > 

0 sortem miseram, et ductam e barathris. 
Sed baec MS. lectio erit , non vero genuina , et sincera. Nam 
versiculus integro pede vel saltem syllabâ déficit. Ego arbitra- 
rer aliquid excidisse post barathris : Namque anapasstus est , 
quo iambi numquam clauduntur , et quamvis dici possit poste- 
riores syllabas pedi iambico , priorem dactylo quinti pedis 
inserviisse id reapse in nostro versiculo, ut patet, locum non 
babet , nec, si menti ni, elegantiores Iambi vocem anapaesticam 
in fine habuerunt , quae eo pacto divideretur : ideoque si 
licere adderet to malum, legi non absurde posset: 

0 sortem iniquam, ait, et damnum e barathris malum: 



Tel etîam : 

O sortem miser am, et ductum de barathris malum. 
Barathra autem hîc dici puto ipsos folliculôs, quibus sese in- 
du dunt papiliones, quum adhuc vermes sont : neque dubitari 
potest r quin ad hanc sententiam recte verbum usurpare liceat : 
Etenrm est maxime voXvTvjbtof, et non modo omnem foveam 
et voraginem significat, ut Suidas, Harpocration , Hesychius, 
Festus aliique scribunt , sed etiam vas ad muliebrem orna tu ni , 
quemadmodum ex Aristophane in Thesmoph. et PoUuce, 
lib. VII , c. a a , patet, nec non vas vimineum ut ex Boccacio 
in Geneal. Depr., lib. I,.c. 16, atque Aelio Antonio Nebris- 
sensi in suo Lexic. constat. Plauto vero Cure., I, a, v. 29. 
Horatio, II, Satyr. 3 , v. 66; I , Epist. i5, v. 3i. Martiali , III, 
Epigr. 80 , est etiam venter helluonis. Martiali iterum I , Ep. 81, 
utérus, muliebris, et Plauto Bacchid. , I, 3, v. 4 1 » ipsa mere- 
trix. Noster igitur quum invidiosissime loquentem papilionem 
inducerçt eleganter sane ac apposite ea voce ad propositum 
suum est usus. Aliquando Phaedrus fab. 5 , lib. IV, v. 10, mu- 
stelarum ventrem tartareum specum dixit. Quin , si verum est , 
ut profecto videtur , eos folliculôs , quibus se papiliones veluti 
mortuos condunt, dictos fuisse barathra, quod sepulchrorum 
ac tumulorum speciem hàberent, etiam ad hanc sententiam 
non' maie vocem usurpari aibitrarer. Barathron enim seu bé- 
ret kron, ut.Homero, Iliacl. 3- , v. 14 ; Odys. fit , v. 94. Q. Cala- 
bro, VI, Parai ip., v. 264 1 aliisque dicitur, prima sua origine ac 
potestate quameunque foveam, puteum, scrobem significavit , 
et eam quidem arte factam , quemadmodum Vitruvio piscina 
barathrum dicitur lib. ult. c. ult. quum a Tptxuù> voxeompo- 
sita videatur. Graeci vero vel corpora terrâ condebant, vel 
sepulchra hypogaea faciebant : et sepulcbra passim foveœ dicta 
sunt. Praeterea si berethron ab hebraico verbo ber est, Quemad- 
modum visum est Martinio , Vossio, aliisque prœstantissimis 
Etymologis, et buiusmodi vox paullum ex sermonis legibus 
deflexa, vel kat t%4%w est sepulchrum , ut plurima S. Scrip- 
tural exempla docent. V. Psalm. XXVII, v. 1; XXIX, v. 4 ; 
LXXXVIl> v. 5 , 7; CXLII, v. 7 . Isai. , XIV, v. 19; XXXVIU, 



Digitized by 



Google 



2l4 AD FA.B b LA M XXX 

t v. 18. Icrcm. Thren. , III, 53 , 55. Ezech. , XXVI , v. ao ; 
XX3fI, T. i4 » etc., fieri potuît, lit istam quoque signification 
ném apud alias gentes servaret. Et re quidem rcra in Gr«- 
corum fabula ille Cerberus canis inferorum significasse videtur 
clamorem foveœ , seu sepulcbri , quem ipsi corpore terrâ con- 
dito postremnm edebant. V. Ab. Pluche , Hist. du Ciel, lit. I, 
cbap.I, §. 18. Claudianus porro qaum Tartarum, iam aliis 
multis barathrum appellatum , barathrum ferale dixisset , ad 
mortuorum animas dubio prbcul spectavit: Nam ro ferale 
proprie vox funerum est, ùt èx Ovidio, Fast. , II, v. 34 $ V, 
v. 486 ; III, Trist. Eleg. 3 , v. 8i ; Eleg. i3, v. ai , in Ibin, 
▼. io3 , atque aliis plnribus patet. 

(3) Re m .os a Hoc loco quatuor tan- 

tummodo verba scripta fuisse videntur. In primo, quamvis 
pr«ter illud fragmentum nuH a omniho vestigia supersint , ex 
loco tamen circumstantium literarum constat sex fere elementa 
tantnmmodo desiderari. Secandum autem baud obscure est 
quid ctnctm Tel anum. Tertiùm diceres ipsum nos. Quartam 
tandem ad ooto fere literas abibat Quamobrem totum versicu- 
lum legerem : 

Quorum e± reliquiis animant nos accifrimus. 
Qua quïdém lectione ego nil loco et fragmentis congrnentius 
novi. Reliquias autem vocasset Auctor ipsa vermium corpora, 
quum sese in papiliones cohyertunt , quum cadavera potius , 
quam viventia animantia videantur. Verum est dici proprie 
reliquias , qua ex corporumcombustione supererant, sed Auc- 
tor noster fab. XIV, intégra damnatorum Cadavera reliquias 
dixit. Ovidius vero XV, Metam., v. 371 , papiliones ferales vo- 
cayit,quia scilicet veluti ex sepulcbro surgere videantur, et 
conditi ex morte iterum reliquîisqne sepulchri ad vîtam re- 
gredi. Quoad animam, quod to anam Godicis puto, inten- 
deré potuit Auctor ad Graecorum 4 /v W> <ï uo nomine ipsé 
papilio notabatur, quemadmodum ex Aristotele , lib. V, Hist. 
anim. , c. 19. Plutarcbo , II , Sympos. Probl. 3. Hesychio in voce 
fyyCfl , atque aliis patet. Tum Scboliastes Nicandri addit , quam 
p*\*if#v i8 nuncupat , eam «tate sua appellari. Ideoque 



Digitized by Google 



/ 



tfOTAE. 3! 5 

Auctoripsa voce non animam spiritumye quo papilionis corpus 
informatur notayit, sed volandi facultatem , perinde ac scrip- 
•issetc ex »e4iquiift, quai illift &epuLchcia>condidimus , nos dein^ 
ceps snmsimus volandi potestatem , qua antea carebamus , et 
volatiles facti sumus. 

(4) Ego loquèns. Sic et perfyictie In jCédîf e. Quid vero si 
legatur Ego eloquens, quod sententia potius probat ? 

(5) P . . . Reponerem pace , non quod vestigia probent , qu» 
nulla sunt t sed quod lpco a.d amussim plane , et fragmenta con- 
grnit^atque i\\uà prœliis , quod sequitur in nu ère videtur. 

(6) ..... Verbum plane deletum. Antea vero loco , métro, 
et sententia? congmeret. 

(y) Voli is. Nempe volito cinis, quod ex vestigiis 

quoque exploratum dixeris. Papilio autem se cinerem fortasse 
dicit, f uod velnti ex reliquiis>ep»lchri , de ^ue suis cineribis 
resurgeret. Cineres sjepe et eleganter Latinis sunt reliquiae de- 
functorum. Qéeèx>-p#e4^mt.Y c. S *. GieecMvù per Jratris stii 
mortui /mères» Pbaedrus , fan. 9 , Ub. DLI , v. 4, 
Et cedo invidiœ , dummodo absolvar cinis. 
Martialis, V,Epigr. i3. 

Quodque cinis j>aucis hoc mihi vita dédit. 
aliique plures similia. Sed fortasse satius ad syntaxîm volitans 
cinis, ubi cinis esset ^ukk iHeiqitf/p*]^oj*as cojispejnfiâ smnt 9 
et quo cuncta quse attingunt infiçiunf . 

(8) A eu . . . Nempe aculeo. Cicero de Finib. , V, c. 1 5. Cor- 
nibus uti videihus tioves , vespas aûftleis. 

(9) Vocem ed,., Scilicet vocem edidit, quod explorât uni 
est. Sic Ovidius, IV, Fast., v. 3 18, in Ibin , v. a*4 , edere sonos 
dixit. Tibullus , III , Eleg. 7 , v. 9. Virgilius, V, Aen. , v. 499 ; 
VII, v. 194- edere-veréa.C*09vo^ II, Tuaç. , c. ao. y «1er. Hac- 
cus, IV, Argon. , v. *4- Edere voces. 

(10) ..de. Nempe vide, quod frajpnentum, locus, sententia 
probant. Plautus Baccbid. , IV, 9, v. 118. Duce conditiones 
sunt, utram tu acçipias vide. Petronius in Satur., c. 94. Vide 
quant non conçeniat his moribus; et c. 10a. Videte numquid hoc 
placeat. 




2l6 



F1VOLE Dl EEDRO. 



FAVOLA -XXXI. 

: ' LA TERRANEOLA E LA VQLPE. 

Non si dee averfede alperverso. 

L' JLtf ètëL che appellan terraneola i rustici , 
Perche fa il nido su la terra iiicolta, 
Incontrô a caso un' empia volpe, e Tebbe 
Appena vista , che innalzossi a volo. 
Salve , le disse la crudel , di grazia 
Perche mi fuggi? quasi a me mancasse 
Di pascere nel prato a mio piacere 
Grilli , locuste e scarafaggi in copia. 



XXXI. LE TERRENIOLE ET LE RENARD. 

On ne doit pas se fier aux peivers. 

L'oiseau' que les campagnards appellent terre- 
mole, parcequ'il lait son nid dans la terre, ren- 



Digitized by 



Google 



PHAEDRI FABELLAE. 217 

\ 

FABULA XXXI. 

TERRA3VEOLA ET VULPES. 

Pravis non esse fidem adhibendam. 

Avis, quam dicunt terraneolam (,) rustici, 

In terra nidum quia compcmit scilicet , 

Forte occurrit (a) improbae vulpeculae ; 

Qua visa, pennis altius se sustulit. 

Salve, inquit illa, cur me fugisti obsecro? 

Quasi non abunde sit mihi in prato cibus : 

Grilli , scarabœi , locustarum copia (3) : 

Non est quod me/uas (4) rogo , te multuxxx diligo ( % 



contra par hasard un traître de renard; à peine 
leut-il vu qu'il s'éleva aussitôt en l'air. Salut , lui 
dit le fin renard; eh! de grâce, pourquoi me fuis- 
tu? est-ce qu'il me manque de quoi me nourrir à 
mon goût dans la prairie? grillons, escarbots, et 



aift FÀV0LE DI PEDRO. 

Da paventar tu non hai meco , io t' amo 
Pel genio astuto e per la vita ooesta. 
Affè, rispose, sermoneggi bene,^ 
Pur godo di non esserti più presse , 
Ma su ne l' aère : il mio volo proseguo , 
E ti affido cosi la vita mia. 



sauterelles à foison? Tu n'as rien à craindre, je 
t'aime beaucoup pour l'adresse de ton esprit et l'hon- 
nêteté de ta vie. — Tu parles bien , lui répond Tau- 



PHAEDRI FABELLAE. 219 

Propter asfutos mores (6) , et vitam probam. 
Respondit contra : Tu quidem (7) bene praedicas, 
Non sum tamen j>roj)ius tibi (8 \ sed sum sub dio (9 ^: 
Quin sequor et (Io) sic vitam committo meam. 



tre ; je ne suis pourtant pas auprès de toi , mais en 
plein air; je continuerai de même ; et voilà comment 
je veux te confier ma vie. 




AD FABULAM XXXI 



NOTAE. 



(l) Tcrraneolam. Huiusmodi tox vulgo in Lexicis non ap- 
parat , neque adhuc pênes aliquem Scriptorem occurrit. Unus 
terottus în Cornu copia servat, p. 6 a „edit. Aldi i5i3 , eam ex 
istafabella, ut videtur, mutuatus. Neque mirum si Scriptoris 
auctoritatem non adiiciat, quum freqnenter eam et in aliis 
praetereat. Habuit tamen ut probatum ac latinum vocabulum , 
et id t ni fallor, satis est. Certe quidem id Roberto Stephano 
docto viro satis fuit, ut ex Perotti fide novam illam vocem suo 
maxiroo Lexico adiiceret. 

(a) Forte occurrit. Scribendum videtur Forte occucurrit. 
Nam secus yersiculi metrum corrumpitur. Neque vero facilior 
via est , qua istud re&tituatur. Porro iam vidimus similem 
emendandi rationem usurpasse Richardum Bentleium, Fran- 
ciscum Harium , Vitum Iuvenatium ad eumdem loquendi 
fflodum Phœdri, Fab. 6, lib. III, y. 3. Quin hic gravior etiam 
incumbit nécessitas. 

(3) Hune yersiculum totum probatum tenerem , quum eius 
sententia optima sit, et singula verba potestate , locoque suo 
genuina yideantur. Verum quidem Ghristianum Poetam Iu- 
yencum lib. I , in Cap. Matthaei 3 , y. 3ao , primam in locusta 
corripere , quae in Nostro producenda est , ut metrum constet; 
sed tanta non est huius scriptoris auctoritas, ut aureo , argen- 
teoque latinarum literarum aevo primam rêvera in rot locusta 
correptam fuisse teneamus. Quin quum Iuvenci aetate yeteres 
metri leges passim yiolarentur, oppositum potius suspicari fas 
est. Certe quidem Iuvenalis in nomine Locustes venefîcae 
Claudii et Neronis aetate famosœ, Satyr. I, y. 71, primam 
producit : x 

Instituitque rudes melior Locusta propinqtios. 

Nec difficile est feminse ex pessiina insectorum specie ob 



Digitized by 



Google 



NOTAE. mai 

atrocitatem ingenii inditum nom en fuisse. Id for tasse Tacitus 
innuit, quum lib. XII, Annal., c. 66. Deligitur, ait, artifex 
talium , yocabulo Locusta , nuper veneficii damna ta : tum 
lib. XIII, c. i5, damnata veneficii nômine Locusta. Tandem 
Plautus in ipsa locusta volucri primam produxisse videtur, ubi 
in Menech. , V, 5 , t. a 4 > scribit : 

Medic. Die mihi hoc etiam soient libiumcjuam oculi durifieri? 
Menaech. Quid! tu me locustam censés esse homo ignavissime. 

(4) est quod m..uas. Scilicet non est quod metuas, 
quae plane certa sunt. Plautus Baccbid. , I, a, y. 59. Poenul., 
IV, a, y. 6a. Quid est tjuod metuas, Pseudul. , IV, 6, v. 4. Nihil 
est quod metuas. 

(5) Te ... . um diligo. Nempe te multum diligo, quod ex* 
ploratum yidetur. Sic Plautus in Persa, II, 5, y. a. Die me 
illam amarç multum. Horatius, Epod. XVII, y. ao, amata 
nautis multum. ^ * 

(6) .s. . tos mores. Legtttfeni astutos mores , quod fragment» 
et sententiae congruit. Assuetos etiam non maie loco recipitur, 
et SLtiu» , VII , assueto beUi mofie dixit, sed sententia , ut mibi 
yidetur , obstat. Quamobnem illud genuinum tenerem , quum 
potissimum yeluti per antitbesim sequatur vitaproba. A s tutus 
autem in bonam ssepe partem usurpatur pro solerti, ingenioso, 
prudenu, urbano. Cicero, II, Verr., c a. liafiet, ut tua istd 
ratio existimetur astuta , meum hoc consilium necessarium : et 
ibi Asconius astuta interpretatur urbano,: Quod potestate sua 
ipsum rêvera est. Tum Plinius, lib. XXXVI, c. a6. Astuta et 
ingeniosa solertia. Martial**, XII , Ep. 89. 

Excogitavit homo sagax et as tutus. 

Scribendum vero astutos propter mores. Nam secus trooheus 
in primà sede offenditur. ■ 

(7) T . . . idem. Nempe tu auidem , quod plane cerfùm est. 

(8) S p..p ... tibi. Legerem sum tamen propius 

tibi. Nihil enim fragmentis , yestigiis, loco satius congruere 
yisum est. Propius yero corn dandi casu habent Virgilius, I, 



Digitized by Google 



I 



222 AD FABULAM XXXI 

Georg., t. 355 ; IV, v. 47; Aen., VIII, v. 5S6. PKnins , 
lib. XXVII, c. 9 , aliique plures. 

(9) Sut dio. Ita quidem plane perspicue in Codice seriptum 
est, ac commodâ, ni fallor, sententià. Romani enim, Varrone 
teste lib. IV, de Lu L. <#ki» yocabanf aërem erreumiacenteni, 
et ipsum quoque Cœlum, Grœcis, nnde nomen desnmtnm, 
tov h». Terraneola autem rêvera in aëre manebat. Id porro 
apte convenire videtur boc loco, cuius bic est sensus : Ttt 
quidem bene et recte loqueris, ignosce tamen mihi ( ironicè), 
quura non sim modo prope te snper terrâ , Sed shn in aère. 
Qnamobrem istam lectionein minime sofLteitandam esse een- 
sueriin. Seip quidam nonnullos autumare primam in <#opro~ 
duci , "verum id haud est exploratum. Horatius sane pro dm et 
dium II , Garai Od. 3 , a 3 ; III, Od.ja , v. b ; I , Od. a&% v. la , 
habet divo et divum: ita Lucretius, IV, v. a 12 , et si qui in 
ClaudiajiO de Laud. Stiiîconis, hb. t. i*3 , legunt : 

et tardi flabra Bçotœ 

Sub dio Riphœa tulit, 
Stepbanus ClaTerius , Gaspar Barthius ex Codicum fide resti- 
ttottnt tèk>o. Neque urgeri potest dium et divum unum videri, 
ideoqne unam esse debere syllabarum quantitatem. Nam deus, 
dius, dies, dwus ewtoàcm plane babent originem,et diversart 
tamen sortiti sunt qnantkatem. Prœterea dium simplieiter est 
«*•# ru h*ç , quod primam Graecis anoipitem babet , et notum 
'etiam pueris est, Latinos vbcalem lkeram ante aliam vocalem 
corripere. Neque alia ex canssa fieri potuit , nt Io Inachi filfas 
nomen , quum vulgo primam producat, apnd Ovidium , qui I, 
Am. 3, v.ai ;H, 19, v. aa ; II, a, v. 45, ad eamdem qnanti- 
tatem usurpaverat, alias corripiat. Sic enim Epist. Her. XIV, 
io3. 

Quid àbi caussafugœ ? Quid Io fréta long* pererras ? 
Tum in Ibin , v. 6*4 *• 

Quem memor a sacrû mme quoauepe&t Io. 



BT OTAE. 



Sic in Diana, quaea Deiana facta videtur, eâdem fartasse ex 
caussâ prima, quae a Virgilio, Georg., I, y. 5o3, a Propertio, 
II, Eleg. a8, v. 60, aliisque producitur, passim corripitur. Sic 
in plaua cuius penultima longa est, brevis ab Horatio, II, 
Epis t. a, 69 , a CatulU), Car m. XV \ v. 7, atque aliis effertur. 

(10) Quin sequ.. 9t. Nempe qui* sequor, et, ut legendum 
■videtur. Sequor autem est etiam prosequor inceptum, pergo. 
Cicero pro Cœcin. , c. ai. Perge porro hoc idem incerdictum 
sequi. Tacitus, I, Histor., c. &5. Imita mortalibus natura pro- 
pere sequi, quœ piget inchoare. 

(11) tibi committo. Legerem sic vitam tibi com~ . 

micto. Non quod reaiigia «Ua sint , qu* lectianem probent , sed 






FAVOLE I>I FEDRO. 



FAVOLA XXXII 



EPILOGO. 



Di quelli che leggono questo libriciolo. 

Quai sien gli scherzî de la musa mia, 
Essi in maniera egual riscuoton laudi 
Da la malvagità, da la saviezza. 
Ma da costei con cor semplice , ingenuo , 
E con ira sécréta da colei. 



XXXII. ÉPILOGUE. 

De ceux qui lisent ce petit livre. 

Quels qu'ils soient ces jeux de ma muse, la mé- 
chanceté et la sagesse les louent également; mais 
celle-ci avec ingénuité, et Vautre avec une secrète 
colère. 



Digitized by 



Google 



PHAEDRI F A BELL ÀE. 



FABULA XXXII. 

EPILOGtJS. 

De Us qui legunt libeïlum. 

Hoc qualecumque est Musa quod ludit mea, 
Tîequitia pariter laudat , et frugalitas ; 
Sed haec simpliciter, illa tacite irascitur 



AD FABULAM TRIGESIMAM SECUNDAM 
NOTA. 

(x) Hos très versicnlos, qui ad longiorem Epîlogum Tel 
Prologum facillime pertinebant , hune consulto reservayimus. 
Nam satins ad finem qnam ad initinm libelli , satins post fa- 
bellas , qnam inter eas immixti collocari ridentur . 

FINIS. 

i5 




Digitized by Google 



INDEX 



PHAEDRI FABULARUM NOVARUM. 

Préface française. Pag. vij 

Fabulas ¥ . 

I. Simius et Vulpes. ' ' 3 

IL Auctor. ■ ' - 7 

III. Mercurius et duae mulieres. 19 

IV. Prometheus et Dolus. VJ / 27 

V. Auctor. . 39 

VI. Auctor. : ..... - ,4* 
VIL Auctor. , , 0 v ; . :: ' '?? 

VIII. Aesopus et scriptor. i; 1 / z^ 1 

IX. Pompeius maçnus ^.eii^ Miles. 65 

X. Iuno, Venus, et Gallina.. 

XI. Paterfamilias et Aesopus. •.. 91 
XII. Aesopus ét Victor Gymnicus. 99 

XIII. Asinus ad lyram. io3 

XIV. Muliervidua, et Miles. 107 
XV. Duo Iuvenes sponsi dives et pauper. 117 

* On n'a pas cru devoir ajouter aux titres latins des fables , 
les titres italiens et français, pour ne pas alooger inutilement 
cette table. 



Digitized by Google 



%2& JffPEXjPHAJEJDftT FABIJLARUM. 
Fabulae. 

XVI. Âesopus, et domina. Pag. 129 

XVII. Gallus lectica a felibus vectus. 139 

XVIIL Scrofa parturiens, et Lupus. i43 

XIX. Aesopus et servus profugus. 147 
XX. Equus quadrigalis in pjstrinuni ye- 

numdatus. i5pp* 

XXI. Ursus esuriens. i63 

XXII. Viator et Corvus. 169 

" XXIII. Pastor et Gapella. 175 

\XXIV. Serpens et Lacerta. 177 

- XXV. Cornix er^rô. 179 

XXVI. Servus et dominus. i85 

iXXVII. Lupu$ et Bubulcus. 193 

'XXVIII. Meretrix et Iuvenis. 201 

1 "XXIX. Fiber. ■' ' * 2o5 

XXX. Papilio et ^espa. 209 
' XXXI. Terraneola et Vulpes. .217 

XX£II. Epilogus. 225 



Digitized by Google 



Digitized by Google 



Digitized by Google